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livres

Pingouins
L.L. de Mars
Qu'est-ce qui arrive?
Mehdi Melkhi
EGG
Aurélien Maury & Gilbert Pinos
Les nuits rouges du théâtre d'épouvante
Alexandre Kha
...et tu connaîtras l'univers et les dieux
Jesse Jacobs
Diagnostics
Lucas Varela & Diego Agrimbau
Ressac
L.L. de Mars & Choi Juhyun
Tremblez enfance Z46
EMG
Paolo Pinocchio
Lucas Varela
The bus
Paul Kirchner
Le bus
Paul Kirchner
Comment Betty vint au monde
L.L. de Mars
Les monstres aux pieds d'argile
Alexandre Kha
Le dernier cosmonaute
Aurélien Maury
Blood Song
Eric Drooker
Sous le manteau
Sylvie Fontaine
Flood!
Eric Drooker
L'attrapeur d'images
Alexandre Kha
Miss Va-nu-pieds
Sylvie Fontaine
Souvenirs de poche
Alexandre Kha
Les mangeurs d'absolu
Alexandre Kha
Le poulet du dimanche
Sylvie Fontaine
Rhinocéros contre éléphant n°pi
Collectif
Lowlife
Ivan Brun
Pétula, je suis une libellule!
Claude Amauger & Samuel Petit
Perpendiculaires
Claude Amauger & Samuel Petit
Les ombres blanches
Hervé Carrier
La greffe
Hervé Carrier
Rhinocéros contre éléphant n°3
Collectif
Fourmi Sismographique
Collectif
Microbe contre virus
Collectif
Rhinocéros contre éléphant n°2
Collectif
Rhinocéros contre éléphant n°1
Collectif

Pingouins, couverture

10 x 13 cm
76 pages en couleurs et noir & blanc
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-031-9
Paru en juin 2015, disponible
9€



Pingouins

par L.L. de Mars

« Tu vois, je le regarde, je me dis qu’il va s’arrêter de briller, que la terre va geler, que nous allons tous mourir, et je m’en fous, parce qu’on a pas de patrimoine… »

Petit livre de dessins à l'humour acerbe, Pingouins brosse d'un trait vif le portrait d'une société de palmipèdes gentiment désespérés. La vacuité de la banquise est le théâtre d’inventions absurdes : du vélo à la religion en passant par l’art et les glaçons, ces oiseaux cloués au sol expérimentent joyeusement les bienfaits de la civilisation bipède. Leur recul critique est jubilatoire et étrangement subtil.

Initiée en 1996, puis publiée en deux courts volumes par treize étrange, cette série de cartoons marque les débuts de L.L. de Mars, point de départ de la trajectoire singulière d'un auteur qui n'a pas fini de nous étonner. Si la forme des Pingouins est éloignée de ses œuvres récentes, bon nombre de ses thèmes de prédilection sont déjà là : mine de rien, à travers ses Pingouins, L.L. de Mars notamment questionne l'art, les croyances ou la mort.

Une série de planches en couleurs réalisées ultérieurement pour Spirou et L’Écho des savanes est réunie dans le fascicule Histoires naturelles, joint au livre.

Une préface signée Alexis Kauffmann (fondateur de Framasoft) explique comment les Pingouins sont devenus un symbole de l'internet libre.

Pingouins, par L.L. de Mars

« Quelle sorte d'étrange rituel s'était déroulé ici, 25.000 ans auparavant ? Georges et Louis ne le sauraient sans doute jamais… »


Qu'est-ce qui arrive?, couverture

10 x 13 cm
68 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-030-2
Paru en mai 2015, disponible
9€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur


Qu'est-ce qui arrive?

par Mehdi Melkhi

Un petit homme rend visite à sa mère, il attend un moment sur le palier avant qu'un être énorme et dégoulinant lui ouvre la porte.

« Mais vous n'êtes pas du tout ma mère !
— Si, c'est moi mon chéri. Viens, prenons le thé. »

Ils s'installent et le monstre maternel raconte les étapes de sa métamorphose depuis la mort de son époux. La douleur de la perte s'est répandue hors d'elle, l'a engluée peu à peu jusqu'à devenir cette masse liquéfiée qui réapprend à vivre.

Raconté l'air de rien à l'heure du thé, Qu'est-ce qui arrive ? propose une allégorie percutante de la résilience. Avec une image par page, des dialogues brefs et des couleurs réduites à des teintes ocres et sanguines, le récit utilise à merveille ces moyens élémentaires. Réalisé à la craie sèche de manière très dynamique, ce premier album signé Mehdi Melkhi présage de grands desseins.

Qu'est-ce qui arrive?, par Mehdi Melkhi

«  Un curieux petit album que nous propose Mehdi Melkhi, très bel hommage à la mère, à cette mémoire qui se transforme. (…)  »

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FredFri, Sceneario.com


EGG, couverture

10 x 13 cm
88 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-029-6
Paru en mai 2015, disponible
10€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur


EGG

par Aurélien Maury & Gilbert Pinos

Vous avez aimé Le dernier cosmonaute d'Aurélien Maury ? Alors EGG n'est peut-être pas pour vous…

Mis au placard par une société qu'il ne comprend plus, Zak Thunder, héros de l'espace au passé glorieux, ronge son frein à bord de son vaisseau quand un mystérieux signal en provenance d'une planète inconnue vient rompre la monotonie de sa retraite. Tel un Flash Gordon sous amphétamines, Zak fonce tête baissée dans l'aventure, bravant tous les dangers malgré les incessantes mises en garde de son robot personnel Nestor. Zak va se retrouver confronté au pire, l’écosystème de la planète malmenant sa virilité au plus haut point…

Si Aurélien Maury confirme son attrait pour la science-fiction et une ligne claire élégante, il prend avec un malin plaisir le contre-pied de son précédent opus en y injectant — sous l'influence de son compère Gilbert Pinos  ? — une bonne giclée de testostérone.

Croisant de façon improbable la science-fiction métaphysique de Solaris et la brutalité de Frank Miller, EGG frise le bon goût sans jamais y tomber et apporte une touche résolument série Z au catalogue des éditions Tanibis.

EGG, par Aurélien Maury & Gilbert Pinos

«  (…) Ce petit livre dont il convient de ne pas trop dévoiler l’intrigue pour mieux l’apprécier, est une drôle de blague qui puise dans les clichés d’une science-fiction de carton pâte, pour mieux en sortir une fable drôle et cruelle. (…)  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) De la bonne science-fiction avec un soupçon de second degré permanent et salutaire !  »

Ronan Lancelot, DBD

«  Misogyne, le capitaine Zak Thunder ne comprend pas pourquoi les femmes sont au pouvoir. Raciste, il ne voit pas en quoi torturer des extra-terrestres est condamnable. Alors, lorsqu'une grosse alien en manque de calins le prive de sa virilité au cours d'une exploration spatiale, l'odieux bellâtre n'a que les "œufs" pour pleurer !  »

Casemate


Les nuits rouges du théâtre d'épouvante, couverture

23 x 31 cm
124 pages en bichromie
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-028-9
Paru en novembre 2014, disponible
20€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur


Les nuits rouges du théâtre d'épouvante

par Alexandre Kha

Trois ans après Les Monstres aux pieds d'argile, Les Nuits rouges du théâtre d’épouvante pose un nouveau jalon dans l'univers d'Alexandre Kha. Il retrace cette fois-ci l’histoire funeste de la troupe de comédiens d'un théâtre délaissé où, peu à peu, les cauchemars imaginaires de leur spectacle macabre prennent le pas sur la réalité.

Les cinq chapitres constituent autant d’histoires secondaires, tel un roman-feuilleton. Ils évoquent aussi les personnages étranges qui peuplent ces nuits rouges : un épouvantail misanthrope, persécuté par les corbeaux, un Casanova au visage vitriolé, un jeune étudiant décapité mais bavard, un loup-garou aguicheur et lunatique, de vrais et faux zombies, un soir d’Halloween, sans oublier Elena, jeune femme d’Europe de l’Est engagée dans ce théâtre pour sa faculté à exprimer la peur, sous le joug d’un metteur en scène tyrannique.

Ici, le dérisoire côtoie le tragique. Le morbide se teinte d’érotisme. Les nuits sont rouges mais le sang plutôt noir.

C’est un hommage aux fantômes du Grand-Guignol, fameux théâtre parisien. Un hommage à ce mauvais genre par excellence qui exploita les peurs naissantes d’un siècle en pleine révolution industrielle et scientifique. Loin des flots d’hémoglobine qu’un cinéma de série B déversera ensuite sur les écrans, l’art du Grand-Guignol consistait plutôt à faire monter le taux d’adrénaline du spectateur, provoquant sueurs froides et palpitations, jusqu’à l’évanouissement dans le meilleur des cas. Cette machinerie scénique, plus subtile qu’il n’y paraît avec sa panoplie d’effets spéciaux, se dérègle ici sous nos yeux dans un joyeux désordre.

Les nuits rouges du théâtre d'épouvante, par Alexandre Kha

«  (…) Un petit Rashomon noir, un grand trésor caché.  »

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Jean-Pierre Dionnet, Mauvais Genres

«  (…) De l'horreur, mais dessinée naïvement, subtilement même, on n'y s'emmerde pas.  »

Willem, Charlie Hebdo

«  (…) Avec humour et empathie pour sa bande de freaks, l'auteur invente une histoire plus émouvante que gore, où le plus sanglant est finalement la bichromie rouge et grise de l'album.  »

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Anne-Claire Norot, Les Inrocks

«  (…) Toute une galerie de marionnettes s'agite pendant 120 pages, dessinée de manière stylisée, mais très évocatrice, toujours drôle, et rehaussées d'un rouge écarlate sur des aplats noirs ou gris. Pour qui se souvient de lui, Alain Saint-Ogan n'est pas loin.  »

Jean-Pierre Andrevon, L'écran fantastique

«  (…) Alexandre Kha aime les récits fantastiques, leurs références (littéraires, cinématographiques, mythologiques) et les êtres qui les peuplent. Poétique, troublant, drôle, tendre et parfois inquiétant, son bel univers graphique et son imaginaire scénaristique sont de véritables invitations aux voyages et à la rêverie. Un subtil récit doux amer. Un auteur unique.  »

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David Fournol, Une autre histoire

«  (…) Les protagonistes semblent danser un tango funèbre, un ballet ténébreux durant lequel la désirable Elena passe de bras en bras, perdue et indécise, laissant des hommes et créatures transis et déçus dans son sillage, des êtres auxquels, par ses baisers, elle a insufflé la vie. Dans ce petit théâtre en bichromie rouge-sang, où la frontière entre la vie et la mort n’est que littérature, c’est bien à une histoire d’amour qu’on assiste. Une histoire d’amour touchante et un peu naïve, comme celle des contes de notre enfance, mais qui serait passée à la moulinette de la fiction fantastique pour adultes. Le mélange est étonnant, le livre est envoûtant.  »

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Benjamin Roure, BoDoï

«  (…) Avec toujours ce trait faussement fragile et une économie de moyens parfaitement gérée, Alexandre Kha parvient magistralement à installer une ambiance, entre rêve et cauchemar. Ses personnages, loufoques et inattendus, prennent au fil des pages une épaisseur inattendue et les récits insolites deviennent de vraies tragédies. Cette petite troupe de comédiens malgré eux dévoile une drôle de représentation où la mélancolie tutoie l’humour noir. Amour passionné et érotisme discret sont aussi de la partie mais au bout du compte, chaque personnage est renvoyé à sa propre solitude, personne n’arrivant vraiment à se dépêtrer de ses angoisses, de ses inquiétudes, de ses corbeaux. (…)  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) Le dessin, dans un style faussement enfantin, et la colorisation en dégradés de rouge et de noir servent parfaitement un récit teinté d’humour et doté d’un indéniable souffle poétique.Les nuits rouges du théâtre d’épouvante constitue au final une bande dessinée au style très personnel qui devrait plaire à tous les amateurs du genre horrifique, mais aussi séduire les lecteurs qui aiment sortir des sentiers battus.  »

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Q. Joris, BD Gest'

«  (…) Alexandre Kha est un poète. Ses images ont la couleur de la nuit et des oranges sanguines. Ému, on repense au Freaks de 1932, chef-d’œuvre du cinéma noir et blanc signé Tod Browning. Les monstres font rire, les monstres font peur. Après avoir échappé à la flicaille dans le métro parisien, Éléna tambourine sur les murs aveugles de sa condition : « On ne vit que pour mourir tous les soirs ; on devient une machine à faire peur. »  »

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Sébastien Navarro, CQFD

«  (…) Un récit très original, une belle couverture et un dessin qui sert bien son propos. Foncez.  »

Ronan Lancelot, DBD


...et tu connaîtras l'univers et les dieux, couverture

22 x 28 cm
76 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-026-5
Paru en mai 2014, disponible
18€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur


...et tu connaîtras l'univers et les dieux

par Jesse Jacobs

Lire … Et tu connaîtras l’univers et les Dieux vous apportera les réponses à des questions aussi primordiales que : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Qui a tué les dinosaures ? Quelle est la place de l’homme dans le règne animal ? Ou encore pourquoi ne faut-il pas mettre les doigts dans son nez ?

… Et tu connaîtras l’univers et les Dieux met en scène trois divinités chamailleuses qui s’amusent à créer des mondes sous le regard bienveillant de leur maître. L’un d’eux, Ablavar, crée la Terre et la peuple de curiosités esthétiques carbonées qu’il nomme «ani-maux». Zantek, lui, préfère faire mumuse avec de froides structures silicées et se pose en rival. Il entreprend alors de détruire l’expérience d’Ablavar de l’intérieur en créant… l’hu-main.

De l’évolution atomique aux balbutiements tragiques de l’humanité, en passant par quelques bastons cosmico-bibliques dignes d’un Jack Kirby, Jesse Jacobs brosse une fable cosmogonique subtile, à la fois follement ambitieuse et pleine de dérision. Sinueux et hypnotique, le graphisme de Jacobs et sa bichromie violet-bleu opposent la chaleur organique des êtres vivants à la froideur sidérale de leur créateurs.

...et tu connaîtras l'univers et les dieux, par Jesse Jacobs

Jesse Jacobs a également publié Even the Giants (AdHouse Books, 2011). Il vit et travaille au Canada.

Ouvrage traduit de l'anglais par Madani El Hariri.

«  (…) Original. Beau. À relire. Que du bonheur.  »

Ronan Lancelot, DBD

«  (…) Comme chez les maîtres de la duplicité de l’image, de la Renaissance au Surréalisme, d’Arcimboldo à Dali, l’image n’a jamais de signification unique, le passage de l’aveuglement au discernement met au jour la pluralité des sens derrière l’illusion d’un monde uniforme. Le jeu des images potentielles et des formes emboîtées est utilisé comme levier pour violenter l’unicité de la signification, l’idée selon laquelle un signe, qu’il appartienne au langage ou à la vision, ne renvoie toujours qu’à une seule même image mentale. (…)  »

Lire la chronique complète

Vincent Jung, Chro

«  (…) L’espace de Jesse Jacobs c’est à la fois un lieu vertigineux et minuscule, inquiétant et perturbant. L’ensemble forme une cohérence à la fois poétique et onirique, drôle et cruelle. Et surtout c’est un livre personnel, qui semble ne rien devoir à personne, ne marcher dans aucun chemin balisé. A l’heure des classements, des groupes, des tendances, des mots-clés, des hashtags, et des tableaux pinterest, cette œuvre si personnelle qui ne ressemble à rien d’autre et qui ne rentre dans aucune catégorie est un trésor précieux à chérir.  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) Fascinant et inventif, ce travail ne manque donc pas d’atouts et s’avère d’ailleurs parfaitement rigoureux, l’auteur bouclant la boucle et proposant une version intéressante de l’avènement de la vie sur Terre.  »

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D. Wesel, BD Gest'

«  (…) Sans en avoir l’air, Jesse Jacobs arrange une fable philosophico-biblique, se moque de l’orgueil humain et dépeint nos glorieux créateurs comme des gamins inconséquents, capables de se lancer dans des bastons mémorables ou dans les pires cruautés. Un album facétieux, plein de malice.  »

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Mikaël Demets, L'Accoudoir

«  (…) Formes visqueuses ou géométriques, couleurs mauves ou turquoises, pleines pages de silhouettes étranges et composites face à des planches fourmillant de détails ondulants et de hachures… Le parti pris graphique est aussi étonnant que le scénario, et surtout, l’un influe sur l’autre et inversement. On est d’abord dérouté par l’audace de Jesse Jacobs et son découpage saccadé. Mais rapidement, les pièces s’imbriquent et voilà un puzzle hypnotisant, métaphysique et drôle qui se dessine. Voir des dieux au design asexué presque enfantin (loin des représentations occidentales de vénérables barbus) se chamailler et engendrer une espèce humaine belliqueuse est rapidement jouissive et offre une belle et profonde fantaisie en bande dessinée. (…)  »

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Benjamin Roure, BoDoï

«  (…) J'avoue être très perplexe et un peu déboussolée par cet album.  »

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Ginevra, BD Sanctuary


Diagnostics, couverture

22 x 28 cm
72 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-025-8
Paru en novembre 2013, disponible
17€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur


Diagnostics

par Lucas Varela & Diego Agrimbau

Que se passe-t-il quand la virtuosité du dessin de Lucas Varela se mêle à l’imagination prolifique de Diego Agrimbau ?

Fruit de la rencontre de ces deux Argentins dans le cadre d’une résidence à la Maison des Auteurs d’Angoulême, Diagnostics rassemble six histoires courtes qui revisitent la tradition du récit de genre en suivant un fil conducteur singulier : la représentation de troubles mentaux à travers l'exploration des codes du neuvième art. Les protagonistes féminines de ces histoires souffrent de dérèglements sensoriels qui se voient reflètent ainsi dans le détournement des mécanismes traditionnels de la bande dessinée. Ainsi, les pouvoirs synesthésiques d’une enquêtrice lui permettent de déchiffrer les onomatopées qui flottent dans l’espace de la case, les planches de bande dessinée se révèlent de véritables prisons enfermant une jeune femme souffrant de claustrophobie tandis qu’une étudiante en lettres, frappée d’aphasie, ne comprend le discours d’autrui que lorsqu’elle le voit écrit sur un support.

Alliant avec génie narration traditionnelle et expérimentation, le polar, la science-fiction et l’étrange constituent la toile de fond sur laquelle les auteurs jouent avec les contraintes narratives. Notamment inspirés par l'étrangeté des scénarios de la série The Twilight Zone ou de la revue Eerie — Lucas Varela et Diego Agrimbau utilisent la bande dessinée comme un laboratoire, faisant leurs cobayes de ces héroïnes au bord de la folie.

Diagnostics, par Lucas Varela & Diego Agrimbau

«  (…) Dans six récits courts, tendus et au suspense terrifiant, ils mettent en scène six troubles mentaux différents en exploitant au mieux les codes de la BD (…). Avec l'ombre de Charles Burns planant au-dessus d'eux, Diego Agrimbau et Lucas Varela donnent une représentation très perturbante de ces pathologies.  »

Anne-Claire Norot, Les Inrocks

«  Parfois, au-delà de l’envie ou de la nécessité de créer une bande dessinée qui soit originale, certains auteurs ont voulu s’emparer de la grammaire du 9e art pour faire des codes de ce dernier l’un des éléments constitutifs de leur récit. Peu ont réussi à tirer de cet exercice de style une réelle création à la hauteur de leur aspiration, s’avérant au final décevante car n’ayant pas le courage ou la capacité d’aller jusqu’au bout du processus envisagé et n’engendrant donc qu’un semblant d’essai ou d’œuvre hybride là où l’on attendait une véritable expérience narrative. Avec Diagnostics, Diego Agrimbau et Lucas Varela ont réussi ce challenge, nous proposant une vraie transfiguration du langage de la bande dessinée par sa sémantique devenue personnage de l’œuvre. (…)  »

Lire la chronique complète

Cecil McKinley, BD Zoom

«  Agnosie, aphasie, prosopagnosie… Derrière ces mots un peu barbares se cachent des troubles mentaux congénitaux ou causés par un choc ou un événement particulier. En six histoires, Diego Agrimbau et Lucas Varela s’immergent dans le subconscient chaotique des victimes. Un voyage troublant, dérangeant, mais aussi captivant.(…)  »

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L. Gianati, BD Gest'

«  Au final, on referme ce bouquin le sourire aux lèvres, en se demandant si des auteurs capables de maitriser à tel point leur art – faisant preuve d’une telle dextérité technique et parvenant à la mettre au service de L'histoire ne devrait pas être classés auprès des Ruppert & Mulot, Jason Shiga, Lécroart, ou Marc-Antoine Mathieu au rang des petits génies de la narration séquentielle !  »

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PaKa, La Rubrique-à-Brac

«  Brillamment mises en scène par le dessin de Varela qui prouve une nouvelle fois son incroyable polyvalence, ces expérimentations narratives sous contraintes ne sont pas sans rappeler celles menées par l'OuBaPo. À explorer sans fin.  »

Philippe Peter, DBD

«  (…) Basées sur de vraies pathologies, divinement scénarisées, le contenu est surprenant, parfois déroutant et systématiquement intéressant et captivant.(…)  »

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Didier Bonifay, Bulle d'encre

«  Diagnostics est une expérience unique et géniale, graphique et scénaristique, mêlant réflexion sur la narration de la bande dessinée et sur l’illustration, la représentation et la perception que nous avons des choses. Expérience grandement et totalement réussie puisque Diagnostics est un petit bijou d’intelligence et de beauté.(…)  »

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David Fournol, Une autre histoire

«  Un coup d’oeil rapide suffit amplement à considérer que nous ne sommes pas en présence d’un album ordinaire. Diagnostics, c’est son nom, est constitué de six histoires courtes ayant pour thèmes des troubles mentaux comme la claustrophobie que tout le monde connaît, l’aphasie ou mutisme, l’akinétopsie qui se caractérise par un déficit de perception du mouvement ou encore la prosopagnosie qui est l’incapacité à identifier un visage connu. Si le fond n’est déjà pas courant en lui-même, c’est bien dans la forme que l’album se distingue. (…)  »

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Éric Guillaud, France3.fr

«  (…) 6 récits courts qui jouent sur la forme et sur le fond avec une maestria incroyable. (…)  »

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Marie Rameau, sur son blog personnel

«  (…) Chaque contrainte imposée fait ressortir le meilleur de Diego Agrimbau (Eden Hôtel) et Lucas Varela (Paolo Pinocchio) dans un ouvrage brillant. (…)  »

Canal BD Magazine


Ressac, couverture

24 x 23 cm
96 pages en bichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-024-1
Paru en mai 2013, disponible
20€



Ressac

par L.L. de Mars & Choi Juhyun

Basé sur la contrainte oubapienne éponyme inventée par Alex Baladi, Ressac est une expérience de lecture.

Elle se construit sous les yeux du lecteur à partir du dialogue et de l’entrelacs des strips de Choi Juhyun et de L.L. de Mars. À chaque proposition narrative répond une autre qui vient s’intercaler dans la première puis s’en détacher pour faire naître une nouvelle séquence. L’ensemble compose une vague qui monte et se retire, formant un cycle dans lequel les éléments apparus dans les premières pages rejaillissent dans les dernières. D’un bout à l’autre de ce processus s’enchaînent les épisodes selon une mécanique proche de celle du rêve.

La rencontre entre les imaginaires de L.L. de Mars et Choi Juhyun a lieu, comme naturellement, dans la thématique liquide qui parcourt ces micro-récits et les relie entre eux. L’eau sous toutes ses formes — larmes, gouttes de pluie, fleuves serpentins — mais également le sang, les humeurs, et l’encre elle-même, forment un courant qui nous mène des paysages d’Orient aux sanctuaires de la culture occidentale.

Ressac est un récit tentaculaire, en perpétuelle mutation, qui parvient à mêler le questionnement des systèmes concentrationnaires à celui de sa propre alchimie. Du mystère chrétien à l’expérimentation scientifique, de l’onirique à l’organique, un nouvel élan surgit toujours d’un détail inattendu et nous invite à aiguiser l’œil.

Ressac, par L.L. de Mars & Choi Juhyun

«  (…) L’alchimie fonctionne à plein. Graphiquement, les deux univers parviennent à communiquer et parfois à se fondre l’un dans l’autre. Juhyun Choi et L.L. de Mars exploitent tous deux les obsessions que l’on retrouve dans leurs œuvres respectives : persécutions, état de sièges, violences physiques chez la première ; symboles religieux, décomposition graphique du corps chez le second. L’absence de texte renforce le caractère gigogne des cases. La contrainte de Baladi facilite le déploiement du récit et l’emboîtement de ces deux mondes. Les vagues qui précèdent le ressac permettent aux auteurs d’enrouler leur œuvre sur elle-même, alors que l’ajout de nouvelles cases vient donner un effet de miroir à ces mouvements. La virtuosité se fait discrète et finit par s’effacer pour mieux exprimer l’imaginaire partagé des auteurs. (…)  »

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Voitachewski, Du9

«  (…) Descente cathartique aux origines, images d'un inconscient en mouvement perpétuel, définition d'une réalité psychique avec son propre mode de fonctionnement, désir profond d'un changement intérieur né d'une insatisfaction, l'onirique et muet Ressac invite à prendre le temps, à fantasmer ou rêver des mondes, à aiguiser le regard. Pour se laisser bercer, finalement, par le flot cadencé de chimères inattendues. Sans surprise, une œuvre libre et radicale pour l'impénitent L.L. de Mars et la surprenante Choi Juhyun, qui interroge la forme pour mieux faire émerger le fond. Une manière pour le lecteur de « s'immerger dans les eaux pour en ressortir sans s'y dissoudre totalement, sauf par une mort symbolique » (Chevalier, Gheerbrant). Un très beau concert à deux voix, catalyseur d'imaginaires.  »

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Olivier Hervé, Planète BD

«  (…) Proche de la mécanique du rêve, Ressac est un ovni dans le monde du 9e art. Si son approche semble délicate pour le lecteur, celui-ci comprend rapidement le mécanisme et est happé par cet album. Stimulant pour l’imagination, les multiples récits de L.L de Mars et Choi Juhyun sont convaincants. Graphiquement, il y a de nombreuses trouvailles qui pour certaines d’entre elles sont magnifiques.  »

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Damien Canteau, Case Départ

«  (…) Mais ce qui est intéressant, avant tout, dans cette démarche c'est le sentiment de totale liberté, complètement abstrait du récit, d'une quelconque chape éditoriale, des artistes qui se mettent au service du jeu, de l'acte de créer en se mettant quelque part en danger, remettant chaque fois leur travail entre les mains d'un autre et devant ensuite composer avec ce qui se présente !Les éditions Tanibis, encore une fois, démontrent, avec leurs modestes moyens, qu'il savent encourager la création pure, indépendante !  »

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Fredgri, Sceneario.com


Tremblez enfance Z46, couverture

22 x 15 cm
96 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-023-4
Paru en octobre 2012, disponible
17€



Tremblez enfance Z46

par EMG

Histoire d'amour impossible, Tremblez enfance z46 suit tour à tour Hicham, travailleur d'un pays du Nord et sa femme Wassila, restée au Sud, dans la course folle qui les sépare.

À contre-courant des guerres et des accidents qui agitent l'univers policé et pixellisé dans lequel ils évoluent, les deux amoureux s'élancent l'un vers l'autre, convergeant vers VilleFrontière, zone surveillée et dangereuse où, espèrent-ils, ils se retrouveront. Mais l'urgence de leur rendez-vous est sans cesse reportée, plongeant le lecteur dans les abysses d'un monde vectoriel, onirique et dangereux.

À raison d'une image par page, EMG démontre avec brio la beauté et l'inventivité d'une bande dessinée 100% électronique, nourrissant cette fable sur l'immigration de parti-pris radicaux et d'innombrables inventions formelles, la moindre n'étant pas son étonnante structure de livre-miroir : les deux parties du livres narrent les périples des deux protagonistes dans des temporalités inversées, la fin du récit se situant au milieu de l'ouvrage, condamnant nos personnages-rubans à ne s'éprendre qu'en rêve…

Tremblez enfance Z46, par EMG

«  (…) Livre-trajectoire, récit-piège pour ses personnages comme pour ses lecteurs nous errons dans le dédale coloré d’EMG, séduits par tant d’inventivité graphique puis inquiets soudain… Bref avertissement, le titre nous avait prévenus : « tremblez enfance » ! Quelle menace nous guette pour qu’il nous faille trembler ? Quel loup au coin du bois faut-il redouter ? Oui, ce qu’il y a en nous d’enfance s’émeut et redoute l’aridité d’une cité, livrée à des machines illettrées à l’obéissance navrante, vidée d’humains, absurdement agressive qui nous transforme en fugitifs. Mais nous pouvons toujours courir, rêver et nous transmettre de complexes et chatoyants messages. Oui, l’enfance vibre en nous et voudrait connaître la fin du message, mais il est brouillé, codé ! Z46 ?… Allo ?  »

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Sylvie Fontaine, Du9

«  (…) EMG revendique lui pleinement l’outil informatique et s’en sert avec bonheur pour produire une bande dessinée au parti-pris radical. Elle ne se veut pas une hybridation, produit mélangé, impur, de la main et de l’informatique – là repose sa véritable originalité d’un point de vue formel –, mais une recréation onirique et poétique du monde par la géométrie, faisant grand profit de la puissance de calcul de la modélisation 3D. (…)  »

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Rotomago, Unidivers

«  Avec ses grandes cases et son texte concis, EMG rend hommage aux premières bandes dessinées de l’histoire, en même temps qu’il titille l’imaginaire vidéo-ludique de ceux qui ont connu les premières consoles de salon, les antiques ordinateurs personnels et les après-midi dans les salles d’arcade. Le pari était osé, le résultat est enthousiasmant. EMG est prêt à passer au niveau suivant.  »

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Benjamin Roure, BoDoï

«  (…) Bourrée d'ingéniosité et d'ironie, voilà une BD unique qui repousse les limites du medium, en mettant face à face l'objet livre et son bourreau probable. EMG vit assurément avec son temps. Mille-feuille narratif et graphique qui prend une autre épaisseur à chaque lecture, cette bande dessinée électronique est un défi technique qui respire l'intelligence et la beauté. (…)  »

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Olivier Hervé, Planète BD

«  (…) Ingénieuse et totalement originale, la bande dessinée d’EMG, de prime abord énigmatique, est une fable émouvante et pleine d’inventivité. Une découverte que l’on doit aux éditions Tanibis, tête chercheuse inspirée.  »

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Morgan Di Salvia, Actua BD

«  (…) À raison d'une image par page, EMG nous entraîne dans une superbe fable sur l'immigration. Un album surprenant et détonnant.  »

Frédéric Bosser, DBD

«  (…) Symbolisant l’ensemble des frontières interdites depuis les débuts de l’Histoire, le mur de Tremblez Enfance concrétise la persistance de la bêtise dans un monde pourtant régi par une technologie avancée. Un paradoxe intéressant et une expérience graphique novatrice.  »

Sofie von Kelen, L'avis des bulles


Paolo Pinocchio, couverture

20 x 26 cm
84 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-021-0
Paru en juin 2012, disponible
16€



Paolo Pinocchio

par Lucas Varela

Ouvrage retenu dans la sélection officielle du festival d'Angoulême 2013.

Maudit pantin défiant les lois de l’Homme et de l’Enfer, Paolo Pinocchio promène son cynisme du royaume des morts à celui des vivants, traversant les époques et les imaginaires mythiques.

De l’enfer dantesque, à la Venise de Casanova, en passant par l’univers des contes de fées, chacune de ses aventures est l’occasion de montrer un monde grouillant de débauche où il n’est de salut pour personne. Les péripéties de Paolo Pinocchio mêlent allègrement les représentations traditionnelles du vice et de la vertu à la satire de l’époque contemporaine. Avec Paolo Pinocchio, Lucas Varela réalise sa première création d’auteur. Le dessinateur virtuose, qui collabora régulièrement avec Carlos Trillo, nous dévoile ici son propre imaginaire, grotesque et scabreux. Ce n’est sans doute pas un hasard si cette canaille est le fruit de l’imagination d’un Argentin qui a vu son pays sombrer aux mains de politiques capables de vendre père et mère pour arriver à leurs fins. À travers ce personnage, Lucas Varela prend plaisir à revisiter ses classiques : fasciné par Jérôme Bosch et héritier de la ligne claire hergéenne, il met la précision de son trait au service d’un monde visqueux et scatologique à souhait.

Ouvrage traduit de l'espagnol par Claire Latxague.

Paolo Pinocchio, par Lucas Varela

«  Malgré son apparence vicieuse, Paolo Pinocchio cherche avant tout à faire ce que bon lui semble, sans respecter les convenances ou la bienséance. Ses tours pendables joués à moins malin que lui sont avant tout destinés à combattre l'ordre établi et l'hypocrisie – il lutte par exemple contre des inquisiteurs, au fond bien plus mauvais. Plus que l'argent ou la luxure, c'est la liberté totale qu'il recherche. (…)  »

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Anne-Claire Norot, Les Inrocks

«  (…) Dans un décor qui doit autant à Hellboy qu’à Jérôme Bosch, l’Argentin arrive à trouver, entre trash, parodie et satire sociale, un ton extrêmement drôle. Les planches foisonnent de petits détails humoristiques, et le rythme des pérégrinations infernales de Pinocchio ne retombe jamais, porté par des dialogues irrésistibles. Comme dirait l’intéressé : "Punaise ! Je ne pensais pas être si bon dans le rôle du héros !"  »

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Mikaël Demets, L'accoudoir

«  Si le Pinocchio de Carlo Collodi (puis de Disney) est un charmant petit pantin de bois qui certes ment un peu mais est surtout victime de mauvaises fréquentations, le Paolo Pinocchio de Lucas Varela est tout simplement infréquentable. Menteur certes, mais aussi, pervers, cynique, violent, cruel, voleur, violeur, de mauvaise foi. Et en plus, il éclate la tête de petits poussins mignons avec un banjo. Bref, un amour de héros de bande dessinée. Surtout que son côté anar et révolté (au point de dire merde à la mort) le rende encore plus sympathique. (…)  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) La très belle ligne claire de Varela, jouant le clin d’œil aux toiles fantastiques de Bosch, nous introduit à un monde souvent surréaliste où bêtes fantastiques côtoient scènes de péchés et symbolisme inquiétant, parfait décor d’un héros qui aime se vautrer dans la débauche et les bacchanales pour mieux s’affranchir. (…)  »

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Olivier Hervé, Planète BD

«  (…) Nous avions découvert le travail de l'auteur argentin dans la collection Mirages de Delcourt avec L'Héritage du colonel, un one-shot écrit par son compatriote Carlos Trillo. Il nous dévoile cette fois d'autres facettes de son talent, mettant son dessin virtuose au service d'une narration originale et parfaitement maîtrisée.  »

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Olivier Maltret, DBD

«  (…) Le dessinateur Lucas Varela mélange les genres et les inspirations pour proposer des chapitres hallucinés où son Pinocchio est loin d'être la créature la plus insolite. Il convoque les êtres familiarisées par Brueghel l'ancien et Bosch dans un traitement graphique qui lui se rapproche d'auteurs américains comme Charles Burns, dont il partage le goût pour ce qui grouille, se tortille, ainsi de ce démon qui se transforme en tas de lombrics dès qu'il prend un coup de chaud. Là où Burns questionne l'organique de manière frontale (pour ce que j'en connais du moins), Varela choisit l'humour corrosif et la rondeur de ses traits atténue l'horreur mais souligne l'absurdité de certaines situations. Il égratigne par petites touches la société de consommation, multiplie les clins d'œil (d'Astérix à Lovecraft, c'est large !), contemple le monde et j'y vois un regard faussement nihiliste, plein de malice. Un album dont l'étrangeté me régale comme elle m'interpelle.  »

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Sébastien Naeco, Le comptoir de la BD

«  (…) Alors que son blog montre son goût pour un univers graphique US indépendant, ses histoires peuvent toucher un public plus large et se révèlent très drôles – enfin, de mon point de vue. Bien plus intéressantes que les variations un peu lourdaudes humoristiques autour de Hellboy, elles font des clins d’œil culturels de haute volée tout en cultivant un humour débilo/trash, le tout servi par un excellent dessin et de belles couleurs. Alors que la BD franco-belge semble faire du surplace, je commence à espérer en un renouveau en provenance des pays hispaniques…  »

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Li-An, Le blog de Li-An

«  (…) Excellente surprise que cet album foutraque sorti de l’imagination féconde de l’Argentin Lucas Varela (L’Héritage du colonel). Les histoires n’ont ni queue, ni tête, ni morale, mais possèdent un humour caustique tout à fait réjouissant, fait de vulgarité pour rire, de situations absurdes et de détournement d’univers picturaux classiques (Bosch, Ingres…) bien vus. (…)  »

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Benjamin Roure, BoDoï

The bus, couverture

23 x 16,5 cm
96 pages in black & white
hardcover
ISBN : 978-2-84841-022-7
Release date : march 2012, in stock
15€

  • Overview
  • Reviews
  • Extracts
  • About the artist

The bus

by Paul Kirchner

The bus comic strips were first published in 1978 in Heavy Metal magazine, where they appeared regularly for seven years.

From the simple, mundane premise of a man waiting for his bus, the strips quickly slip into a weird yet hilarious world where cities are surreal labyrinths and bewilderment is just around the corner.

Six to eight wordless panels is often all it takes Kirchner to display his sense for the bizarre. In the bus, fire hydrants come alive, buses chose to stray away from the law, the distant horizon might be just an arm’s length away and the whole world might just turn out to be a two-dimensional panel messing with our sense of depth. More bizarre yet, in 25 years since its original publication in the USA by Ballantine Books in 1987, the bus has never been republished.

This new edition contains the entire collection of strips drawn by Paul Kirchner, including a dozen previously unreleased. It also includes a new postscript and a new cover drawing by Paul Kirchner. This limited edition in English language has been printed to 150 copies simultaneously with a french-language edition.

Paul Kirchner was born in 1952 and worked as an assistant to legendary EC Comics cartoonist Wally Wood. Among his other works is the surrealistic western Dope Rider, published in High Times magazine.

«  Did everyone except me know that Éditions Tanibis was doing an edition of Paul Kirchner's the bus ? That's a big one to cross off of the "I wonder why no one has published a collected edition of that" list.  »

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Tom Spurgeon, The Comics Reporter

«  One of my absolute favorite comic strips, the bus by Paul Kirchner, appeared in the City Paper in the early 1980s. This surrealistic strip showed a commuter bus in impossible, insane, only-in-comics situations such as driving off an elevated highway and plunging towards certain doom only to stop in midair over a sign reading "bus stop." The strip has long been out of print but Tanibis Editions of France has done a lovely hardcover reprinting.  »

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Mike Rhode, Washington City Paper

«  A few weeks ago I highlighted Dope Rider, the trippy Wild West cartoon that appeared in High Times over a number of years in the 1970s and 1980s. The talented artist of those comic strips was Paul Kirchner, whose masterwork may well be a thoughtful and surreal strip about a municipal bus that appeared regularly in Heavy Metal over the same period, from 1979 to roughly 1985. That strip, the bus (always scrupulously set in lower-case), provided an ideal starting point for Kirchner’s fertile imagination, as the strip explored many variations of futility and disaster, fueled as much by The Twilight Zone and Godzilla as the paintings of Salvador Dali and M.C. Escher. (…)  »

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Martin Schneider, Dangerous Minds

«  (…) Kirchner’s experimentation is wonderful, whether in having his buses defy the laws of physics or treating them, in some cases, like other objects or even people. His unflappable protagonist fascinates us as well, both when he seems to perceive the surrealist events around him as perfectly normal or when he gives them at most a curious glance. In his wordless sequences, Kirchner is at his most effective. (…)  »

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Publishers Weekly

«  Here’s one of those things I think I saw back in the day, but never quite realised who or what it was. Put that down to many years as a teen looking at Heavy Metal in the 80s and probably not looking too closely at the surreal black and white brilliance of the bus when there were colourful, brasher, sexier things on offer. But like most things, time is a worthy filter, and given the over the top sex and fantasy of Heavy Metal or the gentler, more thoughtful and altogether stranger meanderings of Paul Kirchner‘s the bus, I know which comes out on top. (…)  »

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Richard Bruton, Forbidden Planet

«  (…) What makes these strips work — and they do work, quite well, actually — is a) Kirchner’s deadpan approach, and b) his cinematic, storyboard approach, slowly teasing the action out until the joke becomes apparent. I could easily see these strips being adapted into, say, short cartoons, though I think they work exceedingly well as comics, and I’m glad for the opportunity to be introduced to this material.  »

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Chris Mautner, Comic Book Resources

«  I forget where I first saw excerpts from Paul Kirchner's The Bus, but it was weird and impressive. The wonderfully surreal strip uses the ever-fluctuating dimensions of a city local bus to create sight gags with shrinking humans, suicidal buses and urban anomie. Imagine if the TARDIS were a non-Euclidian piece of urban transportation that would sometimes flip out and be filled with anthropomorphic flies (with way less narrative than what I described there) and you get the gist.  »

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Charles Webb, Topless Robot


Le bus, couverture

23 x 16,5 cm
96 pages en noir & blanc
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-020-3
Paru en mars 2012, disponible
15€



Le bus

par Paul Kirchner

SÉLECTION PRIX DE L'HUMOUR NOIR GRANDVILLE 2013 // SÉLECTION PATRIMOINE ANGOULÊME 2013

Initialement publiés dans Heavy Metal, la version américaine de Métal Hurlant, les strips de the bus furent pendant de nombreuses années un des piliers de la revue. À partir du plus insignifiant des quotidiens — un homme qui attend son bus — Kirchner bâtit un univers désopilant et vertigineux. En 6 ou 8 cases, sans dialogue, cette situation ordinaire bascule dans la quatrième dimension, la ville est transfigurée en un labyrinthe surréaliste. À l’instar de Little Nemo, le bus met en scène un univers de papier abyssal où l'extraordinaire peut surgir de toute part. Les bouches à incendies prennent vie ; un bus sombre dans la délinquance ; l'image est soudain rappelée à sa planitude ; l'horizon vers lequel file le bus n'est plus qu'à une portée de main… Entre exercice oulipien et flânerie ludique, ce joyau surréaliste méconnu aura attendu 25 ans cette première publication en France.

L'ouvrage rassemble l'intégralité des strips réalisés par Paul Kirchner, soit une dizaine de plus que l'édition originale publiée aux États-Unis en 1987 par Ballantine. Paul Kirchner a par ailleurs spécialement écrit une postface, réalisé une nouvelle couverture et diverses illustrations inédites. À noter enfin que parallèlement à cette version française, une édition en version originale a été réalisée

Le bus, par Paul Kirchner

« Les premiers ancêtres du bus apparaissent dans les mers plus de 500 millions d'années av. J.-C. »

Né en 1952, Paul Kirchner a longtemps été l'assistant de Wally Wood, dessinateur légendaire notamment connu pour ses publications chez EC comics. Paul Kirchner en a gardé un dessin classique et méticuleux. Il fut également l’auteur dans les années 70 du western psychédélique The Dope Rider, dont certains épisodes sont parus en France dans L'Écho des Savanes.

Ouvrage traduit de l'anglais par Patrick Marcel.

«  Étais-je le seul à ignorer que les éditions Tanibis préparaient une nouvelle édition de l’œuvre de Paul Kirchner le bus ? Un titre important à rayer de la liste des "albums dont je me demande pourquoi personne ne les a jamais réédités".  »

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Tom Spurgeon, The Comics Reporter

«  (…) Paul Kirchner invente des scénarios improbables et absurdes, joue inlassablement sur la répétition, les mises en abyme et les faux-semblants, ainsi que sur l’anthropomorphisme du bus. (…) Ce livre, précurseur du travail de Marc-Antoine Mathieu et de Greg Shaw, est à lire impérativement dans les transports en commun pour mieux s’en échapper.  »

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Anne-Claire Norot, Les Inrocks

«  (…) Si le bus garde ses minuscules, ce n’est pas pour rien ; comme Queneau dans ses Exercices de style, Kirchner choisit le véhicule même de la banalité et du quotidien pour faire dérailler la narration, au gré des métamorphoses du conducteur ou de l’engin lui-même, des changements de proportion ou d’espace, des mises en abîmes, des irruptions de l’horreur ou du glissement dans l’absurde, en s’inspirant des fantaisies su surréalisme européen comme de la paranoïa caractéristique des récits d’anticipation américains. (…)  »

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Gilles Magniont, Le Matricule des Anges

«  (…) Kirchner’s experimentation is wonderful, whether in having his buses defy the laws of physics or treating them, in some cases, like other objects or even people. His unflappable protagonist fascinates us as well, both when he seems to perceive the surrealist events around him as perfectly normal or when he gives them at most a curious glance. (…)  »

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Heidi MacDonald, Publishers Weekly

«  (…) L’humour de Kirchner, appuyé par une logique absurde, a quelque chose de fascinant. (…) Il y a dans la folie douce enveloppant chaque planche une vraie poésie, qui rapproche plus ce livre des œuvres de Winsor Mc Cay que des strips humoristiques traditionnels. Un voyage qui vaut assurément le détour.  »

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Olivier Maltret, DBD

«  (…) Paul Kirchner fait jaillir d’histoires courtes, déployées sur six à huit cases à la construction très géométrique et aux lignes graphiques très droites, des situations étranges et fantastiques, faisant de son bus le véhicule d’un humour très acide qui a conservé toute sa fraîcheur.  »

Fabrice Piault, Livres Hebdo

«  (…) À côté d’énièmes rééditions et intégrales dont on n’a plus rien à faire, le bus est de ces livres incroyables, que l’on n’attendait pas et qui pourtant aurait mérité sa place sur nos étagères depuis belle lurette. C’est grâce aux éditions Tanibis que ce petit bijou atterrit aujourd’hui dans nos contrées, dans une publication inédite et soignée. (…) Avec une intarissable créativité, Kirchner aligne des pages superbes et étonnantes, dont le côté répétitif n’est jamais lassant tant l’auteur sait se renouveler et partir dans différentes directions. Au-delà de cette imagination fertile, il y a aussi un graphisme à la hauteur des ambitions scénaristiques. Si les strips sont coincées sur une demi-page A4 à l’horizontale, il se passe dans ces cases quantité de choses et le dessin porte avec passion ces événements. Un noir et blanc assuré, froid comme peut l’être le personnage principal, mais dynamique et d’un esthétisme raffiné.  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) À la fois vintage et hors du temps, le bus se savoure l’œil amusé et la curiosité sur le qui-vive grâce à une créativité qui épate du début à la fin.  »

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Laurent Cirade, BDGest'

«  (…) Les strips de Kirchner ont la puissance des tableaux muets de Magritte, ils mettent en branle dans le cerveau du lecteur des connexions inhabituelles, le poussent à lire l’image sur deux plans à la fois, littéralement bien sûr mais à mille lieues des lois qui régissent notre univers. Les lois ici sont plutôt celles de la représentation, de l’illustration et du passage séquentiel de case en case. Car c’est de la nature même du dessin et de la bande dessinée que Paul Kirchner puise la magie des ses planches époustouflantes. (...)  »

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Nicolas Ancion, ActuaLitté

«  (…) Tout est extraordinaire, parfaitement pensé et agencé, brillant et jubilatoire. Page après page, nous sommes face à un concentré d’intelligence et de finesse. Si vous aimez l’humour absurde comme les expérimentations d’un Marc-Antoine Mathieu, n’hésitez pas, voyagez avec le bus !  »

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Boris Henry, BD Sélection


Comment Betty vint au monde, couverture

19 x 26 cm
64 pages en quadrichromie
couverture cartonnée, dos toilé
ISBN : 978-2-84841-018-0
Paru en juin 2011, disponible
18€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur


Comment Betty vint au monde

par L.L. de Mars

Autant pour l'auteur que pour le lecteur ou l'héroïne, Comment Betty vint au monde est une expérience radicale.

Fusion entre dessins classiques, peinture expressionniste et historiette pour enfants, le premier récit en couleurs de L.L. de Mars conte les aspirations d'une jeune fille à se construire elle-même. Débordants, les désirs de Betty se heurtent aux bien-pensants, famille, artistes et autre faux dieux étouffant tout embryon de création.

C'est en déconstruisant et réinventant les codes du médium que l'auteur offre à cette enfance, au lecteur et à la bande dessinée, le sérieux (et la jouissance) qu'on leur refuse. Le fil de cette quête consume les pages, mots et cases mêmes de l'histoire jusqu'à une chute inévitable. Le geste du peintre et une narration urgente se conjuguent dans une spontanéité fascinante qui fait vaciller les normes. Du déchiffrage de cette ode pamphlétaire naît une infinité de lectures et d'échos, de la Comtesse de Ségur à Jean-Michel Bertoyas, de Will Eisner à Fragonard.

L'auteur a entre autres publié M, une traversée des chants de Maldoror (6 pieds sous terre, 2005), Quelques prières d'urgence à réciter en cas de fin des temps (Les Rêveurs, 2009) et explore une quantité d'autres média avec la même énergie insatiable.

«Betty est une enfant qui incarne mon dégoût de toute posture, notamment la posture artistique, une enfant qui prend très au sérieux, autant que je le prends au sérieux, l'idée que l'art est la forme la plus accomplie de la vie, et qu'aucune forme de transaction avec l'ordre du monde ne doit affaiblir ce qu'on veut pour lui, surtout pas au nom d'une quelconque raison supérieure. »

L.L. de Mars

Comment Betty vint au monde, par L.L. de Mars

«  Tout au long de l’album, L.L. de Mars fait penser à un funambule qui ne se satisferait plus de cordes de plus en plus étroites sur des hauteurs de plus en plus élevées et qui, pour s’éprouver toujours davantage, chercherait sans cesse volontairement le déséquilibre que chaque fois, toujours presque trop tard, il réussirait à secourir, se sauvant d’une mort certaine, pour la plus grande frayeur de son lecteur, un jeu terriblement dangereux, soutenu par un texte admirable de poésie, de drôlerie et d’intelligence, qui ressemble à ses voyages dans des destinations inconnues. Ou à la prise d’une drogue hallucinogène et dangereuse.(…)  »

Philippe De Jonckheere, Le Portillon

«  (…) Drôle d’entreprise que ce saut très sûr dans l’inconnu : L.L. de Mars relègue ce qu’on nommera son devenir-Caniff (jamais aussi prégnant, peut-être, qu’en la page d’ouverture du Quelques prières d’urgence à réciter en cas de fin des temps paru chez Les Rêveurs) aux oubliettes, quand tant d’autres auraient/auront capitalisé dessus et mené avec des carrières qu’on dira brillantes. C’est qu’il faut démordre de ce qui tente (« colère lisible » pour « éditeur esthète » dira Betty) et, plus largement, se défendre de tout ce qui menace l’écoulement des possibles, la somme ouverte des devenirs. Échapper au trait qui séduit, fuir la précaution qui dissuade, pour que la bande dessinée elle-même ne devienne pas un piège à Betty. (…)  »

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Jérôme Le Glatin, Du9

«  (…) Isoler quelques phrases des bouts d'intrigue revient à faire mentir le foisonnement chaotique des planches. Propos presque illisibles, lavis qui succèdent aux gribouillis, compositions savantes et brutales, l'image et le texte semblent toujours minés, contrariés (…)  »

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Gilles Magniont, Le Matricule des Anges

«  Tout comme Docilités, mais de manière différente, Comment Betty vint au monde cherche à ralentir le lecteur. Ailleurs, les signes et le sens s’organisent de manière claire et intelligible, on les embrasse d’un coup d’œil et on avance dans les pages, souvent confortable, jamais entravé, et si l’on décide de s’arrêter, c’est avec le luxe du promeneur qui choisi de poser son regard un peu plus longtemps sur tel paysage car tel est son bon plaisir. Ici c’est différent, les pages résistent d’abord, le paysage est turbulent, mouvant, il faut s’y arrêter de force et s’atteler à la lecture, elle ne se fera pas toute seule. Cette violence faite au lecteur n’est pas gratuite, et surtout elle va de soi, car si le livre demande un effort (et déjà c’est quelque chose de rare et d’appréciable en bande dessinée), on y consent sans difficulté tellement les pages sont dès le premier regard d’une beauté plastique à l’attraction immédiate. Alors on s’y plonge, on prend son temps et ce qui au départ pouvait passer pour un bouillonnement graphique insaisissable est en fait une redéfinition de ce qu’est lire une bande dessinée. (…)  »

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Carton, Enculture

«  S'il y a un livre de L.L. de Mars dont le sens, le geste même, sera difficile à catégoriser ou situer comme objet culturel, c'est Comment Betty vint au monde. La violence de ce geste-Betty résiste à toute fixation ontologique : avec Betty, il n'y a plus d'Un, il n'y a plus d'Être, et l'existant s'éparpille dans une explosion colorée pour ne jamais se clore, s'arrêter, il se pulvérise dans l'espace ouvert de la page, du livre, du monde. (…)  »

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Docteur C, Bulledair

«  (…) Derrière ces aspects improvisés ou préparatoires, une seconde lecture non-linéaire permet de décrypter ce que je qualifierais de “libre poème en pied-de-nez virulent”. Car si le traitement de l’histoire de Betty est explosé, il est en accord avec une critique acerbe de la pression normative exercée par la société sur l’activité artistique. Pied-de-nez donc à l’éducation parentale, à la religion, à l’enseignement, aux maîtres, aux exigences éditoriales, à tous ces empêcheurs de laisser exister la libre création ! (…)  »

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Jean Alinea, Chroniques d'Asteline

«  (…) L.L de Mars, en véritable créateur, propose une expérience de lecture radicale finalement cohérente, signifiant « son dégoût de toute posture, notamment artistique », au cours de laquelle il faut accepter de faire un effort, largement récompensé in fine. Un vrai choc esthétique, un objet insaisissable et polysémique, un livre ardent et exalté, une effervescence chromatique irréductible à une modeste chronique.  »

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Olivier Hervé, Planète BD


Les monstres aux pieds d'argile, couverture

23 x 31 cm
72 pages en bichromie
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-017-3
Paru en mai 2011, disponible
16€



Les monstres aux pieds d'argile

par Alexandre Kha

Après trois livres de dessins légendés, Alexandre Kha revient à la bande dessinée avec une galerie de personnages étranges et marginaux.

Recueil de récits courts fantastiques, Les Monstres aux pieds d'argile s'inscrivent dans la continuité des œuvres littéraires d’Adelbert von Chamisso, Franz Kafka ou encore E.T.A. Hoffmann.

Un singe savant accède à l’humanité. Un homme abandonne son reflet à une habitante des miroirs. Un minotaure s’échappe de son labyrinthe pour en trouver un autre plus complexe. Un homme-arbre en pleine mutation rejoint le monde végétal. Un être électrique vit en accéléré, avant de disparaître dans les méandres du temps. Un jeûneur, délaissé par son public, poursuit son art de la faim sans limite. Autant d'étrangers fabuleux confrontés à la banalité du quotidien.

Les « pieds d'argiles » évoquent la magie de ces monstres autant que leur fragilité, êtres en permanence confrontés à un conformisme hostile, toujours prêt à les exhiber pour mieux s'en affranchir. Le lecteur découvre ces morceaux de vie au gré des ballades nocturnes d'Arthur Grisham, témoin ordinaire des bas-fonds d'une ville portuaire. Entre conte imaginaire et archives du quotidien, ces six portraits effacent finalement la monstruosité des ces êtres, les vibrations du dessin d'Alexandre Kha les intégrant naturellement à nos rues et nos nuits.

Les monstres aux pieds d'argile, par Alexandre Kha

«  Il y a de la Belgique dans ces récits de Kha. Celle des jours qui n’en sont pas de Magritte et des nuits bleues à la Delvaux, celle de Hergé pour cette ligne claire mais vibrante, celle des paysages gris, des ombres qui filent vers de lointains et plats horizons, et des villes tristes aux arêtes pointues. L’espace urbain s’avère vite mélancolique et angoissant et une amère ambiance vole sur ces pages, pour au final donner un très beau livre, modeste mais marquant. C’est une invitation à un monde d’auteur sincère et sensible. Comme une suite de rêves dessinés, captés au fil d’une nuit qui n’en finirait pas.  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) La légèreté de ces petites histoires et l’agilité du dessin qui leur donne vie suffit pour que ces Monstres aux pieds d’argile conservent de bout en bout leur souffle fragile. Et dégagent, à l’arrivée, une sensation d’optimisme diffuse, fugace et poétique.  »

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Mikaël Demets, L'accoudoir

«  (…) Alexandre Kha aime manier et utiliser le récit fantastique, ces belles pages de bandes dessinées tout en bi-couleur font planer sur la lecture un léger voile d’irréel. Les monstres aux pieds d’argile séduit par son dessin fin et élégant. Un beau livre donc.  »

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David Fournol, Une autre histoire

«  (…) Dans cet album très réussi, Alexandre Kha nous emmène à la foire aux monstres, en puisant dans les textes d’Aldebert von Chamisso, Franz Kafka ou E.T.A. Hoffmann. Baigné dans ce terreau littéraire, Les monstres aux pieds d’argile jouit d’une atmosphère mystérieuse et mélancolique, ainsi que d’une narration d’une impeccable fluidité. Une belle découverte.  »

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Morgan di Salvia, ActuaBD

«  (…) Monde cruel que celui de ces gentils monstres isolés et repoussés, qui tous renferment un secret. Que celui qui n'en a pas leur jette le premier pavé, semble dire Alexandre Kha dans cet album tout en finesse, où la différence, si elle n'est pas spectaculaire ou divertissante, devient coupable et repoussante.  »

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Laurent Bonzon, Livre & Lire


Le dernier cosmonaute, couverture

23 x 16,5 cm
96 pages en quadrichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-016-6
Paru en mars 2011, disponible
17€



Le dernier cosmonaute

par Aurélien Maury

Ouvrage retenu dans la sélection officielle du festival d'Angoulême 2012.
Prix de la ville au festival de Sérignan 2011.
Prix Freddy Lombard Chaland au festival de Rive de Gier 2011.

Habitant d’une ville fantôme que l’on situerait volontiers au sud des États-Unis, Larry, la trentaine, survole la banalité du quotidien : entre un patron alcoolique, un père disparu, une chambre chez sa mère, il se laisse porter par ses rêves d’enfant, accroché à ses fantasmes de voyages stellaires et à la compagnie de Teddy, ours en peluche sentencieux.

Dans la même ville Alice, jeune femme solitaire, sent que sa vie tourne en rond. Pour tuer l’ennui, elle joue tous les jours de l’orgue dans une église… vide. Mais tout comme Larry, elle a ses rêves : fonder une famille, avoir un enfant.

Tandis qu’un astre mystérieux se rapproche du système solaire, un soir passé dans une laverie automatique à contempler tournoyer chaussettes et culottes réunit Alice et Larry : les premiers pas de leur histoire chamboulent la monotonie insouciante de Larry. Tourmenté par la peur de l’inconnu, il vit la nuit qu’ils passent ensemble comme une épopée cosmique, Aurélien Maury constituant un univers symbolique où trous noirs, vaisseaux et failles temporelles guident ce cosmonaute allégorique vers sa propre destinée.

Le dernier cosmonaute, par Aurélien Maury

«  Ce livre au format à l’italienne rappelle Chris Ware par son traitement, sa virtuosité et ses aplats de couleurs bien tranchés. Même si les visages sont minimalistes, les expressions sont brillamment restituées. Aurélien Maury signe ici une très jolie première oeuvre en bande dessinée, éditée chez Tanibis, petite maison d’édition lyonnaise talentueuse et pointue.  »

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Nicolas Courty, Kiblind

«  (…) Aurélien Maury fait entendre comme personne la profondeur insondable de la solitude.  »

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Fabrice Piault, Livres Hebdo

«  C'est avant tout une histoire d’ambiance. Des décors de cinéma baignés par des couleurs de crépuscule, des plaines désertiques chauffées par un soleil blanc, une laverie qui éclaire la rue d’une froide lumière, un drive-in fifties, une église désertée… Conscient de l’importance qu’une histoire simple ne suffit pas à faire un bon livre, Aurélien Maury soigne son décorum, ses accessoires et ses costumes. Les figurants eux restent dans les coulisses, Maury n’en n’a pas besoin pour raconter son histoire : la ville restera fantomatique, vidée de ses habitants, laissant le premier plan à ses deux acteurs principaux, Alice et Larry. On traverse ainsi des paysages américains trop clichés pour être vrais, comme faits de carton-pâte : plateau de jeu installé pour deux amoureux qui s’ignorent encore, et lieu d’observation pour lecteur alpagué. (…) Avec son joli format à l’italienne et sa finition soignée, ce Dernier Cosmonaute est une excellente surprise, un livre précieux qui s’accroche à la mémoire et titille gentiment les émotions.  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  Invitation au voyage terrestre et spatial pleine de douceur, parfois d’une belle tristesse, cette quête initiatique attendrissante stimule en plus la réflexion sans jamais prendre la tête. Il reste maintenant à Maury à dépasser cette œuvre de jeunesse pour livrer un univers encore plus personnel. Une œuvre « warienne » d'une grande sincérité en tout cas, belle et pleine de charme, qui vaut à son auteur d’être en course au prochain festival d’Angoulême. Une petite reconnaissance amplement méritée.  »

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Olivier Hervé, Planète BD

«  Véritable OVNI que cet album qui aimerait nous faire croire que l’on parle de conquête spatiale. Roman graphique, que l’on croirait tout droit sorti de la nouvelle vague américaine, et qui nous surprend par son rythme et sa beauté. Histoire d’amour parasitée par l’appel de l’espace, Le dernier cosmonaute est un petit bijou intimiste (…)  »

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Thomas, Fnac.com

«  (…) Pleine de grâce, la création d'Aurélien Maury est une réussite, notamment parce qu'elle invite au questionnement tout en jouant sur un mode léger, en plus d'être graphiquement maîtrisée. (…) Un premier album en solo accompli et, selon l'expression consacrée, auteur à suivre.  »

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Laurent Cirade, BD Gest'

«  Le touchant album d’Aurélien Maury, Le dernier cosmonaute aux éditions Tanibis, pose une question douloureuse à tous ceux qui l’ont un jour expérimentée : pour devenir adulte, faut-il nécessairement sacrifier tout ou partie de ses rêves d’enfant ? (…)  »

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Sébastien Naeco, Le Comptoir de la BD

«  (…) Dans cette histoire au ton proche de Chris Ware ou Dan Clowes, la mélancolie et le rêve occupent une place prépondérante, tout comme l'humour et la poésie. Une belle surprise.  »

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Olivier Maltret, Canal BD magazine

«  (…) Avec cet album remarquable — et déjà remarqué, puisque la première impression a été épuisée en quelques semaines — Aurélien Maury réussit une élégante entrée dans le monde de la bande dessinée. Rhapsodie habillée de teintes nostalgiques (roses passés, marrons pâles, bleus éteints), Le dernier cosmonaute rappelle des foules de souvenirs et d’images (…)  »

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Vincent Raymond, La Tribune de Lyon


Blood Song, couverture

16,5 x 24 cm
308 pages en couleurs
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-015-9
Paru en novembre 2010, disponible
24€



Blood Song

par Eric Drooker

Initialement publié aux États-Unis en 2002, Blood Song est le second roman graphique d'Eric Drooker.

De l'harmonie brisée d'une jungle luxuriante aux toits enneigés d'une Babel industrielle, Blood Song conte l'odyssée d'une jeune réfugiée. Contrainte à la fuite par l'invasion, puis le saccage de son île d'origine, la traversée d'un océan la conduit aux portes d'une mégalopole insatiable, où les hommes sont des ombres sans visages, où les musiciens sont réduits au silence. L'itinéraire d'une déracinée ordinaire acquiert, sous les traits d'Eric Drooker, la dimension d'une fable, contemporaine et politique, mélange de mythologies ancestrales et modernes. Une narration muette, des images bleutées ponctuellement enrichies d'une note de couleur, une subtile mise en page en diptyques, l'intelligence et l'économie des moyens utilisés gravent cette histoire en chacun. Eric Drooker offre au lecteur « un canal direct vers le cœur même de la jeune héroïne » dont les battements résonnent comme de possibles échappatoires à la noirceur du monde et préfigurent les révoltes qui submergeront la ville dans Flood !.

Blood Song, par Eric Drooker

«  Élégiaque, spirituel et politique, Blood Song d'Eric Drooker ne connaît actuellement aucun équivalent. Écrit dans un langage accessible à tous, explorant des thèmes universels, Drooker perpétue l'art profondément démocratique de Masereel.  »

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Andrew D. Arnold, Time.com

«  D'une beauté saisissante (…), une histoire forte et prenante (…). Le récit mytho-poétique de la fuite d'une jeune femme, d'un Eden dévasté vers la corruption et l'horreur de la civilisation urbaine.  »

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Nick Hornby, The New York Times Book Review

«  (…) Avec Blood Song, Drooker ne fait pas seulement preuve d'une maîtrise grandissante de l'art de la carte à gratter ; il livre également au genre de la bande dessinée muette une seconde œuvre d'importance. Drooker secoue les lecteurs avec un conte magnifiquement maîtrisé d'où émerge un constat social fort.  »

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David A. Beronä, The Comics Journal

«  (…) C'est une grande énergie musculaire qui est à l'œuvre dans ces pages et lorsque nous les parcourons, Blood Song se déroule à la manière d'un film dont les images seraient des hiéroglyphes. Drooker a ici atteint les racines de l'art éternel du conteur : l'époque où les contes étaient gravés sur les murs des cavernes, éclairées par des flammes vacillantes, avant qu'elles ne soient noyées par les mots.  »

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David Abrams, Culture Dose

«  (…) Malgré leur esthétique épurée, les images de Drooker, sombres et entêtantes, parlent haut et fort. Qu'il représente la canopée luxuriante d'une jungle tentaculaire ou les hauteurs démesurées d'une métropole verticale, le trait de Drooker est magistral… Chacune de ces images pourrait être encadrée ; enchaînées les unes aux autres, leur effet est bouleversant.  »

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Mike Miliard, Boston Phoenix

«  (…) En allant au-delà des mots, Drooker a élaboré un récit puissant aux personnages marquants, une œuvre immédiatement accessible. (…) À chaque nouvelle « relecture », on trouvera de nouveaux motifs, de nouvelles nuances, des jeux de formes, d'ombres et de lumières qui nous auront échappé à première vue. (…) Un exemplaire de Blood Song mériterait de survivre au jour où nos mots (où ceux de toute autre langue) auront cessé de faire sens. Il livrerait alors aux gens une histoire non pas de rois, mais de gens simples qui, en butte à des forces monstrueuses, continueront à résister et à survivre.  »

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Mumia Abu-Jamal, Drooker.com

«  L’originalité première de Blood Song vient de son universalité totale, abandonnant les aspects strictement pamphlétaires et autobiographiques de ses travaux précédents, pour celui d’une fable ou d’une chanson populaire mélancolique qui évoqueraient des temps plus heureux autour d’un feu (…).L’autre grande force de Blood Song est de parvenir à orchestrer tous les temps, qu’ils soient subjectifs (plus ou moins intensifiés par les émotions : amour, peur, etc.), cosmologique (la galaxie spirale du début et de la fin), météorologique (la tempête en mer), physiologique (passage à l’âge adulte , maternité…), historique (des âges pastoraux aux horreurs du XXIe siècle et son futur urbain « idéal », gris, brumeux, semblant sans avenir), initiatiques (Blood est aussi synonyme d’initiation en anglais), linéaire (flux sanguin, le voyage vers la ville) ou cyclique (de la naissance à la mort en passant par les images de la galaxies en spirale…).Une diégèse musicale et harmonieuse, sachant se densifier ou s’étirer avec une grande cohérence (…).Comme beaucoup de bandes dessinées muettes, Blood Song n’est pas là pour les analphabètes, pour compenser l’absence d’écriture, mais, bien au contraire, pour apprendre un langage, celui des images, à ceux qui ne savent pas ou ne savent plus les lire.  »

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Jessi Bi, Du9

«  (…) Cette œuvre lyrique et chargée de symboles retrace l'éternelle lutte de l'opprimé contre le pouvoir. Mais elle est racontée avec une telle fluidité, avec une telle maîtrise de l'art séquentiel qu'elle n'est jamais démonstrative. L'absence de mots laisse la place à l'interprétation, au rêve, aux questionnements. Une ode muette et pourtant retentissante à la paix.  »

Anne-Claire Norot, Les Inrocks

«  (…) L’ensemble est d’une grande virtuosité et se lit dans un même mouvement, comme une pellicule qui défilerait sous nos yeux. Du grand art à la portée de tous.  »

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Alexis Laballery, Parutions.com


Sous le manteau, couverture

16,5 x 24 cm
48 pages en bichromie
couverture souple sous jaquette
ISBN : 978-2-84841-014-2
Paru en mai 2010, disponible
13€



Sous le manteau

par Sylvie Fontaine

Après Le poulet du dimanche et Miss Va-nu-pieds en 2007 et 2009, Sylvie Fontaine prolonge sa figuration de l’identité et des rapports humains par une série de portraits allégoriques.

Corps voilés sous de complexes parures, visages mutilés ou tatoués, décors trompe-l’œil, le graphisme et les symboles des apparences avisent des ordres et tensions d’un monde difforme. Chaque effigie est accompagnée d’un court poème enluminé, découverte de la fine et brute écriture de cette auteure adepte du muet.

« J'ai parfois l'impression que nous vivons dans une sorte de moyen-âge, peuplé de peurs violentes, d'abus monstrueux et d'espoirs tout aussi vivaces que les angoisses. Matraqués par la peur d'une pandémie, d'une catastrophe écologique, assaillis de besoins futiles à assouvir absolument, secoués, hagards, que pouvons-nous faire ? Électrochoc quotidien de l'information internationale, le monde, cette fabuloserie mal fréquentée, ce paradis infesté des poisons que nous y avons répandu et nous, là, hésitants, troublés, enfantins, arrogants les bras ballants.
Nous savons bien qu’il faut repenser le quotidien. Avons-nous cette force ?
Sous le manteau, la réponse.
Sous le manteau la peur et l’angoisse, et la catastrophe qui pointe son vilain museau.
Sous le manteau, fécondité, créativité, ardeur et amour aussi peuvent irradier et venir au monde. »

Sylvie Fontaine

Sous le manteau, par Sylvie Fontaine

«  Sylvie Fontaine ne prend pas son lecteur pour n'importe qui, mais pour un "cosmonaute imparfait", un "explorateur du dessous". Ses dessins ne sont pas de simples images venues grossir l'actuel déluge visuel. Et la série de questions par laquelle se "conclut" son récit est la marque supplémentaire d'une élégance et d'une générosité peu communes.  »

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Frédéric Houdaer, Livre & Lire

«  Avec ses images muettes, Sylvie Fontaine dessine un univers refoulé, une identité enfouie, un devenir rêvé et enfoui sous un mas d'apparence… Entrez dans cet univers de beauté cruelle, complexe, et toujours, belle.  »

Vincent Henry, BDsélection

«  (…) Le graphisme de Fontaine est magnifique, un superbe encrage, une très grande qualité de noir et une véritable science de la mise en page (les textes sont un parfait exemple de ce sens de la précision et des détails). (…)  »

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FredGri, Sceneario.com

«  (…) Il y a ici matière non pas à réfléchir mais à rêver, les possibilités d’interprétation demeurant multiples pour le lecteur qui, grisé par cette liberté rarement offerte en bande dessinée, n’aura de cesse de plonger la tête la première au cœur de cet univers riche de symboles. Une expérience hautement psychotrope…  »

Sophie de Lestang, L'avis des bulles

«  (…) Une bande dessinée singulière et profonde tant par les poésies que par le surprenant graphisme de l’auteure.  »

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Morgane Aubert, ActuaBD

«  (…) Sous le manteau est une longue plainte triste tournée vers l'espoir que le monde s'améliore. Ses dessins s'apparentent à des tableaux surréalistes sortis d'un autre siècle. L'auteure mêle habilement textes et visuels inspirés d'enluminures et de lettrines. Après Miss Va-nu-pieds chez le même éditeur, Sylvie Fontaine poursuit son travail allégorique sur l'identité avec ce très bel album demandant toutefois un effort de lecture. Suite de magnifiques portraits à découvrir pour mieux voir.  »

Marie Moinard, DBD


Flood!, couverture

16,5 x 24 cm
160 pages en bichromie
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-013-5
Paru en novembre 2009, disponible
18€



Flood!

par Eric Drooker

Réalisé sur une période de sept ans, Flood ! relate en trois actes les derniers jours d'une Cité en pleine dépression.

Home, le premier récit, voit un ouvrier perdre son emploi. C’est le début d’une vertigineuse descente aux enfers.

Dans L, notre homme, laissé plus bas que terre, s’enfonce sous la cité. Au cours de cette plongée aux résonances jungiennes dans les profondeurs du métro, il voyagera à travers la mémoire de la ville, ses crimes et ses mythes. Entre graffitis et cosmogonie des origines, le chaos de la métropole trouve une échappée : les exclus offrent la possibilité d’une communauté.

Dans Flood !, acte final donnant son titre au recueil, il refait surface dans une Cité en passe d’être inondée — lavée ? — par les flots. Nourri de son expérience ancestrale, il s’enferme et transmet, via une encre bleue — rupture dans le noir et blanc du livre — le devenir de la ville, la résistance des parias dans une envolée qui nous mènera de cette ébauche de New York qu'était Coney Island à l'arche de Noé.

Entièrement réalisé en carte à gratter, Flood ! est une vision expressionniste qui s'inscrit pleinement dans la filiation de Lynd Ward et Frans Masereel, auteurs dans la première moitié du XXe siècle de romans graphiques réalisés en gravure sur bois. Drooker souligne le lien entre la Grande Dépression des années trente et les années Reagan et Bush de la fin du siècle. Exprimée sans parole, la rencontre entre poésie, fantastique et critique sociale rend universel ce portrait de New York, cette autopsie d'une société bâtie sur la violence.

Notamment défendu par Art Spiegelman, Neil Gaiman et Allen Ginsberg, Flood ! connaît aux États-Unis un succès critique important lors de sa sortie en 1992 et remporte un American Book Award.

New Yorkais de troisième génération, Eric Drooker est aussi l'auteur de Blood Song et Illuminated Poems, en collaboration avec Allen Ginsberg. Également peintre et illustrateur, il est connu pour ses couvertures du New Yorker.

Flood!, par Eric Drooker

«  Mr Drooker est un digne successeur de Lynd Ward et de Frans Masereel. Son New York est le New York du cauchemar, une métropole muette au bord de la catastrophe. Flood ! est une vision puissante qui s'imprime avec précision sur vos rétines. (…)  »

Neil Gaiman,

«  (…) Une vision complexe et onirique de l'aliénation dans les rues humides et misérables de New York City, où les besoins vitaux et fondamentaux s'éteignent dans l'isolement et la solitude des foules. C'est l'image d'une civilisation sans âme qui glisse vers l'apocalypse. C'est un roman poétique et lyrique, raconté pratiquement sans mots. Le roman en images, une forme à l'origine inspirée des films muets, lance un défi et pose une exigence. Puisque les images sont en général ouvertes à une interprétation plus large que la prose, chaque dessin de la séquence doit fonctionner non seulement comme une composition indépendante mais aussi comme une sorte d'écriture hiéroglyphique. La page se comporte comme un rideau à lever, chacune d'entre elles offrant de nouvelles surprises visuelles. (…) À l'instar de ses prédécesseurs, M. Drooker a découvert la formule magique pour extraire la lumière et la vie d'une mer d'un noir d'encre. Si une image est vraiment digne de mille mots, voici un roman diablement important.  »

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Art Spiegelman, The New York Times

«  Les images en carte à gratter d'Eric Drooker, dans la lignée de Frans Masereel, Rockwell Kent et Lynd Ward, actualisent leurs visions blakiennes millénaires de Moloch en les transposant dans nos rues contemporaines avec ses sans-abri, les immeubles du Lower East Side et ses parcs occupés par la police. Au-delà, les hallucinations qu'a Drooker — à l'instar du vieil Edgar Poe — d'une réalité merveilleuse et cadavérique transcendent le contexte politique et réparent nos actuels rêves américains.  »

Allen Ginsberg, Illuminated Poems

«  Un noir et blanc puissant au service d'une intention singulière.  »

Frank Miller,

«  (…) Dans ce conte excessivement sombre et saisissant, Eric Drooker joue avec l'inconscient et l'histoire collective, noie les frontières entre cauchemar et réalité. Il dénonce un monde qui n'est pas moins aliénant qu'il ne l'était en 1930 et dont on ne peut s'échapper, même par le dessin. Mais son engagement pour la liberté et sa virulence ne l''empêchent en rien de rester magnifiquement poétique.  »

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Anne-Claire Norot, Les Inrocks

«  (…) Entièrement réalisé à la carte à gratter, l'album dégage un charme brut, chaque trait blanc semblant avoir lutté pour survivre au milieu de ce noir infini, qui domine chaque planche. Ruelles sinueuses et terrifiantes, immeubles humanisés, perspectives infinies, jeux d'ombres : Eric Drooker use des procédés habituels de l'expressionnisme pour les porter à leur paroxysme, donnant à sa New York des airs crépusculaires, apocalyptiques. Chaque planche est travaillée comme un petit tableau, le travail de composition permettant à Drooker de multiplier les effets, et de faire "parler" ses dessins, lui laissant du même coup la liberté de n'insérer aucune bulle dans son récit. Écrasé par ce silence oppressant, Flood ! prend alors des airs mythiques, les déambulations de son héros paumé l'entraînant dans des contrées oniriques, New York souterraine ou New York aérienne, comme autant de manières d'échapper à la voracité d'une cité qui ne laisse aucune chance à ses habitants. Très poétique, Flood ! est un album prenant, résultat d'un travail graphique formidable mais largement méconnu en France, que les éditions Tanibis ont heureusement eu la bonne idée de nous transmettre.  »

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Mikaël Demets, Evene

«  (…) Expressives, intenses, originales quant au trait, innovantes quant à la mise en page ou la mise en abyme du dessinateur, les planches d’Eric Drooker ont marqué l’histoire de la bande dessinée. Il était important que justice lui soit rendue. (…)  »

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Marc Alotton, ActuSF

«  (…) Un déluge, des flots bibliques. Des signes encore. Une allégorie de l’Amérique se dessine sur un corps tatoué. Personne n’est innocent et nul ne saura sauvé des eaux. Le graphisme se fait anguleux, distordu, magnifié par cette encre noire, parfois bleutée, lacérée au cutter, à la lame de rasoir. Où comment la technique de la carte à gratter se met au service d’une œuvre muette à l’éloquence visuelle pourtant intacte.  »

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D. Lemétayer, BD Gest'


L'attrapeur d'images, couverture

13 x 20 cm
192 pages en bichromie
couverture cartonnée
ISBN : 978-2-84841-012-8
Paru en mai 2009, disponible
20€



L'attrapeur d'images

par Alexandre Kha

«Ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance ». L'attrapeur d'images reprend à son compte la première phrase du célèbre film de science-fiction La Jetée. Sauf que ce n’est pas l’image d’une femme sur la jetée d’Orly, mais une gravure du tombeau des Ming tirée des Voyages extraordinaires de Jules Verne qui marquera Nemo Lowkat — double imaginaire du cinéaste — au point de décider sa vocation.

À la manière de ces vieux livres dont l'ambition était de donner goût aux voyages à la jeunesse au début du XXe siècle, ce tour du monde en 23 gravures et 146 dessins légendés retrace le périple de cet homme devenu photographe, récoltant des images dans sa boîte noire comme un chasseur de papillons dans son filet. Images volées, trompeuses, prémonitoires, détournées, révélatrices ou fuyantes… chacune apporte son lot de réflexions sur le sens de l'histoire et des signes.

Voyageur, écrivain photographe et bricoleur multimédia, le double de Nemo Lowkat est considéré comme le plus célèbre des cinéastes inconnus. Il a filmé la réalité du monde avec une prédilection pour la révolution, l'engagement politique, le musée imaginaire, la mémoire, les femmes, les chats, les chouettes et… les images.

L'attrapeur d'images, par Alexandre Kha

«  L'attrapeur d'images est un de ces livres qui, avant même de l'ouvrir, dégage un charme irrésistible. Petit volume rouge cartonné à la couverture foisonnante, inspirée des vieilles éditions des romans de Jules Verne, cet ouvrage, plus qu'une bande dessinée, est un recueil d'images qui possède à la fois l'élégance désuète des livres d'un autre temps, la naïveté fragile d'une histoire enfantine et la profondeur d'une réflexion sur l'image. (…)  »

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Mikaël Demets, Evene

«  (…) L'attrapeur d'images constitue un voyage extraordinaire dans la fiction (on croisera de nombreux cinéastes comme A. Hitchcok, A. Kurosawa, A. Tarkovski…) et le réel. Une biographie imaginaire où tout est vrai. Le lecteur pourra poursuivre le voyage avec les notes de fin, vous n'êtes pas prêt de ranger vos valises.  »

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Jean-Marc Sache, Le Zata

«  (…) Une démarche graphique fascinante, pour un volume formidablement soigné.  »

André-François Ruaud, Fictions

«  (…) Kha réfléchit avec Nemo, dans le prolongement de Koulechov et d'Eisenstein, au rapport entre images et messages (leur vérités, leurs mensonges), tout en accomplissant un geste artistique de belle envergure. Ce livre, dont la forme s'inspire en sus des élégantes éditions par Hetzel des romans de Jules Verne, est une irrépressible invitation au voyage.  »

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Vincent Raymond, La Tribune de Lyon

«  Plantons le décor : Nemo Lowkat est « l'attrapeur d'images », pour ne pas dire photographe, que l'on suit tout au long de ces 190 pages, chacune composée d'un délicat dessin comme flottant sur la feuille, et de quelques lignes de texte, à la fois légende et élément du fil narratif. C'est ce qu'on doit appeler de la lecture ouverte, où chaque page pourrait se suffire à elle-même, parce qu'elle appelle à la plongée, même si ce joli livre est un petit tour du monde qui a un début, et une fin. (…)  »

Gilles Magniont, Le Matricule des Anges

«  Si la bande dessinée et le cinéma étaient fâchés, voilà un album qui risquerait fort de les réconcilier. Avec L'attrapeur d'images, Alexandre Kha s'est attelé à un travail de titan, celui de rendre hommage à l'un des cinéastes les plus importants, mais aussi les plus discrets de la nouvelle vague. Comme s'il s'agissait de ne pas importuner l'homme public dans sa retraite-de-toujours, mais plutôt de saluer la trace que cet artisan a patiemment laissé dans l'histoire des images, Alexandre Kha décide dès le début de l'album de ne jamais nommer le cinéaste. Parsemant son récit de multiples références à son œuvre, le jeu de piste peut commencer (…)  »

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Fabien Thévoz, Le Courrier

«  (…) Original et beau, L’attrapeur d’images est de surcroît une admirable biographie.  »

Jean Tourette, Kiblind

«  (…) Une bande dessinée à la fois poétique et philosophique sur la vie, la mort, le monde, et toutes les images qui nous habitent.  »

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Morgane Aubert, ActuaBD

«  (…) Un voyage initiatique, fabuleux !  »

Frédéric Bosser, DBD


Miss Va-nu-pieds, couverture

14 x 18,5 cm
136 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-011-1
Paru en octobre 2008, disponible
14€



Miss Va-nu-pieds

par Sylvie Fontaine

Ouvrage retenu dans la catégorie bandes dessinées de la 7e Nuit du Livre.

Dans ce second opus pour Tanibis, Sylvie Fontaine trace le voyage intérieur d'une jeune femme au sein d'un univers polymorphe et halluciné.

Miss Va-nu-pieds naît page après page, à la manière d'un flip-book. Elle abandonne sa chambre et ses lectures pour explorer la ville et en dévoile peu à peu toute la magie. Au gré des rencontres, des trappes ou des accidents, elle s'applique à toujours avancer, donnant ainsi vie à un univers foisonnant et expressionniste. Protagoniste essentiel de l'aventure, ce pays des merveilles fonctionne suivant le principe de métamorphose cher à Sylvie Fontaine (exploré dans son livre Le poulet du dimanche) : que ce soit de manière cubiste ou symbolique, les lieux se transforment sans cesse. La ville fantôme deviendra ainsi forêt luxuriante, cauchemar kafkaïen ou rêve surréaliste. Fuite effrénée et quête intérieure, cette course sans fin amène le personnage à s'affiner peu à peu et elle acquiert, sans un mot, une identité toute féminine et insolente.

Miss Va-nu-pieds, par Sylvie Fontaine

«  Un beau livre sur le champ des possibles.  »

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Anne-Claire Norot, Les Inrocks

«  (…) À travers une forme très libre, Sylvie Fontaine nous entraîne dans une sympathique parabole traitant de notre vaine recherche de liberté absolue et des limites que nous impose l’environnement social. Si le sujet n’est pas très nouveau, il n’en reste pas moins élégamment et simplement traité. L’hermétisme de l’univers n’étant qu’apparent, le lecteur se fait très vite embarquer dans cette succession de « cartes postales narratives », à mi-chemin entre la bande dessinée muette et l’illustration « pop art ». Réussissant le tour de force de proposer un récit alambiqué, parfois cruel mais toujours accessible, Sylvie Fontaine se fait une fois de plus la représentante d’une bande dessinée aussi bien proche de ses racines populaires que travaillée par des formes plus « savantes ». Bref, une passionnante petite BD, vite lue, mais dont bien des cases nous restent longtemps en tête. Un encas de choix en attendant le prochain hors d’œuvre de cette auteure résolument captivante et farouchement libre.  »

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Fabien Thévenot, Le Courrier

«  (…) Fontaine dessine un livre liquide, un torrent bouillonnant de bulles graphiques et de vagues sombres qui battent la surface lumineuse. C’est la joie de dessiner que nous raconte cet album, pas beaucoup plus certes mais cela peut parfois suffire. Le simple plaisir d’élaborer sur la page blanche et muette un monde d’ombres bavardes, de créatures étranges et de lieux encore jamais vus. C’est le livre fait d’un seul souffle — toujours de l’avant ! — libérateur et enthousiasmant.  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) Toujours en noir et blanc et une fois de plus sans parole, on a affaire à un flip-book d’un genre un peu particulier. Car il ne s’agit pas tant faire tourner les pages le plus vite possible mais au contraire de s’attarder sur chaque planche, tant elles sont polysémiques.  »

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Sébastien Homer, L'Humanité

«  Sylvie Fontaine nous offre la merveilleuse épopée de Miss Va-nu-pieds, mélange pop et surréaliste, parcours graphique d'une jeune femme dans un monde ultracontemporain à travers différentes scènes hautement symboliques. Regard critique sur une société conformiste, individualiste, violente et consumériste, ce huitième livre de Sylvie Fontaine — le deuxième aux belles éditions Tanibis — trace une œuvre polymorphe et subversive. Dans cette autofiction pleine de vie, l'auteur fait l'économie des découpages classiques de la bande dessinée, avec un dessin par page, un graphisme puissant, des noirs intenses. Les références à l'art sont nombreuses, de la littérature (Lewis Carroll) à la bande dessinée (Mœbius, Jim Woodring), en passant par l'art contemporain. Une expérience graphique extraordinaire.  »

Antoine Fauchié, Livre & Lire

«  Miss Va-nu-pieds fait des rencontres sans paroles dans des aventures muettes, et trouve le bonheur.  »

Willem, Charlie Hebdo

«  Pour mettre en image ce conte à tendance psychédélique, Sylvie Fontaine (Le poulet du dimanche, Naïve) a choisi de grandes images en noir et blanc, comme autant de cartes postales d’un endroit imaginaire. Évoquant Dave Cooper, Joost Swarte ou David B., son dessin joue habilement avec les motifs et la géométrie. Le monde qui se construit et se déconstruit sous nos yeux n’en est que plus mystérieux. Tour à tour drôle, angoissant et excitant, la balade de Miss Va-nu-pieds est un petit plaisir qu’il serait idiot de se refuser. (…)  »

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Benjamin Roure, BoDoï

«  (…) Miss Va-nu-pieds est une version revisitée d'Alice au pays des merveilles. Réalisé comme un flip-book, avec un dessin par page, Sylvie Fontaine développe son style graphique géométrique et composé de motifs, proche d'un univers à la Mœbius. On écoutera bien entendu Patti Smith et son dancing barefoot à sa lecture.  »

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Jean-Marc Sache, Le Zata

«  (…) Ce petit livre, de confection admirable, est un régal pour le regard et le toucher… et l’imagination : dépourvue de texte, l’histoire laisse une part d’interprétation au lecteur qui se coule avec délice dans ce monde déroutant.  »

Majestic Gérard, Zoo


Souvenirs de poche, couverture

12 x 15,5 cm
128 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-010-4
Paru en novembre 2007, disponible
10€



Souvenirs de poche

par Alexandre Kha

Sur le principe du leitmotiv littéraire « Je me souviens… », inventé par Joe Brainard et rendu célèbre par Georges Perec, Souvenirs de poche évoque les bribes de souvenirs d’enfance de Grégoire Fennec, son environnement morne et rigide de petit banlieusard, son échappée utopique vers l’imaginaire et la frontière un peu floue qu’il franchit pour perdre son innocence.

Dans ce monde à la lisière d’un cauchemar qui glisse du quotidien vers l’étrange, dans cette banlieue sinistre où les corps chutent du haut des tours et où se dissimulent les monstres des comics, ces souvenirs, entre mémoire et imaginaire, semblent questionner une réalité peu tangible que Grégoire enfant cherche à s’accaparer pour mieux l’appréhender ou mieux s’en protéger. Au final, ces fragments inclassables tissent une toile qui leur accorde à chacun un sens ironique ou désabusé.

Souvenirs de poche, par Alexandre Kha

«  Comme son nom l’indique, ce second sketchbook d’Alexandre Kha raconte des souvenirs au format poche, à raison d’un souvenir par page. Ces souvenirs sont ceux d’un certain Grégoire Fennec et évoquent principalement l’enfance de ce dernier. Difficiles à dater et à localiser, les souvenirs s’égrènent de page en page, laissant apparaître une narration délicate, fluide, simple et sans affect. (…) Alexandre Kha nous offre un livre étrange, poétique, mélancolique, dans un style dépouillé et pas désagréable du tout, bien au contraire. Une charmante découverte.  »

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Benoît Richard, Benzine Mag

«  C’est un paquet de madeleines que nous tend là Alexandre Kha. L’auteur déroule une époque, et au fil des pages et de ces notes sorties du brouillard de la mémoire se construit tout un paysage à la fois très personnel et familier. Et c’est au lecteur alors de se souvenir… (…)  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) Au rythme d'un dessin par page, un sketchbook, accompagné d'un commentaire débutant par « il se souvient… », l'auteur avance et tisse le passage à un autre âge… Sans réels liens au départ, le livre s'achève sur des récits de vacances qui eux se suivent.Comme pour Les mangeurs d'absolu, la poésie caractérise ce nouvel opus d'un auteur bien attachant, avec des souvenirs qui méritent de sortir de la poche !  »

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Jean-Marc Sache, Le Zata

«  (…) Alexandre Kha a cette capacité, celle du poète, de vous emporter dans son univers à partir de bribes que vous connaissez déjà, celles de vos propres souvenirs. (…)  »

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Un rédacteur, IDDBD

«  Ce matin, j'ai pris ce petit album, je me suis assis dans mon bus et je me suis laissé emener par la main, au gré de ces souvenirs qui m'ont soudain fait rêver de ces moments passés. Cette lecture est un vrai apaisement, du bonheur simple à chaque page. Alexandre Kha reste très subtil, très fin dans son approche des petites choses du quotidien. (…)  »

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FredGri, Sceneario.com

«  Les souvenirs sont-ils autre chose que des images ? Dans ces Souvenirs de poche, Alexandre Kha décline malicieusement un « je me souviens » tendre et intime, en utilisant le dessin et la troisième personne du singulier. De l’enfance à l’adolescence, chaque petite scène raconte une étape drôle ou tragique, sentimentale ou amicale, de la vie d’un tout jeune garçon dans une cité de la périphérie parisienne. Les jeux, les angoisses, les copains, les peurs, les filles…, « Il se souvient » de tous ces moments qui l’ont fait passer de l’enfance à l’adolescence et l’ont mené jusqu’à la perte de l’innocence. Petits personnages griffonnés dans un monde trop grand pour eux, tous dotés de très longues et de très jolies oreilles, à moins que ce ne soit un bonnet d’âne, à moins que ce ne soient des ailes… Morceaux de quotidien, de moments vécus, d’histoires, d’aventures qui, lorsque s’écrit le mot « fin », font déjà toute une vie.  »

Laurent Bonzon, Livre & Lire

«  (…) Les éditions Tanibis marquent ainsi une nouvelle fois leur volonté d’inscrire la bande dessinée dans un art soigné, graphiquement et textuellement. Le trait est fin, précis, tout à l’encre de Chine. Les tours de cité, les stades désolés ou les arbres morts prennent alors une nouvelle dimension. Les textes sont empreints de poésie, avec un narrateur omniprésent qui nous emmène quasiment dans la peau de Grégoire Fennec. Et on s’y sent bien. Pas étranger pour un sou, même aux moments sombres, tant cela peut faire écho à des souvenirs communs, universels.Carnet de notes ou journal de bord, les mots mis bout à bout retracent un bout de chemin, jusqu’à la fin de l’innocence, dans lequel on se plonge avec curiosité autant que ravissement.  »

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Nathalie Rézeau, Kinorama

«  (…) Alexandre Kha nous emporte dans son univers décalé parfois drôle, parfois grave, mais toujours emprunt d’une grande poésie.  »

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Céline, Clair de Bulle


Les mangeurs d'absolu, couverture

12 x 15,5 cm
104 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-009-8
Paru en juin 2007, disponible
10€



Les mangeurs d'absolu

par Alexandre Kha

Pour ce premier livre inaugurant une série de sketchbooks, Alexandre Kha décline un univers littéraire sous forme de haïkus illustrés.

À raison d'une image et d'un court texte par page, l'auteur dresse une impressionnante galerie de personnages : Thibaut écrit frénétiquement des lettres pour envoûter ses proies féminines, Colin traîne son désespoir en portant la statue de son ex-dulcinée dans ses bras, Violette la cul-de-jatte et Timoclès l'aveugle demeurent inséparables, et tant d'autres… Puis la vision anecdotique de ces poétiques angoisses existentielles se fait panoramique, ces étranges créatures se croisant peu à peu. La passion des uns ou le rêve d'idéal des autres font vaciller le destin de chacun, finissant sur une impasse, une tragédie ou une révélation. Soutenue par un dessin fragile, l'intimité de ces instants choisis dresse finalement le portrait d'une comédie humaine en quête d'absolu.

Les mangeurs d'absolu, par Alexandre Kha

«  Le trait filiforme de Kha — on pense à Saint-Exupéry — se faufile discrètement dans la page avant de se faire une place à part, frêle mais bien présente, indéniable, à la fois immatérielle et indéracinable. Ce trait faussement fragile se marie parfaitement à ces instants volés au hasard et l’ensemble ressemble aux bribes d’un rêve qu’on essaiera de remettre en place au réveil : il y avait une grosse dame dans une maison qui chantait, et puis un peintre et aussi un épouvantail… Et de ces restes nocturnes, perdus en cours de veille, restent quelques instants poétiques touchants qui vous marquent et vous poursuivent pour quelque temps encore. (…)  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  (…) La force poétique de ce petit livre est indéniable, dans son tout mais aussi individuellement ; une page isolée peut se révéler aussi forte que la somme des pages. Inclassable parmi la production actuelle du 9e Art, on le gardera près de soi pour venir piocher régulièrement dedans, et ainsi nous aider dans notre quête de l'absolu.  »

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Jean-Marc Sache, Le Zata

«  (…) Ces Mangeurs d’absolu sont une nouvelle preuve de l’importance des éditeurs de petite taille, qui peuvent offrir aux lecteurs des albums qui ne verraient jamais le jour chez leurs concurrents plus établis.  »

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François Peneaud, Actua BD

«  (…) C’est Alexandre Kha, connu aussi pour avoir signé des ouvrages Hervé Carrier, qui a réalisé Les mangeurs d’absolu. Et vous… Qui êtes-vous ? Philomène ? Lubin ? Perdican ? Silvestre ? Vous êtes en tout cas un lecteur averti : Les mangeurs d’absolu n’est pas une BD classique mais bel et bien un recueil de dessins dans le registre sensible et poétique. (…)  »

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Sbuoro, Sceneario.com

«  Ses personnages aux visages d’animaux, esquissés d’un trait fin, évoquent les héros de Trondheim. Sa succession d’illustrations, accompagnées de légendes poétiques et évocatrices, rappelle la narration de Loustal. L’ensemble dresse une galerie de portraits touchants. Avec Les mangeurs d’absolu, Alexandre Kha signe une jolie chronique mélancolique, sous forme de haïkus illustrés.  »

Un rédacteur, BoDoï

«  Associer un dessin à un texte n'a rien de très original en soi — les Bécassine utilisaient ce procédé — mais à la mode d'Alexandre Kha, un jeune infographiste vivant à Saint-Étienne, cela le devient. Les mangeurs d'absolu relate les chassés-croisés d'une galerie de personnages aux destins contrariés dont certains vont finir par se croiser. Après un début poussif, sans doute dû à la nécessité de préciser le caractère de chacun des personnages, on se prend au jeu et on finit par regretter que l'album s'arrête là.  »

Un rédacteur, DBD

«  Un étonnant feuilletage de polaroïds, d'esquisses prises sur le vif du réel, vous attend dans cet album. « Chacun cherche son chat ». Les gens se croisent, rêvent, souffrent, s'aiment, se perdent, se rencontrent ou pas. Un album poétique et simple, aux textes sincères et percutants sur notre curieuse espèce humaine.  »

Gazelle, Clair de Bulle


Le poulet du dimanche, couverture

21,5 x 28 cm
120 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 978-2-84841-007-4
Paru en février 2007, disponible
16€



Le poulet du dimanche

par Sylvie Fontaine

Prix de la bande dessinée féminine au 5e salon de la BD engagée de Lyon.

Aboutissement de plusieurs années de maturation, Sylvie Fontaine illustre dans son Poulet du dimanche une chronique de la métamorphose.

Succession de saynètes de la vie quotidienne où chaque individu devient l’objet de mutations toujours déconcertantes, le livre met en jeu des rapports humains soudainement transfigurés par cette intrusion du fantastique. En quelques cases, un repas de famille dégénère en cabinet du difforme. Un rendez-vous galant devient chaos émotionnel. Les membres ou les visages prennent des formes montrueuses ou séduisantes. Les décors eux-mêmes se trouvent entraînés dans une poésie du quotidien.

Suivant minutieusement ce principe, l’auteur dissèque dans les différents chapitres du livre les frustrations et les bonheurs de l’adolescence, des rapports amoureux ou encore de la maternité. Accompagnant ces variations thématiques, le dessin se métamorphose lui-même, évoluant d’un traitement réaliste à une approche plus cartoon, en passant par des dessins très expressifs réalisés au pinceau. L’ensemble forme une narration muette qui, à l’instar des rêves où tout s’enchaîne sans causes ni conséquences, invite à la contemplation.

Sixième album de Sylvie Fontaine, notamment après Cubik (La Cafetière) et Calamity (BFB), Le poulet du dimanche est préfacé par Mœbius.

« J'ai fait les premiers dessins du poulet du dimanche il y a dix ans. La première planche, celle qui a généré tout le reste, est celle de la famille où la mère devient tentaculaire, le père se transforme en homme invisible et l'enfant se change en masse piquante. Le dessin a intéressé Mœbius qui devait à l'époque participer à un journal appelé Le philographe. C'était un projet volumineux auquel participaient beaucoup de dessinateurs connus. Casterman l'a gardé sous le coude et finalement rien ne s'est fait. J'ai continué seule en suivant les directions variées voire proliférantes que me suggérait le dessin. Le poulet du dimanche est une somme des expériences graphiques que j'ai faites jusqu'à aujourd'hui. C'est aussi la preuve que par une sorte d'effet papillon un seul dessin peut en générer des centaines. »

Sylvie Fontaine

Le poulet du dimanche, par Sylvie Fontaine

«  Des BD courtes sur les relations interhumaines, montrant de quoi on aurait l'air si notre extérieur ressemblait à notre intérieur (pas très beau, souvent).  »

Willem, Charlie Hebdo

«  Non, l’être humain ne se change pas seulement en cafard. Sylvie Fontaine chronique les métamorphoses des relations amoureuses, dans son nouvel ouvrage qui se déguste comme une dose de bon acide. Hallucinations garanties.(…)Le poulet du dimanche, son nouvel album, voit donc Sylvie Fontaine publier chez un nouvel éditeur, Tanibis, réputé pour la qualité de son travail — et cet album ne déroge pas à la règle. Il fallait bien cela pour accompagner les délires très maîtrisés de l’auteure.La plus grande partie de l’album présente une succession de saynètes dans lesquelles des couples et des familles se font et se défont, au gré des métamorphoses de leur membres. Une sorte de somatisation extrême des espoirs et désespoirs que ressent tout un chacun. Au travers de ces interprétations parfois psychanalitiques des rapports humains, Fontaine opère une transmutation du quotidien, qui nous donne à voir comme une nouvelle dimension où, à côté des trois habituelles, les sentiments prennent chair. Il y a quelque chose d’expressionniste dans ces corps en mutation, une sorte de beauté intérieure que ne renierait pas le surréalisme.Dans cet album sont également inclus des carnets de croquis, une jolie histoire d’amoureux en lévitation, et, pour clôre l’ouvrage, une incroyable double-page qui en remontre à Geoff Darrow pour la densité des détails, scène citadine où l’observation de la rue le dispute à la fantaisie et à la caricature. Très planant. Signalons enfin la présence d’une préface signée Mœbius, pour lequel Sylvie Fontaine professe une grande admiration. Le sentiment semble être partagé.Offrez donc Le poulet du dimanche à tous les couples de votre connaissance. Ils s’y reconnaîtront immanquablement. Avec un peu de chance, l’album leur évitera une visite chez le psy quand les choses tourneront mal entre eux.  »

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François Peneaud, ActuaBD

«  (…) On apprécie des yeux la bestiole et on ouvre la fenêtre en même temps que le livre sur les géographies personnelles d’une polymorphie qui hante, du fond à la forme, toute l’œuvre de Sylvie Fontaine. (…)Tout est formel et sujet au changement imposé, recherché. Les échelles de temps varient et le retour à un état initial est possible, s’accordant alors à l’humeur et au temps psychologique.Au début ce sont les corps qui changent, déformés, informés par pensées, sentiments, mal- ou bien-être. Ensuite les formes diversifiées sont là, en soi, sont ce qu’elles sont, se côtoyant, s’attirant ou se repoussant comme des aimants, faisant fi des apparences. La forme ayant alors gagné en éloquence, les planches passent de six à quatre cases, dans une progression générale fluide comme une balade, qu’une mise en page intelligente et recherchée sait rythmer et ponctuer en douceur tout en se faisant invisible.Sylvie Fontaine a cherché son style et s’en est découvert plusieurs. Une autre diversité formelle donc, à l’échelle d’une œuvre cette fois, qui donne à ce livre un aspect grouillant, vivant comme peu en possèdent. Elle n’est pas le Janus stylistique qui l’a fascinée, mais un être à facettes cultivant son hétérogénéité trompeuse pour mieux en faire apparaître l’essentiel, en autant de miroirs d’âmes entêtants, renvoyant aux corps s’y cherchant devant, les possibles et la vie que les temps puissent permettre.Une démarche qui est aussi une lutte de nos jours, où le style devient identitaire plutôt qu’identité, s’accordant un peu de mode pour la forme (éternel retour) tout en se devant d’être là, absolu et pour toujours, niant l’évolutif et la maturation, au profit d’une stase engluante et du décoratif généralisé.  »

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Jessie Bi, Du9

«  (…) En feuilletant, dans un premier geste curieux, l’ouvrage, c’est en effet cette avalanche de lignes, ce trop-plein d’images et de cadres qui, fatalement empêchent le rapide coup d’œil de se prolonger : voilà un album qui ordonne violemment à son lecteur de ne pas le lâcher ! Un livre vivant qui impose qu’on le découvre où qu’on le délaisse mais qui ne s’accommode pas de la demi-mesure. (…)  »

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Alexis Laballery, Parutions.com

«  Avec les éditions Tanibis, chaque ouvrage se révèle un formidable écrin pour les récits qu'il contient. Le poulet du dimanche est un étonnant et somptueux livre signé Sylvie Fontaine, une bande dessinée d'une "originalité absolue" comme le souligne fort justement Jean Giraud dans son enthousiaste préface : au fil de récits en une page, l'auteure de Cubik (La Cafetière) enchante le quotidien ou, plus exactement, le désenchante, tordant les corps et les esprits, transformant les situations les plus banales, les confrontations familiales en scènes surréalistes et expressionnistes. Inclassable.  »

Rodolphe Lachat, La lettre

«  (…) Une mise en page audacieuse et originale, des dessins complexes et d'une rare richesse, un travail magnifique. Certaines images laissent perplexe, déconcertent, étonnent, épouvantent, font réfléchir, répulsent. Aucunes ne laissent indifférent. (…)  »

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Céline, Clair de Bulle

«  (…) En choisissant de s'exprimer uniquement en noir et blanc, Fontaine s'arrange pour être immédiatement efficace, énergique et répondre à un concept simple. Aussi troublant que cohérent, ce travail muet — mais bavard dans sa polymorphie — ne doit pas être réduit au seul exercice de style. Il présente un auteur de caractère, dont on continuera à suivre la piste.  »

Anne Richard, Graff It


Rhinocéros contre éléphant n°pi, couverture

19 x 25 cm
120 pages en noir & blanc & bichromie
couverture souple
ISBN : 978-2-84841-005-1
Paru en juin 2006, disponible
16€



Rhinocéros contre éléphant n°pi

par Collectif

Tanibis présente le fruit d'années de recherches MATHÉMATIQUES ! Des résultats inouis ! L'affaire V2 CLASSÉE ! Le Théorème de Fermat DÉMONTRÉ ! Et bien d'autres révélations dans Rhinocéros contre éléphant n°π.

Au sommaire :

Claude Amauger, Alex Baladi, Jean-Michel Bertoyas, Reymond Bravo, Ivan Brun, Hervé Carrier, Jean-Luc Coudray, Laure Del Pino, Valérie Dupin, Madani El Hariri, Fafé, Sylvie Fontaine, Philippe Grammaticopoulos, Hoël, IBN aL RabiN, Arnaud Lesage, Guillaume Long, Aurélien Maury, Lucas Méthé, Samuel Petit, Tobias Schalken, Stefan J.H Van Dinther & Thierry Van Hasselt. Couverture de Stefan J.H. Van Dinther.

Présentation :

Aph’art fanzine lors du festival d’Angoulême 2003, la revue de bandes dessinées Rhinocéros contre éléphant revient en force avec ce quatrième opus. Une vingtaine d’auteurs, 120 pages, et un dénominateur commun : les mathématiques. Bande dessinée, mais aussi écriture, photographie et graphisme sont au rendez-vous.

Les participants sont de toutes origines : Thierry Van Hasselt est activiste au FRMK, Lucas Méthé à Terre Noire, Stefan Van Dinther et Tobias Schalken aux laboratoires Eiland. D’autres s’investissent sur des terres étrangères à la bande dessinée : Madani El Hariri est biomécanicien, Jean-Luc Coudray novelliste et Arnaud Lesage photographe (lauréat du prix européen de la photographie 2005). Enfin, les habitués des éditions Tanibis ont également répondu présent, avec entre autres Ivan Brun, Hervé Carrier et Sylvie Fontaine. Un florilège d’auteurs se prêtant au jeu de la contrainte, l’homogénéité de ce recueil n’est pas plastique mais thématique : tous assimilent les mathématiques à leur création. Ils s’engagent dans des directions des plus diverses : Philippe Grammaticopoulos explore un imaginaire lunaire peuplé de symboles mathématiques quand d’autres présentent leurs expérimentations séquentielles (Thierry Van Hasselt, Arnaud Lesage). Ailleurs, les professeurs Carrier et Ibn Al Rabin décortiquent avec légèreté deux énigmes de l’histoire des maths. D’autres mettent en lumière l’omniprésence de mécanismes mathématiques dans notre quotidien : la cellule familliale (Ivan Brun, Valérie Dupin), le corps (Sylvie Fontaine) ou les rapports humains (Laure Del Pino) sont tour à tour disséqués. D’Ibn Al Rabin (mathématicien suisse) à Reymond Bravo (mathophobe philippin), tous démontrent que les mathématiques ne se limitent pas à de froids calculs.

Rhinocéros contre éléphant n°pi, par Collectif

«  Les mathématiques ne sont pas un domaine souvent associé à la BD. Le nouveau numéro de la revue des éditions Tanibis nous prouve pourtant qu’il y a bien des choses à faire en la matière. (…)La première chose qui frappe lorsque l’on feuillette ce superbe album est le soin apporté à la cohérence visuelle de l’ensemble (…). La qualité d’impression est également remarquable, mais moins étonnante : Lowlife, l’album de Ivan Brun lui aussi publié par Tanibis, bénéficiait du même soin.Venons-en au contenu de l’anthologie : parmi les contributions qui nous ont le plus intéressé, citons les textes poétiques de Jean-Luc Coudray, qui affirme des choses contestables ("le langage mathématique n’est pas un point de vue sur le monde, il est le monde"), mais le fait d’une façon aussi charmante que peu scientifique ; ceux de de Madani El Hariri, qui présente de façon ludique mais correcte des matheux et leurs idées, Aurélien Maury qui, seul ou en compagnie de Claude Amauger et Ivan Brun, montre que l’amour est "un oscillateur non linéaire" et que les maths peuvent pousser au crime ; Arnaud Lesage, dont les photos démontrent une fois de plus qu’il suffit de poser des images à côté les unes des autres pour que naisse une narration — même si ici, les formes choisies ne doivent rien au hasard ; Claude Amauger, donc le dessin réaliste et dense illustre une jolie histoire de science-fiction où le temps prend le dessus sur l’espace ; Hervé Carrier qui retrace l’histoire du théorème de Fermat, en partant des théories philosophiques des Pythagoriciens pour arriver à la démonstration dudit théorème il y a quelques années par Andrew Wiles, en utilisant un style graphique simple mais d’une inventivité certaine ; et enfin Ibn Al Rabin, dont les deux flics enquêtent sur l’irrationalité de racine de 2, d’une façon qui devrait être limpide, même pour les lecteurs les plus réfractaires à la logique mathématique. (…)Pour une fois qu’une bande dessinée aborde la science avec des points de vue d’une aussi grande variété, il faut en saluer l’initiative.  »

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François Peneaud, Actua BD

«  Ce n'est pas un n°4 qui succède au n°3 de Rhinocéros contre éléphant, mais un n°Pi. La revue des éditions lyonnaises Thot l'Ibis (devenues Tanibis en 2005) avait reçu l'Alph'Art fanzine à Angoulême pour son n°3. Ce n°Pi est entièrement consacré aux mathématiques, une première dans le 9e Art. La revue adopte le papier glacé et un dos carré avec 120 pages en noir et blanc, quelques unes en bichromie, feuilles de calque ou sérigraphiées ; du bel ouvrage bien mis en valeur avec une mise en pages soignée.Une vingtaine d'auteurs a fait le tour de la question (Pi x R). (…) Oubliez vos mauvais souvenirs scolaires, laissez les calculettes de côté, ouvrez votre nouveau manuel de mathématiques, Rhinocéros contre éléphant n°Pi !  »

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Jean-Marc Sache, Le Zata

«  Thématique forte, ce nouveau numéro de la revue Rhinocéros contre éléphant reste toujours aussi élégante, avec un sommaire sans failles. Que ce soit des travaux de Ivan Brun, Madani El Hariri, Claude Amauger et son graphisme poussé qui sort bien du lot, Ibn Al Rabin et ses deux super flics ou de Arnaud Lesage et ses découpages photographiques, tous ont quelque chose d'intéressant à dire et à montrer, mettant en avant une richesse esthétique et un sens de l'écriture certaine. Et tout cela ayant une relation avec les mathématiques. Ce qui en soit est quand même balèze.On appréciera également le choix de l'offset, de la qualité du papier et du travail autour de la maquette, qui pour une fois est parti sur des bases complexes et toujours en relation avec ces fichues mathématiques.Je ne sais pas si le contenu pourra passionner tous les amateurs de bandes dessinées, mais ce recueil mérite un détour pour apprécier de nouvelles formes narratives et de nouvelles thématiques, capables dans un ensemble de regrouper de la BD (qui au début était considéré pour les nuls) et les mathématiques (de tout temps pour les intellectuels). Enfin une alternative à la lecture paresseuse…  »

Philippe Duarte, Underground Society Webmag


Lowlife, couverture

20 x 26 cm
76 pages en noir & blanc
couverture en trichromie sur kraft
ISBN : 978-2-84841-002-9
Paru en mai 2005, épuisé
16€



Lowlife

par Ivan Brun

Ce terme désigne une personne de peu d’intérêt, un individu pas très fréquentable. Traduit de façon littérale, ce mot pourrait être interprété en français comme la « vie basse », les bas-fonds, la France-d’en-bas, où une population aux bas revenus mènerait une existence pathétique, dominée par ses bas instincts.

Lowlife est un recueil de récits courts réalisés entre 1996 et 2004 dans divers fanzines, comme Rhinocéros contre éléphant, l'Incroyable Zlozlo, le fanzine slovène Stripburger, la revue italienne Blue ou la revue espagnole El Vibora.

En dépit de leur apparente diversité graphique, ces récits sont mus par une logique implacable. Le motif récurrent est une misère structurelle d'où découle un néant moral et un désert affectif. Lowlife est un regard porté tour à tour sur les pays émergeants, les banlieues, l'individualisme contemporain, la dissolution des structures sociales et familiales… Contrairement aux représentations convenues qui nimbent la pauvreté d’une espèce d’idéal romantique, le lecteur est ici entraîné dans un panier de crabes où les protagonistes n’ont d’autre échappatoire que de reporter leur souffrance et leur frustration sur autrui. Le ton est cru, les images souvent dures témoignent d'une violence plus banale que spectaculaire.

Lowlife est le constat froid de la face noire de la modernité que nous masque la publicité. Le pamphlet articulé en plusieurs récits ne jugent pas les actes de ses protagonistes mais les circonstances qui les engendrent.

Pour servir le propos de l'auteur, Lowlife a été littéralement « emballé ». La couverture, le début et la fin du livre ont été imprimés sur du kraft d'emballage. Un livre « prêt à consommer », pourrait-on dire ! Bien que la majorité des planches de l'album soit en noir et blanc, une impression en bichromie a été réalisée pour respecter la qualité picturale du travail d'Ivan Brun. Certaines planches ont même été réinterpretées sous l'oeil de l'auteur. Le tout est ponctué d'illustrations imprimées sur kraft qui scandent le tout en quatre chapitres cohérents, quatre facettes de la misère et de ses conséquences. Le recto plutôt anodin de ces illustrations révèle au verso l'envers malsain de la situation, tout comme le font d'ailleurs la couverture et le dos de l'album.

Lowlife, par Ivan Brun

«  Un album aussi beau que dur.  »

Willem, Libération

«  (…) Les éditions Tanibis (anciennement Thot l’ibis, éditeur de Rhinocéros contre éléphant) (…) publient donc avec Lowlife un implacable recueil. Implacable car chaque histoire, chaque vision de notre monde offerte Ivan Brun est triste, violente, ses personnages perdus, égoïstes… Outre l’existence d’un réel regard de l’artiste, ce qui marque le lecteur dans Lowlife, c’est la variété et la richesse des styles graphiques utilisée par ce dessinateur aux multiples talents puisqu’il est également peintre et musicien rock. Et la beauté de l’objet qu’est ce livre : la plupart des dessins qui s’intercalent entre les pages de bandes dessinées sont imprimés sur du papier kraft du meilleur effet. Un livre et un auteur à part.  »

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Vincent Henry, BD Sélection

«  En ces heures où le consensuel médiatique nous envahit, la publication d’un album aussi corrosif que Lowlife constitue un antidote salutaire qui nous aidera à reprendre contact avec la réalité dans ce qu’elle a de moins aimable.(…) Le ton adopté est aussi varié que les thèmes abordés, faisant parfois rire jaune le lecteur, pour mieux lui asséner quelques vérités statistiques (les coûts comparés d’un sac de riz et d’un seul M16) ou donner la parole à une jeune femme à l’avenir professionnel aussi bouché qu’un périphérique un vendredi à la sortie des bureaux.Les qualités graphiques du travail d’Ivan Brun sont tout aussi évidentes, que ce soit par la variété des styles ou leur maîtrise. Du trait noir & blanc aux planches en bichromie, du dessin réaliste au presque cartoon, les personnages de Lowlife acquièrent tous en quelques cases une vraisemblance que leur envieraient nombre de personnages de fiction. La mise en scène et le découpage sont sobres et solides, manifestement au service des propos de l’auteur.Enfin, l’éditeur a lui aussi bien fait les choses : ce livre est un bel objet. Sous une couverture sur papier kraft, l’album est ponctué de pauses pleine page sous forme de dessins eux aussi sur papier kraft et dont, jolie idée, le contre-champ est dessiné au verso de la feuille, offrant une respiration bienvenue.Lowlife est un album à faire lire à tous les thuriféraires de notre société ultra-libérale où la seule liberté risque de n’être que celle de crever la bouche ouverte, de préférence sous l’oeil des caméras qui se chargeront d’alimenter l’opium du peuple qu’est la télévision, version renversée du panoptique destiné à surveiller tout un chacun, un Grand Frère qui, bien évidemment, ne nous veut que du bien. (…)  »

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François Peneaud, Actua BD

«  Rares sont les albums à peindre la société d'une façon aussi brutale que l'a fait Ivan Brun avec Lowlife un album qui regroupe sous une édition de luxe (papier kraft et impression en bichromie) une vingtaine de courts récits parus dans divers fanzines entre 1996 et 2003. Dès les premières histoires, le ton est donné avec un humour très noir et cynique. Ivan Brun n'a pas peur de s'attaquer à la politique, à l'armement ou à la dérive sociale, là où d'autres se seraient arrêtés, il enfonce le clou, et nous prouve à quel point l'humain est dangereux pour lui-même. Côté dessins, c'est une véritable démonstration de talent, à travers un style humoristique ou sérieux, à travers des crayonnés, des aplats de peinture ou du noir et blanc. Parfait et satirique, Lowlife est à posséder de toute urgence.  »

Philippe Duarte, Underground Society Webmag

«  Ivan Brun, dessinateur lyonnais d'obédience punk et diplômé RMIste des beaux-arts, aime l'esthétique des détritus. Le fessier à peine posé sur sa chaise, son regard est difficilement saisissable, fuyant. Comme pour scruter les moindres faux pas, bassesses et bas instincts d'un de ses contemporains. Son dernier recueil d'illustrations, Lowlife (éditions Tanibis) en est l'apologie. Aigre et brutal, cet enchevêtrement d'images troublantes et nauséeuses est attisé par un ton cru et un coup de crayon protéiforme et brillant. C'est beau mais c'est pas la fête. Les illustrations, réalisées sur une période de quatre ans, ont déjà été publiées dans pas mal de fanzines dont l'Incroyable Zlozlo.Accro à l'encrage noir et blanc mêlé de quelques larmes de ciguë, l'auteur s'explique sur le caractère plombant de sa bd : "Je montre que la misère ne rend pas les gens forcément sympathiques. C'est un cercle vicieux, les gens ont une vie de merde et la reportent sur les autres. C'est un milieu où règnent la médiocrité, la jalousie et la rancœur, où l'on préfère retenir ceux qui essayent de s'en sortir." Les quatre chapitres abordent la vie en périphérie du monde, l'art et la culture, puis la misère affective. Avec un seul et même message : "ramener les gens sur terre, leur montrer la réalité telle qu'elle est, les attraper et leur mettre le nez dans leur propre merde." Sans doute la bande dessinée la plus dérangeante de l'année.  »

Antoine Allègre, Lyon Capitale

«  (…) Ah, dites, le dessin est enlevé, mais c'est pas gai, gai ! Bon, allez, ça vaut toujours mieux que de brûler des voitures !  »

Morvandiau, Ferraille


Pétula, je suis une libellule!, couverture

50 x 26 cm
18 pages en couleurs et noir & blanc sérigraphiés
60 exemplaires numérotés
ISBN : 978-2-84841-002-9
Paru en juin 2005, disponible
40€



Pétula, je suis une libellule!

par Claude Amauger & Samuel Petit

Dérivée du principe du Kamishibaï (théâtre d'images japonais), voici certainement la réalisation la plus étrange jamais sortie des studios Tanibis…

Hommage à la crème fouettée du cinéma de genre (film noir et science-fiction), l'objet se compose de neufs images sérigraphiées entrecoupées de cartons de textes relatant l'insurrection d'une coalition de la faune et la flore contre la dictature humaine. Stars, Teknicolor dégoulinant, intrigue interplanétaire en Paranovision, tous les ingrédients sont réunis pour faire de Pétula, je suis une libellule ! une grande fresque entomologique, un space opera haletant, digne des meilleures séries B et Z. Voire Bzzz…

Pétula, je suis une libellule!, par Claude Amauger & Samuel Petit

Perpendiculaires, couverture

19,5 x 19,5 cm
12 pages en couleurs
couverture souple sous jaquette
ISBN : 2-84841-006-X
Paru en septembre 2004, épuisé
6€



Perpendiculaires

par Claude Amauger & Samuel Petit

Ce court livre d'images confronte les univers graphiques de deux des membres fondateurs de Tanibis. Tiré de façon artisanale à cent exemplaires, Perpendiculaires est disponible uniquement par correspondance.

Il s'agit de la dernière publication des éditions Thot l'Ibis avant qu'elles ne deviennent Tanibis.

Perpendiculaires, par Claude Amauger & Samuel Petit

Les ombres blanches, couverture

20 x 20,5 cm
84 pages en noir & blanc
couverture souple à rabats
ISBN : 2-84841-000-0
Paru en octobre 2002, disponible
12€



Les ombres blanches

par Hervé Carrier

Voici le livre des premières fois : premier album d'Hervé Carrier, mais également premier album publié par les éditions Thot l'ibis…

Les ombres blanches évoque le monde imaginaire d’Arthur Grisham, adolescent rêveur, doué d’une mémoire colossale. Son cerveau est comme la chambre noire d’un appareil photo pleine de souvenirs. Il apprend des livres par cœur sous le joug d’un imprésario tyrannique. Il ne quitte jamais son grenier, sauf un soir, lorsqu’il présente son numéro d’homme-mémoire dans un cabaret. De nombreux auditeurs viennent consulter cette bibliothèque vivante. Hanté par une faune imaginaire, Arthur leur récite des fables avec une aisance déconcertante, mais rêve et réalité se confondent. Il finit ainsi par s’identifier au célèbre enfant prisonnier Kaspar Hauser. Une forme d’aliénation mentale déforme peu à peu sa vision jusqu’à l’empêcher de sortir. La lecture reste alors sa seule évasion. Apparaît Lucie, une jeune aveugle éprise d’histoires. Elle aussi explore les rêves et le passé. Sa vitalité insuffle au jeune Arthur un peu d’humanité. C’est la seule à ne pas le considérer comme un monstre amusant. Nous apprenons enfin qu’Arthur fait partie d’une longue lignée d’hommes-mémoire apparue lorsque les livres étaient détruits sous les régimes de dictature. Ils disparaissent aujourd’hui, et Arthur Grisham devient un objet d’étude pour scientifiques. Mais se substituer à la mémoire du monde peut être un rêve dangereux qui mènera l’homme-mémoire en prison — une prison bien réelle cette fois-ci.

Les ombres blanches se veut un hommage au monde des livres et une exploration onirique de la mémoire. C’est une mosaïque d’histoires qui s’imbriquent à la manière des pièces d’un puzzle (comme certains romans du siècle des lumières, ceux de Diderot, Sterne…), une mosaïque pleine de chausses trappes, de glissements de sens, peuplée de mirages qui se dérobent sans cesse, une mosaïque où l’homme-mémoire, présenté comme un illusionniste du langage, tente par tous les moyens de substituer sa vie misérable à son art de conteur… avant d’échouer tragiquement. Fiction et réalité s'imbriquent en édifiant un système de résonnances propre à la mémoire. Cette narration labyrinthique et combinatoire, appréhendée avec un détachement amusé, reste avant tout un moyen d’investigation du monde intérieur de cet étrange artiste (la mémoire d’Arthur Grisham n’est pas dépourvue d’imagination) et de ses arcanes muséographiques pleines d’imprévus. Arthur Grisham, homme-cerveau, immobile la plupart du temps, possède en lui des images qui définissent sa personnalité. Les ombres blanches s’avère ainsi à terme une quête de l’imaginaire et une approche des mécanismes de la pensée.

Les ombres blanches, par Hervé Carrier

La greffe, couverture

15,5 x 5 cm
56 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
ISBN : 978-2-84841-003-6
Paru en avril 2002, épuisé
3€

  • Présentation
  • Échos
  • Extraits
  • Sur l'auteur


La greffe

par Hervé Carrier

Un mauvais rêve, l'abandon, le temps qui s'allonge, une pomme et des branches qui poussent : autant d'ingrédients pour une adaptation très libre de La métamorphose de Kafka.

À noter qu'en 2012, Alexandre Kha réalisa une nouvelle version de ce récit pour l'album Les monstres aux pieds d'argile.

La greffe, par Hervé Carrier

«  Hervé Carrier, connu aujourd'hui sous le pseudo d'Alexandre Kha, nous délivre ce petit (minuscule) album en 2002 aux éditions Tanibis (alors Thot l'Ibis).Il signe ici un ouvrage poétique, mélancolique, dur et au fond tellement vrai. Il y est question de responsabilités, de culpabilité, d'abandon.La greffe, adaptation de La métamorphose de Kafka, est entièrement basée sur l'angoisse de l'existence humaine.On se sent dans un lieu clos intimiste, comme enfermé et obligé de subir. Adapter l'œuvre de Kafka n'avait rien de facile, et on peut même penser l'exercice périlleux. Mais c'est bien une réussite, et la patte d'Hervé Carrier est passionnelle. (…)  »

C6ril, Bulledair


Rhinocéros contre éléphant n°3, couverture

19 x 25 cm
72 pages en noir & blanc
couverture en trichromie
Paru en avril 2002, disponible
7.5€



Rhinocéros contre éléphant n°3

par Collectif

Ce numéro a reçu l'Alph'Art fanzine au festival de la bande dessinée d'Angoulême 2003.

Au sommaire :

Claude Amauger, Julie Argouse, Aurélia Aurita, Ivan Brun, Hervé Carrier, Sylvie Fontaine, Flora Huynh, Patrick Jann!n, Lucas Méthé, Eva Pena, Samaël & Solea. Couverture d'Ivan Brun.

Présentation:

Équipé en standard d'une seconde couverture intérieure, ce numéro déborde de scoops et de révélations en tous genres ! Nos services secrets ont réussi à infiltrer les réseaux de presse pachydermes et à subtiliser quelques pages d'un journal d'actualité du pays Rhinocéros et Éléphant. Nous saluons ici tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour que nous puissions publier quelques unes de ces 14 pages qui apportent un regard nouveau sur les deux mastodontes.

Et comme si nous n'étions pas suffisamment racoleurs, ces pages scandaleuses viennent encadrer le sang et l'amour qui s'épanchent sur 56 pages de bandes dessinées réalisées par 11 auteurs paparazzis.

Rhinocéros contre éléphant n°3, par Collectif

«  Lauréat mérité de l'Alph'Art 2003, ce beau zine (peut-être trop propre sur lui pour certains) est une réussite éditoriale. Une maquette qui peut rappeler une certaine distanciation vue dans les catalogues de l'Association, mais une rigueur qui étonne quand on connaît l'âge des auteurs. Graphiquement inégal, mais toujours ambitieux, RCE promet de nous étonner encore longtemps.  »

Philippe Morin, PLG

«  Rhinocéros contre éléphant n°3, revue collective éditée par l'association Thot l'ibis, est un bel exemple de ce qui se fait de mieux en matière de création à l'heure actuelle. Rédactionnel plein d'humour et de dérision et, surtout, compilation de récits courts signés d'auteurs dans un ton original. Mention spéciale à Aurélia Aurita et Flora Huynh !  »

La Lettre

«  Le printemps s'annonce et qui dit printemps dit réveil des sens, l'envie de conter fleurette et de parler d'amour à tout bout de champ. C'est sur cette thématique que revient l'excellent fanzine Rhinocéros contre éléphant pour un n°3 consacré à la passion ravageuse. Une noire réflexion sur ces sentiments qui hantent le genre humain et où la conclusion serait à trouver dans l'histoire de Méthé : en amour, mieux vaut ne pas se poser trop de questions !  »

BoDoï


Fourmi Sismographique, couverture

19 x 19 cm
56 pages en couleurs et noir & blanc
couverture couleurs
Paru en juin 2001, épuisé
5.4€



Fourmi Sismographique

par Collectif

Au sommaire :

A, Claude Amauger, Aurelia Aurita, Ivan Brun, Hervé Carrier, Flora Huynh, Patrick Jann!n, Jocelyn & Samaël.

Tiré à 100 exemplaires à l'occasion du festival de Sierre et trop vite épuisé, ce collectif au format carré réunit une partie des auteurs de Rhinocéros contre éléphant, ainsi que des petits nouveaux dont une certaine Aurélia Aurita.

Fourmi Sismographique, par Collectif

«  Un album aussi beau que dur.  »

Willem, Libération

«  (…) Les éditions Tanibis (anciennement Thot l’ibis, éditeur de Rhinocéros contre éléphant) (…) publient donc avec Lowlife un implacable recueil. Implacable car chaque histoire, chaque vision de notre monde offerte Ivan Brun est triste, violente, ses personnages perdus, égoïstes… Outre l’existence d’un réel regard de l’artiste, ce qui marque le lecteur dans Lowlife, c’est la variété et la richesse des styles graphiques utilisée par ce dessinateur aux multiples talents puisqu’il est également peintre et musicien rock. Et la beauté de l’objet qu’est ce livre : la plupart des dessins qui s’intercalent entre les pages de bandes dessinées sont imprimés sur du papier kraft du meilleur effet. Un livre et un auteur à part.  »

Lire la chronique complète

Vincent Henry, BD Sélection

«  En ces heures où le consensuel médiatique nous envahit, la publication d’un album aussi corrosif que Lowlife constitue un antidote salutaire qui nous aidera à reprendre contact avec la réalité dans ce qu’elle a de moins aimable.(…) Le ton adopté est aussi varié que les thèmes abordés, faisant parfois rire jaune le lecteur, pour mieux lui asséner quelques vérités statistiques (les coûts comparés d’un sac de riz et d’un seul M16) ou donner la parole à une jeune femme à l’avenir professionnel aussi bouché qu’un périphérique un vendredi à la sortie des bureaux.Les qualités graphiques du travail d’Ivan Brun sont tout aussi évidentes, que ce soit par la variété des styles ou leur maîtrise. Du trait noir & blanc aux planches en bichromie, du dessin réaliste au presque cartoon, les personnages de Lowlife acquièrent tous en quelques cases une vraisemblance que leur envieraient nombre de personnages de fiction. La mise en scène et le découpage sont sobres et solides, manifestement au service des propos de l’auteur.Enfin, l’éditeur a lui aussi bien fait les choses : ce livre est un bel objet. Sous une couverture sur papier kraft, l’album est ponctué de pauses pleine page sous forme de dessins eux aussi sur papier kraft et dont, jolie idée, le contre-champ est dessiné au verso de la feuille, offrant une respiration bienvenue.Lowlife est un album à faire lire à tous les thuriféraires de notre société ultra-libérale où la seule liberté risque de n’être que celle de crever la bouche ouverte, de préférence sous l’oeil des caméras qui se chargeront d’alimenter l’opium du peuple qu’est la télévision, version renversée du panoptique destiné à surveiller tout un chacun, un Grand Frère qui, bien évidemment, ne nous veut que du bien. (…)  »

Lire la chronique complète

François Peneaud, Actua BD

«  Rares sont les albums à peindre la société d'une façon aussi brutale que l'a fait Ivan Brun avec Lowlife un album qui regroupe sous une édition de luxe (papier kraft et impression en bichromie) une vingtaine de courts récits parus dans divers fanzines entre 1996 et 2003. Dès les premières histoires, le ton est donné avec un humour très noir et cynique. Ivan Brun n'a pas peur de s'attaquer à la politique, à l'armement ou à la dérive sociale, là où d'autres se seraient arrêtés, il enfonce le clou, et nous prouve à quel point l'humain est dangereux pour lui-même. Côté dessins, c'est une véritable démonstration de talent, à travers un style humoristique ou sérieux, à travers des crayonnés, des aplats de peinture ou du noir et blanc. Parfait et satirique, Lowlife est à posséder de toute urgence.  »

Philippe Duarte, Underground Society Webmag

«  Ivan Brun, dessinateur lyonnais d'obédience punk et diplômé RMIste des beaux-arts, aime l'esthétique des détritus. Le fessier à peine posé sur sa chaise, son regard est difficilement saisissable, fuyant. Comme pour scruter les moindres faux pas, bassesses et bas instincts d'un de ses contemporains. Son dernier recueil d'illustrations, Lowlife (éditions Tanibis) en est l'apologie. Aigre et brutal, cet enchevêtrement d'images troublantes et nauséeuses est attisé par un ton cru et un coup de crayon protéiforme et brillant. C'est beau mais c'est pas la fête. Les illustrations, réalisées sur une période de quatre ans, ont déjà été publiées dans pas mal de fanzines dont l'Incroyable Zlozlo.Accro à l'encrage noir et blanc mêlé de quelques larmes de ciguë, l'auteur s'explique sur le caractère plombant de sa bd : "Je montre que la misère ne rend pas les gens forcément sympathiques. C'est un cercle vicieux, les gens ont une vie de merde et la reportent sur les autres. C'est un milieu où règnent la médiocrité, la jalousie et la rancœur, où l'on préfère retenir ceux qui essayent de s'en sortir." Les quatre chapitres abordent la vie en périphérie du monde, l'art et la culture, puis la misère affective. Avec un seul et même message : "ramener les gens sur terre, leur montrer la réalité telle qu'elle est, les attraper et leur mettre le nez dans leur propre merde." Sans doute la bande dessinée la plus dérangeante de l'année.  »

Antoine Allègre, Lyon Capitale

«  (…) Ah, dites, le dessin est enlevé, mais c'est pas gai, gai ! Bon, allez, ça vaut toujours mieux que de brûler des voitures !  »

Morvandiau, Ferraille


Microbe contre virus, couverture

15,5 x 5 cm
56 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
Paru en janvier 2001, épuisé
2.3€



Microbe contre virus

par Collectif

Au sommaire :

A, Claude Amauger, Hervé Carrier, Eric Girard, Medoc, Arnu West. Entretien avec Un Regard Moderne. Couverture de Samaël & Hervé Carrier.

Au travers d'un florilège de strips farfelus, une poignée d'auteurs tente de répondre à cette interrogation si cruciale. Attention, ouvrage hautement contagieux.

Microbe contre virus, par Collectif

«  Un album aussi beau que dur.  »

Willem, Libération

«  (…) Les éditions Tanibis (anciennement Thot l’ibis, éditeur de Rhinocéros contre éléphant) (…) publient donc avec Lowlife un implacable recueil. Implacable car chaque histoire, chaque vision de notre monde offerte Ivan Brun est triste, violente, ses personnages perdus, égoïstes… Outre l’existence d’un réel regard de l’artiste, ce qui marque le lecteur dans Lowlife, c’est la variété et la richesse des styles graphiques utilisée par ce dessinateur aux multiples talents puisqu’il est également peintre et musicien rock. Et la beauté de l’objet qu’est ce livre : la plupart des dessins qui s’intercalent entre les pages de bandes dessinées sont imprimés sur du papier kraft du meilleur effet. Un livre et un auteur à part.  »

Lire la chronique complète

Vincent Henry, BD Sélection

«  En ces heures où le consensuel médiatique nous envahit, la publication d’un album aussi corrosif que Lowlife constitue un antidote salutaire qui nous aidera à reprendre contact avec la réalité dans ce qu’elle a de moins aimable.(…) Le ton adopté est aussi varié que les thèmes abordés, faisant parfois rire jaune le lecteur, pour mieux lui asséner quelques vérités statistiques (les coûts comparés d’un sac de riz et d’un seul M16) ou donner la parole à une jeune femme à l’avenir professionnel aussi bouché qu’un périphérique un vendredi à la sortie des bureaux.Les qualités graphiques du travail d’Ivan Brun sont tout aussi évidentes, que ce soit par la variété des styles ou leur maîtrise. Du trait noir & blanc aux planches en bichromie, du dessin réaliste au presque cartoon, les personnages de Lowlife acquièrent tous en quelques cases une vraisemblance que leur envieraient nombre de personnages de fiction. La mise en scène et le découpage sont sobres et solides, manifestement au service des propos de l’auteur.Enfin, l’éditeur a lui aussi bien fait les choses : ce livre est un bel objet. Sous une couverture sur papier kraft, l’album est ponctué de pauses pleine page sous forme de dessins eux aussi sur papier kraft et dont, jolie idée, le contre-champ est dessiné au verso de la feuille, offrant une respiration bienvenue.Lowlife est un album à faire lire à tous les thuriféraires de notre société ultra-libérale où la seule liberté risque de n’être que celle de crever la bouche ouverte, de préférence sous l’oeil des caméras qui se chargeront d’alimenter l’opium du peuple qu’est la télévision, version renversée du panoptique destiné à surveiller tout un chacun, un Grand Frère qui, bien évidemment, ne nous veut que du bien. (…)  »

Lire la chronique complète

François Peneaud, Actua BD

«  Rares sont les albums à peindre la société d'une façon aussi brutale que l'a fait Ivan Brun avec Lowlife un album qui regroupe sous une édition de luxe (papier kraft et impression en bichromie) une vingtaine de courts récits parus dans divers fanzines entre 1996 et 2003. Dès les premières histoires, le ton est donné avec un humour très noir et cynique. Ivan Brun n'a pas peur de s'attaquer à la politique, à l'armement ou à la dérive sociale, là où d'autres se seraient arrêtés, il enfonce le clou, et nous prouve à quel point l'humain est dangereux pour lui-même. Côté dessins, c'est une véritable démonstration de talent, à travers un style humoristique ou sérieux, à travers des crayonnés, des aplats de peinture ou du noir et blanc. Parfait et satirique, Lowlife est à posséder de toute urgence.  »

Philippe Duarte, Underground Society Webmag

«  Ivan Brun, dessinateur lyonnais d'obédience punk et diplômé RMIste des beaux-arts, aime l'esthétique des détritus. Le fessier à peine posé sur sa chaise, son regard est difficilement saisissable, fuyant. Comme pour scruter les moindres faux pas, bassesses et bas instincts d'un de ses contemporains. Son dernier recueil d'illustrations, Lowlife (éditions Tanibis) en est l'apologie. Aigre et brutal, cet enchevêtrement d'images troublantes et nauséeuses est attisé par un ton cru et un coup de crayon protéiforme et brillant. C'est beau mais c'est pas la fête. Les illustrations, réalisées sur une période de quatre ans, ont déjà été publiées dans pas mal de fanzines dont l'Incroyable Zlozlo.Accro à l'encrage noir et blanc mêlé de quelques larmes de ciguë, l'auteur s'explique sur le caractère plombant de sa bd : "Je montre que la misère ne rend pas les gens forcément sympathiques. C'est un cercle vicieux, les gens ont une vie de merde et la reportent sur les autres. C'est un milieu où règnent la médiocrité, la jalousie et la rancœur, où l'on préfère retenir ceux qui essayent de s'en sortir." Les quatre chapitres abordent la vie en périphérie du monde, l'art et la culture, puis la misère affective. Avec un seul et même message : "ramener les gens sur terre, leur montrer la réalité telle qu'elle est, les attraper et leur mettre le nez dans leur propre merde." Sans doute la bande dessinée la plus dérangeante de l'année.  »

Antoine Allègre, Lyon Capitale

«  (…) Ah, dites, le dessin est enlevé, mais c'est pas gai, gai ! Bon, allez, ça vaut toujours mieux que de brûler des voitures !  »

Morvandiau, Ferraille


Rhinocéros contre éléphant n°2, couverture

19 x 25 cm
80 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
Paru en janvier 2001, épuisé
6.1€



Rhinocéros contre éléphant n°2

par Collectif

Ce numéro a reçu le "prix découverte" au festival de Sierre 2002.

Au sommaire :

A, Claude Amauger, Ambre, Ivan Brun, Cachu, Hervé Carrier, Valérie Chemarin, Fafé, Sylvie Fontaine, Flora Huynh, Olivier Josso, Pierre Lancelin, François-Xavier Léonard, Kkrist Mirror, Eva Pena, Serge Rivron, Gilles Rochier, Sylvain Roubaud & Samaël.

Entretiens avec Yvan Alagbé, Ambre, David B, Bézian, BigBen, Blanquet, Bolino, Felipe H. Cava, Christophe Chabouté, Jean-Claude Denis, Will Eisner, Fafé, Emmanuel Guibert, Killofer, Mattt Konture, Ptiluc, Serge Rivron & Sylvestre. Et un dessin de Lewis Trondheim pour la route. Couverture d'Emre Orhun.

Les cinq auteurs du premier numéro sont rejoints par une dizaine d'invités pour une soixantaine de pages d'histoires courtes. Parmi ces derniers, Hervé Carrier, Ivan Brun et Sylvie Fontaine deviendront par la suite des collaborateurs réguliers des éditions Tanibis. On trouvera également parmi ces pages une interview puzzle sur le rapport qu'entretiennent l'image et la narration dans la bande dessinée. Dix-huit auteurs issus des horizons les plus divers apportent leur contribution au débat.

Rhinocéros contre éléphant n°2, par Collectif

«  Du noir, du très noir pour ce 2ème opus du fanzine Rhinocéros contre éléphant. Atmosphères kafkaïennes, galères des petits boulots, chats noirs maudits et mère qui s'endort d'un éternel sommeil vous tireront des larmes de crocodile ! (…)  »

BoDoï

«  Rhinocéros contre éléphant grille les étapes et devient dès son deuxième numéro une belle revue sans être passée par la case fanzine. (…)  »

Lionel Tran, Jade

«  Rhinocéros contre éléphant, comme autant de solides presse-livres qui compilent entre leurs charpentes musclées des pages qui ne le sont pas moins.Ce numéro 2 s’ouvre en effet sur une réflexion d’une noirceur absolue sur la condition de l’homme pris dans la souricière invisible de la manipulation, cauchemardée par Claude et mise en images par A en petites cases dérangeantes d’ambiances et riches de dépouillement. À peine moins désabusés, Valérie Chemarin et Ivan Brun nous entraînent à la suite d’une jeune femme vaguement triste, dont les errements à la recherche d’une stabilité par l’emploi mettent en exergue de bien belle façon certains travers propres à l’espèce humaine, et la solitude inhérente à chaque individu pensant. Samaël, quant à lui, s’attache les services du Chat noir (très) librement inspiré d’une nouvelle de Poe, toute en ambiances noires et glacées, servi par un trait assurément talentueux (on pense même parfois à Eddie Campbell) mais la lisibilité reste parfois approximative pour qui ne connaîtrait pas la nouvelle-source. Bien plus primesautier, Une nuit entre deux trains de Flora Huynh, dans la droite lignée de certaines chroniques contemporaines et citadines (façon Dupuy et Berberian pour ne citer qu’eux) toujours distrayantes même si l’intrigue relève plus de l’anecdotique que du scénario. En bref on en voudrait plus. En bateau plutôt qu’en train, à bord de "l’Amer II", F.X. Léonard, aux commandes de Tubulures et d’une inventivité graphique réjouissante et soignée, constitue pour ainsi dire le reflet inversé d’Une histoire vraie de Claude Amauger, qui, lui, ferait presque oublier un dessin parfois obscur par une trouvaille scénaristique plutôt intéressante. Le scénario de Léonard, vous l’aurez compris, est parfois inégal, mais son dessin mérite vraiment le déplacement et la considération, tout comme celui de Krist Mirror, sur un texte très nostalgique (Ma mère est morte).Ces séries tout à fait variées par leur mise en page (comme par le papier utilisé pour leur mise en valeur, tour à tour glacé, blanc, kraft ou gris) et le nombre impressionnant d’artistes mis en pages (il conviendra de parler des autres talents dans un prochain numéro) allient un visuel fort à un rédactionnel parfois ambitieux (des articles sur Eisner, David B, Guibert). Rien que du bon qui vous fait soudain vous sentir l’ami des animaux.  »

Damien Perez, BD Paradisio

«  Excellent fanzine — mais RCE mérite-t-il encore une telle appellation ? — animé par une équipe dynamique qui ne se prend pas au sérieux (et pourtant il y aurait de quoi !). Maquette irréprochable, avec un jeu intéressant sur les différentes textures de papier suivant les pages. Variété des thèmes narratifs et des styles picturaux : plus d'une trentaine d'auteurs présents (francophones, hispanophones et anglophones). Interview d'Ivan Alagbé et pas moins de 17 mini-interviews (Christophe Chabouté, Ptiluc, Ambre, Emmanuel Guibert, David B, Serge Rivron, Will Eisner, Felipe H. Cava, Sylvestre, Bézian, Bolino, Blanquet, Killofer, Bigben, Fafé…). Coup de cœur particulier pour Bluette, la série d'écorchés vifs de Sylvie Fontaine, Le Chat Noir de Samaël, Love Story de Fafé et Cela va sans dire d'Olivier Josso. À quand le numéro 3 ?  »

Gilles Bailly, Salmigondis

«  Le 2ème numéro de Rhinocéros contre éléphant confirme la bonne impression laissée par son prédécesseur. Les BD sont de qualité, les choix de papiers judicieux, le travail soigné… et en plus on y trouve toute une série de petites interviews d'auteurs tels que Chabouté, David B, Guibert, Denis ou Ptiluc (entre autres). À découvrir absolument  »

DBD


Rhinocéros contre éléphant n°1, couverture

19 x 25 cm
32 pages en noir & blanc
couverture en bichromie
Paru en mai 2000, épuisé
4.6€



Rhinocéros contre éléphant n°1

par Collectif

Au sommaire :

A, Claude Amauger, François-Xavier Léonard, Sylvain Roubaud & Samaël. Couverture de Samaël.

Rhinocéros contre éléphant, voilà deux géants, symboles de force, de sagesse et d'éternité qui se ressemblent trop pour ne pas s'engager dans une lutte terrifiante et infinie.

Voilà le numéro par lequel tout a commencé. Cinq auteurs qui se rencontrent dans un atelier de bande dessinée animé par l'auteur Ambre. Le projet s'organise et voilà que A, Claude Amauger, François-Xavier Léonard, Sylvain Roubaud & Samaël signent un ensemble d'histoires courtes.

Rhinocéros contre éléphant n°1, par Collectif

«  Des fanzines comme ça, on n'en voit pas tous les jours. Le premier numéro de Rhinocéros contre éléphant, revue collective de l'association lyonnaise Thot, est tout simplement remarquable. Les auteurs, Sylvain Roubaud, Samaël ou François-Xavier Léonard entre autres, font preuve d'une créativité narrative et graphique que l'on n'avait sans doute pas vue depuis Jade qui fut en son temps couronné meilleur fanzine de France. Il faut dire que les créateurs de cette petite merveille ont été secondés par Ambre, un des auteurs phares de la revue montpellieraine et des éditions 6 pieds sous terre. Le prochain numéro s'annonce également prometteur avec un grand dossier sur le rapport du scénario et de l'image auquel devraient participer Chabouté, Toppi, Ambre ou Ptiluc.  »

BoDoï

«  L'association Thot vient de produire le n°1 de son fanzine Rhinocéros contre éléphant. Tirée à 400 exemplaires, cette revue est tout bonnement excellente. Les planches dont soignées, le papier utilisé est bien choisi, la maquette est réussie… À suivre de très près !  »

DBD

auteurs

ivan-brunIvan Brun
choi-juhyunChoi Juhyun
eric-drookerEric Drooker
emgEMG
sylvie-fontaineSylvie Fontaine
alexandre-khaAlexandre Kha
paul-kirchnerPaul Kirchner
ll-de-marsL.L. De Mars
aurelien-mauryAurélien Maury
lucas-varelaLucas Varela
diego-agrimbauDiego Agrimbau
jesse-jacobsJesse Jacobs
mehdi-melkhiMehdi Melkhi
ivan-brun, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Ivan Brun

Né en 1971, Ivan Brun vit et travaille à Lyon.

Il étudie à l’école nationale des Beaux-Arts de Lyon entre 1989 et 1994. En 1991, il intègre le collectif Organic Comix, groupe dont l’activité principale est la réalisation de comic-strips géants au cours de diverses manifestations culturelles. Cette pratique hors-norme l’amène à développer entre 1993 et 2000 un travail de peinture conséquent. Tirant vers le photoréalisme, ses tableaux s’inscrivent dans la continuité de la Figuration Critique des années 70, appliquée aux thèmes sociaux et politiques de la récession de la première moitié des années 90.

Opérant par la force des choses hors des circuits de l’art contemporain, Ivan Brun décide de mettre un terme à cette approche de la peinture, confronté au déni des galeries et des institutions. Ses expositions actuelles relèvent davantage de la performance, les peintures étant réalisées en un temps limité sur des matériaux de récupération.

Entre 1994 et 2000, Brun joue et chante au sein du groupe punk-hardcore Coche Bomba, de nombreux concerts furent donnés dans les squatts et lieux autonomes de l’Andalousie jusqu’aux confins de l’ex R.D.A. Les textes des chansons sont chantés tour à tour en Français, Anglais et Espagnol. Parallèlement, il publie dans divers fanzines des planches de bandes dessinées. Il s'autoédite en 1996 dans Lieux communs, un recueil de séquences délivrant une approche sociologique sur l’urbanisme et la population des banlieues. En 2004, sort l’album Otaku, fiction spéculative réalisée en collaboration avec le scénariste Lionel Tran, puis Tanibis édite le recueil d'histoires courtes Lowlife. Depuis fin 2005, des récits muets d'Ivan Brun sont publiées dans le mensuel L'Écho des Savanes, puis repris en 2008 et 2010 dans les albums No Comment et War Songs.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Lieux communs (Auto-édition, 1996, réédition par TerreNoire en 2005)
  • Otaku, scénario de Lionel Tran (Les Requins Marteaux, 2004)
  • Lowlife (Tanibis, 2005)
  • No comment (Drugstore, 2008)
  • War songs (Drugstore, 2010)

DESSIN ET ILLUSTRATION

  • Panoramique (TerreNoire, 2006)
  • Looping (Jarjille 2012)

FANZINE

  • Dump Site n°1 et 2 (2004)
  • Outrage Fatigue (2013)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

El Vibora, Blue, Geisha, Stripburger, My Way, l'Écho des Savanes, Pilote, Mome, Lamette, Reptile, Rhinocéros contre éléphant, Détachez vos ceintures, Tous coupables

EXPOSITIONS

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES (SÉLECTION)

  • Expectatives, à l'Espace des Arts Confondus/PezNer, Villeurbanne (1997)
  • Two worlds, one sentiment, à l'Alliance Française de Manille, Philippines (2000)
  • Disparates, à Art-Com Studio, Lyon (2000)
  • Conversions, au Centre Culturel l’Aqueduc, Dardilly (2002)
  • Spirales descendantes, à l'Espace 13x13, Annemasse (2002)
  • Lowlife, à la librairie Le Bal des Ardents, Lyon (2005)
  • Wasted Dreams, à l'atelier El Gah, Lyon (2006)
  • Le Meilleur des Mondes, à la fanzinothèque de Poitiers (2008)

EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTION)

  • Cent millions d’étoiles, au Musée d’Art Contemporain de Lyon (1999)
  • Lyons X-press, à la Viridian Gallery à New York U.S.A. (1999)
  • Exposition Tanibis, à l'Atelier TerreNoire, Lyon (2007)
  • La Nouvelle Vague, à la bibliothèque municipale de Lyon 1er (2008)

DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE

  • Split Lp 15 titres (1995)
  • Viva la Dereliccion 45 tours 10 titres (1996)
  • Poco o Nada 25cm 16 titres (1997)
  • Split Ep avec Argue Damnation (Japon, 1998)
  • 45 tours 8 titres (1999)
  • 5 years of trash guerilla (2000)

WEB

choi-juhyun, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Choi Juhyun

Juhyun Choi, auteur et plasticienne, est née à Gyeongju en Corée du Sud en 1978. Elle s'installe en France en 2001 pour y suivre des études d’art à l’École Supérieure de l’Image de Poitiers. Elle s’intéresse très vite à la bande dessinée pour mettre en images ses rêves et souvenirs. Elle a notamment publié Sous la peau du loup, Halmé (éditions Cambourakis) et Ressac (avec L.L. de Mars, éditions Tanibis). Ses histoires courtes sont parues dans des revues politiques et collectifs de bande dessinée comme Le monde diplomatique en bande dessinée, Internazionale, Récits, Le nouveau journal de Judith et Marinette, Stripburger… Elle a été en résidence à la villa Marguerite Yourcenar et à la Maison des Auteurs d'Angoulême. En tant que plasticienne, elle réalise des spectacles expérimentaux de théâtre d'ombre, mêlant ombres, danse et musique. Ses pièces ont été jouées à Ljubljana et à Bruxelles.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Caches (Autoédition, 2004)
  • Mains (Autoédition, 2004)
  • Le mois de janvier, avec Otto T. (Groinge, 2005)
  • Sous la peau du loup (Cambourakis, 2008)
  • Halmé (Cambourakis, 2009)
  • Variez vos salades / égayez vos sandwichs, avec Otto T. (FLBLB, 2010)
  • Ressac, avec L.L. de Mars (Tanibis, 2013)

COLLECTIFS

Crrisp (L’employé du moi), 40075 km (L’employé du moi), Le Monde Diplomatique en bande dessinée

REVUES & PÉRIODIQUES

Le nouveau journal de Judith et Marinette, Patate Douce, Stripburger, Warburger

WEB

Site personnel : http://choijuhyun.wordpress.com

eric-drooker, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Eric Drooker

New Yorkais de troisième génération, Eric Drooker naît en 1958 dans le Lower East Side, où il passe les quarante premières années de sa vie. Même après son déménagement en Californie, ce monstre urbain continue à le fasciner et reste au cœur de son œuvre.

À l’âge de douze ans, son grand-père lui offre La Ville et Mon livre d’heures, deux romans en gravures sur bois de Frans Masereel. Il découvre également les comics underground de Robert Crumb. Dans les années 70, il étudie la sculpture à la Cooper Union School of Art et s’installe près de Tompkins Park, dans la dixième avenue. Ses études achevées en 1983, il exerce divers métiers, puis commence à démarcher la presse afin de vivre de son art. Ses illustrations sont vues dans des journaux radicaux comme The People's Daily World ou The Progressive, diverses revues underground, des journaux de sans-abris ou encore dans le magazine pornographique Screw dans lequel il officie sous le pseudonyme de Dr. Ook.

Infatigable militant, il réalise d’innombrables caricatures politiques, tracts et « affiches de rue ». Le quartier entrant dans une phase de gentrification, Drooker se mobilise aux côtés des autres locataires et des sans-abris. Il participe aux émeutes de Tompkins Square Park en 1988, cet activisme lui valant quelques séjours en prisons.

Il rejoint l’équipe de World War 3 Illustrated, revue de bande dessinée militante fondée en 1980 par Seth Tobocman et Peter Kuper avec lesquels il partage, outre l'engagement politique, un graphisme anguleux et très contrasté. Il contribuera fréquemment à la revue et fera un temps partie de l'équipe éditoriale.

Constitué de trois récits muets réalisés sur une période de sept ans, Drooker publie Flood ! son premier livre en 1992. Notamment défendu par Art Spiegelman, Neil Gaiman et Frank Miller, le livre connaît un succès critique important et se voit attribuer un American Book Award. Des images issues de Flood ! ont été réutilisées par les groupes de rock Faith No More et Propagandhi et la Bibliothèque du Congrès fait l'acquisition en 2006 de l'ensemble des planches originales du livre.

Dans les années 90, Drooker élargit son champ d'action en se lançant dans la peinture. Le trait se fait moins anguleux, la couleur fait son apparition. Son travail est remarqué par le New York Times, il commence alors à travailler régulièrement pour des médias institutionnels (The New Yorker, dont il signe des couvertures, Newsweek, The Village Voice…) tout en poursuivant sa collaboration avec les médias alternatifs.

Toujours très actif dans le Lower East Side, il côtoie régulièrement Allen Ginsberg. Ils réalisent ensemble le livre Illuminated Poems, peu de temps avant la mort de Ginsberg. En 1998 paraît Street Posters and Ballads of the Lower East Side, une anthologie de planches de bandes dessinées, d'images, mais aussi de chansons et de poèmes. Son second roman graphique Blood Song — Une ballade silencieuse paraît en 2002. Si cette parabole muette du XXIe siècle partage avec Flood ! certains thèmes, elle délaisse l’aspect autobiographique pour gagner en universalité. L’approche graphique est également très différente, largement adoucie, aérienne, notamment inspirée par la découverte de la peinture extrême-orientale. Enfin, en 2010, Eric Drooker adapte en film d'animation le poème d'Allen Ginsberg Howl pour le long-métrage du même titre dirigé par Rob Epstein et Jeffrey Friedman.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE ET ILLUSTRATION

  • Flood ! A novel in pictures (Four Walls Eight Windows, États-Unis, 1992), publié en France sous le titre Flood ! Un roman graphique (Tanibis, France, 2009)
  • Illuminated Poems, avec Allen Ginsberg (Thunder’s Mouth Press, États-Unis, 1996)
  • Street Posters & Ballads (Seven Stories Press, États-Unis, 1998)
  • Blood Song : a Silent Ballad (A Harvest Original, États-Unis, 2002), publié en France sous le titre Blood Song — Une ballade silencieuse (Tanibis, France, 2010)
  • Howl (Harper Perennial, États-Unis, 2010)

SUR ERIC DROOKER

  • Subversion — L'art insoumis d'Eric Drooker (L'Échappée, France, 2007)

REVUES & COLLECTIFS

LA weekly, The New York Times, The Progressive, Screw, The Village Voice, The New Yorker, Newsweek, World War 3 Illustrated, Heavy Metal, 9-11, Comix 2000, Talking heads

DIVERS

Pochettes de disques pour Faith No More, Rage Against the Machine, Propagandhi

WEB

Site personnel : http://www.drooker.com

emg, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

EMG

EMG est un ordinateur expérimental relativement puissant mis au point en 1983 par des ingénieurs de Pitsoft France pour générer des suites plus ou moins cohérentes d'images et de texte.

Cadencé à 7 Mhz et doté de 256ko de mémoire à peu près vive, il produit pendant de longues années des images ASCII sans réel intérêt commercial, avant de connaître un upgrade significatif en 2003, avec l'introduction de la 3D et d'un moteur de rendu proche de la ligne claire (notamment via les pluggins Y-Chaland, S-Clerc ou JL-Floc'h). L'apport d'une carte d'extension BD-2000X apporte à EMG flexibilité et vitesse et lui permet de produire des bandes dessinées informatiques de plus de 32 cases, alors que ses concurrents (FMR-75 ou NRV-deluxe…) n'en affichent pas plus de 8. Multitâche préemptif, alors que la plate-forme de publication en ligne Grand Papier affiche plusieurs récits programmés par EMG, celui-ci génère en 2009 le blog/fanzine Néant Horizon qui regroupe d'autres auteurs de bandes dessinées électroniques.

À la rentrée 2012, EMG connaît sa plus importante mise à jour avec la commercialisation de Tremblez Enfance z46, son premier album papier. Dans l'attente de nouvelles aventures, EMG est actuellement stocké en pièces détachées dans les cales d'un cargo au port d'Anvers.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Tremblez Enfance z46 (Tanibis, 2012)

WEB

  • Site personnel : http://emg.50webs.org/
  • Publication de dessins et de bandes dessinées sur les plateformes Grand Papier, Pixel Art Obscur ou encore Manolosanctis.
  • EMG présente ses travaux et ceux d'autres auteurs de bande dessinée électronique sur le blog Néant Horizon.
sylvie-fontaine, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Sylvie Fontaine

Née en 1962, Sylvie Fontaine étudie à l’École nationale supérieure des arts décoratifs.

Après plusieurs années à travailler dans la publicité et l’illustration pour la presse (Nitro, Cosmopolitan, Télérama, Science & Vie Junior…), elle se tourne vers la bande dessinée pour créer une oeuvre plus personnelle. Ses premiers travaux sont publiés dans l’éphémère mensuel Bachi-Bouzouk et sur le site internet Du9. Remarquée par les éditions de la Cafetière, elle y publie Là-bas, histoire d’un homme découvrant un monde onirique fait de formes organiques, reflet de sa vision du monde polymorphe. Dans les tomes 1 & 2 du récit de science-fiction Cubik, des sphères en liberté perturbent l’ordre d’une société totalitaire et anguleuse. Récit profondément humain inspiré des lettres de Calamity Jane à sa fille, Calamity paraît en 2004. Sylvie y métamorphose son graphisme en adoptant un dessin au pinceau. Dans Le poulet du dimanche, elle revient à un univers fantastique et approfondit un travail sur la mutation des personnages comme du dessin. Ce travail connaît un nouveau développement dans ses Silhouettes, série de peintures exposées à plusieurs reprises. Sylvie Fontaine fait ensuite paraître à La Boîte à Bulles Naïve, bande dessinée destinée à un public adolescent. Elle revient aux éditions Tanibis avec Miss Va-nu-pieds, ballade pop et psychédélique évoquant autant Alice au Pays des Merveilles que Pravda la Survireuse, puis Sous le manteau.

Ayant par ailleurs écrit quelques critiques (Du9, L’indispensable), Sylvie Fontaine enseigne aussi depuis 1997 la bande dessinée et la peinture au centre culturel François Mauriac de Sevran.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Là-Bas (La Cafetière, 1999)
  • Cubik 1 (La Cafetière, 2000)
  • Changer tout (Les Oiseaux de Passage, 2001)
  • Cubik 2 (La Cafetière, 2002)
  • Calamity (BFB, 2004)
  • Le poulet du dimanche (Tanibis, 2007)
  • Naïve (La Boîte à Bulles, 2008)
  • Miss Va-nu-pieds (Tanibis, 2008)
  • Sous le manteau (Tanibis, 2010)

COLLECTIFS ET PÉRIODIQUES

Comix 2000, Rhinocéros contre Éléphant, Du9, PLG, Bachi-Bouzouk

EXPOSITIONS

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES (SÉLECTION)

  • Cubik, 4e festival BDélires, Espace Reuilly, Paris (2000)
  • Calamity, Galerie Frédéric Bosser & FNAC Montparnasse, Paris (2005)
  • Le Poulet du Dimanche, librairie-galerie Le Monte-en-l'air, Paris, médiathèque du Bachut, Lyon, et 6e rencontres du 9e Art, Aix-en-Provence (2007)
  • Silhouettes, Espace François Mauriac, Sevran (2008)

EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTION)

  • Les mille et une nuits, Espace François Mauriac, Sevran (1998)
  • Comix 2000, Institut français de Cologne, Allemagne (2000)
  • Rétrospective Tanibis, atelier TerreNoire, Lyon (2007)
  • La Nouvelle Vague, bibliothèque municipale de Lyon 1er (2008)
  • Des mots dans la peinture, Le cabinet d'amateur, Paris (2010)
  • Le Parfum, galerie Barbier & Mathon, Paris (2013)

WEB

Blog : http://fontainebd.blogspot.fr/

alexandre-kha, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Alexandre Kha

Dans la vraie vie, Alexandre Kha, né en 1969, est infographiste à Lyon. Dans l'autre, plus clandestine, il publie ses premières histoires dans la revue Rhinocéros contre éléphant des éditions Tanibis. Avec un optimisme déroutant, il persévère en commettant, toujours chez Tanibis, plusieurs livres composés de dessins légendés, puis de bandes dessinées, privilégiant un univers à la lisière de l'onirisme. Il a également illustré deux contes pour enfants.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE & DESSIN LÉGENDÉ

  • Les mangeurs d'absolu (Tanibis, 2007)
  • Souvenirs de poche (Tanibis, 2007)
  • L'attrapeur d'images (Tanibis, 2009)
  • Gimmick l'enchanteur (Jarjille, 2011)
  • Les monstres aux pieds d'argile (Tanibis, 2011)

ALBUMS JEUNESSE

  • La fille aux yeux de pluie, texte d'Anne Lauricella (Gecko, 2007)
  • Saafa et les Dogons (Vilo, 2011)

FANZINES

  • La disparue (Atelier 15, 2009)
  • Grafik Express (Atelier 15, 2009)
  • L'arpenteur (Atelier 15, 2010)
  • Portrait d'un(e) inconnu(e) (Atelier 15, 2010)
  • Le théorème funeste (Atelier 15, 2010)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Rhinocéros contre éléphant, ComixClub, Le Phacochère, Stripburger, Deadline, Tous cochons, Détachez vos ceintures…

WEB

paul-kirchner, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Paul Kirchner

Paul Kirchner est né le 29 janvier 1952 à New Haven (Connecticut).

Adolescent, il s’enthousiasme pour les comics de Jack Kirby et Steve Ditko. Après le lycée, il déménage à New York et s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Cooper Union. Il travaille parallèlement dans une librairie et vend des comic books pendant les conventions. Un camarade de classe le présente à Larry Hama, auteur de comics connu pour ses scénarios de Wolverine et GI Joe. À l’époque assistant de Wally Wood, Larry Hama amène Paul Kirchner au studio de Neal Adams ; Paul Kirchner y travaille occasionnellement et y croise entre autres Ralph Reese, Howard Chaykin, Bernie Wrightson, Walt Simonson, Russ Heath, Vicente Alcazar, Gray Morrow, Jim Starlin ou Al Milgrom.

Nous sommes en 1973, Paul Kirchner a alors 21 ans. Il décide qu’il est temps d’abandonner ses études d’art pour devenir artiste. Neal Adams le recommande à Joe Orlando, alors éditeur à DC comics, qui l’embauche comme crayonneur pour des comics d’horreur. Orlando le présente à Tex Blaisdell qui le recrute comme assistant sur le strip Little Orphan Annie qu’il avait repris après la mort d’Harold Gray. À la même époque, Paul Kirchner réalise sous le pseudonyme de Kurt Schnurr une quarantaine de couvertures pour Screw, revue pornographique publiée par Al Goldstein. Lorsqu’en 1973 Tex Blaisdell abandonne le strip Little Orphan Annie, Paul Kirchner devient assistant de Wally Wood grâce à Ralph Reese. Kirchner travaille notamment au dessin de la série érotique Sally Forth. Il commence par ailleurs à réaliser des illustrations pour le New York Times grâce à l’ancien directeur artistique de Screw.

Contacté en 1974 par le magazine d’humour Harpoon qui démarrait alors, il y entame Dope Rider, série de récits courts mettant en scène un squelette toxicomane. Ce travail, extrêmement étrange, se nourrit des westerns de Sergio Leone et de l’art de Magritte, Dali, Philippe Druillet, Hieronymous Bosch et M.C. Escher. Dope Rider sera par la suite repéré et publié par High Times, revue emblématique de la contre-culture. En regardant le travail de Paul Kirchner, Neal Adams a ce commentaire : « comment peut-on avoir l’air aussi normal et dessiner des choses aussi étranges ? ». Une partie de ces récits courts est publiée en France dans L’Écho des savanes puis dans l’album Conte à rebours grâce à Fershid Bharucha.

Le magazine américain Heavy Metal, inspiré de Métal Hurlant, démarre en 1977. Paul Kirchner y dessine divers récits courts, puis montre une série de strips surréalistes intitulée le bus à l’éditrice Julie Simmons. le bus paraîtra dans Heavy Metal pendant six ans.

En 1980, il réalise pour l’entreprise de jouets Mego la conception d’une ligne de figurines militaires et divers récits courts reprenant mettant en scène les personnages. Il travaille pour Mego pendant un an, puis l’entreprise fait faillite. Il revient ensuite à un travail de bande dessinée plus personnel, passant une année sur un roman graphique qu’il réalise en collaboration avec l’écrivain hollandais de romans policiers Janwillem van de Wetering, rencontré par l’intermédiaire de son frère aîné Thomas Kirchner, un moine bouddhiste zen. Murder by Remote Control est publié en 1986, mais rencontre un succès mitigé.

S’éloignant par la suite du monde de la bande dessinée, il continue à dessiner, notamment pour l’industrie du jouet et la publicité. Paul Kirchner a également écrit des ouvrages de non-fiction humoristiques pour Rhino Record ainsi que des documentaires sur des sujets tels que les techniques de combat où l'histoire du couteau Bowie pour Paladin Press.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Contes à rebours (Éditions du Triton, France, 1980)
  • Moord op Afstand, avec Janwillem van de Wetering (W & L Boeken, Pays-Bas, 1984), traduit en anglais sous le titre Murder by remote control (Ballantine, États-Unis, 1986)
  • Realms (Catalan Communications, États-Unis, 1987)
  • the bus (Ballantine, États-Unis, 1987)
  • The Big Book of Losers : Pathetic but True Tales of the World’s Most Titanic Failures, scénarios pour divers dessinateurs (DC Comics, États-Unis, 1997)
  • le bus & the bus, rééditions augmentées en français et en anglais de l'album paru en 1987 (Tanibis, France, 2012)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Big apple comix, Harpoon, High Times, Heavy Metal, Epic Illustrated, The New York Time, Weird War Tales, L’écho des savanes, Special USA

ÉCRITS

  • Trajectories, texte sur Wallace Wood publié dans The Comics Journal n°198 (Fantagraphics, États-Unis, 1997), repris dans Against the Grain : Mad Artist Wallace Wood (TwoMorrows Publishing, État-Unis, 2003)

Paul Kirchner a également écrit des ouvrages de non-fiction humoristique pour Rhino Record ainsi que des documentaires pour Paladin Press.

WEB

ll-de-mars, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

L.L. De Mars

Artiste hispano-suisse, L.L. De Mars est né en 1967 en Bretagne. Actuellement, il vit et travaille dans un trou. Infatigable touche-à-tout, il s'investit notamment dans les champs de la littérature, de la lecture publique, de la musique contemporaine, de l'art contemporain, de la création vidéo, de la bande dessinée et du dessin satirique. La majeure partie de son travail est en copyleft et peut être lue sur son site web le terrier.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Pingouins tome 1 : l'aller (Treize étrange, 1996, In libro veritas, 2006)
  • Pingouins tome 2 : le retour (Treize étrange, 1997, In libro veritas, 2006)
  • 15 jours avant la fin du monde (6 pieds sous terre, 2005)
  • Plusieurs lièvres à la fois (6 pieds sous terre, 2005)
  • Henri le lapin à grosses couilles (6 pieds sous terre, 2005)
  • La place idéale pour s'égarer (Lazer, 2008)
  • Quelques prières d'urgence à réciter en cas de fin des temps (Les Rêveurs, 2009)
  • Docilités (Bicéphale, 2010)
  • Comment Betty vint au monde (Tanibis, 2011)
  • Dialogues de morts autour de la musique (Scutella, 2011)
  • Une brève et longue histoire du monde (Délicates, 2011)
  • Accordéon de Kündig 01 : Les cloches de Rome, avec E. & J. LeGlatin (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 02 : L’oeil de mon voisin, avec E. & J. LeGlatin (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 03 : De la couture, avec E. & J. LeGlatin (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 04 : Piège à sucre, avec E. & J. LeGlatin. (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 05 : Tanné dedans, avec Docteur C. (Bicéphale, 2012)
  • Accordéon de Kündig 06 : Quadrature du champ, avec Docteur C. (Bicéphale, 2012)
  • Hors-sujet (6 pieds sous terre, 2012)
  • Hapax (The Hoochie Coochie, 2013)
  • Ressac, avec Choi Juhyun (Tanibis, 2013)
  • Carré carré carré carré, avec Benoît Preteseille (Polystyrène, 2013)

DESSIN ET ILLUSTRATION

  • Minnie et son Nounours, texte de Stéphane Batsal (MMI, 2001)
  • Chérie, promet-moi de m'achever si j'ai une idée de droite (Centre d'art de Bazouges-la-Pérouse, 2005)
  • M – Une traversée des chants de Maldoror (6 pieds sous terre, 2006)
  • Les Mœurs étranges de Perpendicule (L'œuf, 2008)
  • La Gaya Scienza (L'œuf, 2010)
  • Les misères et les malheurs de la guerre, d'après Jacques Callot noble lorrain, texte de Laurent Grisel (Ion, 2012)

COLLECTIFS

Aïeaïeaïe, Bévue, Bonobo Revue, Bob, Charlie Hebdo, Chutes, CJC, CQFD, Le crachoir, L'écho des Savanes, Gorgonzola, Jade, Oh la vache !, R de réel, Spirou, Turkey Magazine

RÉCITS, POÉSIE, ESSAIS

  • De l’humour libéral, ou l’invention de l’idiot moderne, actes du colloque éponyme, avec Jean-Francis Peirce (Le Bon accueil, 2001)
  • Moteurs ou les Augures, roman écrit en collaboration avec S. Batsal (MMI, 2001)
  • Constitution (Le mot et le reste, 2004)
  • Politique de l'art, avec Question orale de Jean-Marie Goater (Les Perséides, 2006)

DIVERS

Co-création et co-direction des revues La Parole Vaine (1993, treize numéros), MMI (2001, neuf numéros), Enculer (2007-2010, six numéros).

WEB

Site personnel : http://www.le-terrier.net. Ce site, en ligne depuis 1996, présente également les travaux de nombreux autres poètes, dessinateurs, musiciens, peintres et plasticiens.

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  • Biographie
  • Bibliographie

Aurélien Maury

C'est en 1973, non loin de la ville texane de Cotulla, que Terrence A. Maury voit le jour dans la ferme d'élevage porcin de ses parents. Contraint par les services sociaux à rejoindre un établissement spécialisé, il quitte le foyer familial à 33 ans. C'est à cette époque qu'il découvre la science-fiction et se passionne pour l'univers des comics.

Ses premiers dessins sur des boîtes de céréales retournées éveillent l'attention et on lui propose rapidement d'organiser une exposition dans le hall de la cafétéria de Mendy's. C'est à cette occasion que le directeur des ventes des éditions Tanibis, alors en vacances, remarque le potentiel de cet artiste hors-norme.

En mars 2011 paraît Le dernier cosmonaute, un ouvrage poignant et sensible que Terrence choisit de signer de son deuxième prénom en hommage à ses lointaines origines françaises. Aujourd'hui, Terrence est très fier d'être publié en France. Grâce a ses droits d'auteur, il a pu acquérir la réplique en modèle réduit de la navette Columbia en 15.000 pièces. Il entend bien en achever le montage cet automne.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Le dernier cosmonaute (Tanibis, 2011)

ALBUM JEUNESSE

  • Les contes du piano-caméra — Oïgo Bongo, texte de Jérôme Margotton (éditions du Piano-caméra, 2013)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Rhinocéros contre éléphant, Fourmi Sismographique, Microbe contre Virus, Zen, Projet Bermuda, La Tribune de Lyon.

WEB

Blog : http://carnavalpanzer.blogspot.fr/

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  • Biographie
  • Bibliographie

Lucas Varela

Lucas Varela est né à Buenos Aires en 1971. Après des études de graphisme à l’université de Buenos Aires, il fonde avec l’écrivain Roberto Barreiro le fanzine Kapop, dont six numéros paraissent entre 1998 et 2001. Il y dessine la plupart des récits, s'essayant avec bonheur à de nombreux styles graphiques. Parallèlement, il travaille entre 1996 et 2002 comme dessinateur et graphiste pour le quotidien Clarín. Ce travail sera récompensé par la Society of News Design. Il se consacre pleinement à la bande dessinée et l’illustration depuis 2002.

Dans le domaine de la bande dessinée, il publie en Argentine le recueil d’histoires courtes Estupefacto en 2007. Paolo Pinocchio, version cynique du personnage de Collodi y fait son apparition. Un second recueil, Matabicho paraît en 2009. Avec l’auteur Carlos Trillo, récemment disparu, il réalise La Corne écarlate et L’Héritage du Colonel, tous deux publiés en France, ainsi que Sasha Despierta (prépublié dans la revue argentine Fierro) et la série la jeunesse Ele.

Paolo Pinocchio, son premier album en tant qu’auteur complet, est publié en Espagne en 2011. Il entame la même année avec le scénariste Diego Agrimbau une série de récits courts associant la représentation de troubles neurologiques avec un jeu sur les mécanismes de la bande dessinée. Fruit de cette collaboration, Diagnostics paraît en 2013.

Parallèlement, il travaille comme illustrateur pour la presse et expose son travail en galeries. Il est actuellement en résidence à la maison des auteurs d’Angoulême.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • La Corne écarlate, scénario de Carlos Trillo (SAF Comics, France, Hollande et Angleterre, 2004)
  • Estupefacto, sur des scénarios de plusieurs auteurs (Domus Editora, Argentine, 2007)
  • Matabicho, sur des scénarios de plusieurs auteurs (Editorial Moebius, Argentine, 2009)
  • Ele, sous le pseudonyme de Mr. Zombi, scénario de Carlos Trillo et Maicas (SAF Comics)
  • L’Héritage du Colonel, scénario de Carlos Trillo (Éditions Delcourt, France, 2009)
  • Paolo Pinocchio (Dibbuks, Espagne, 2011, Tanibis, France, 2012)
  • Sasha Despierta, scénario de Carlos Trillo (Historietas Argentinas, Argentine, 2011)
  • Diagnostics, scénario de Diego Agrimbau (Tanibis, France, 2013)

ILLUSTRATION

  • Piedras Fritas, illustrations pour un recueil de contes de Carlos Trillo (Journal Clarín, Argentine, 2008)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Art-Monstre (Café-Creed), Webtrip, ¡Caramba!, XXI, Clarín, La Nación, Rolling Stone Argentina, The Observer, Financial Times, Wired UK, Time Out de Londres, La Vanguardia de Cataluña

WEB

diego-agrimbau, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Diego Agrimbau

Né à Buenos Aires en 1975, Diego Agrimbau, fait ses premiers pas de scénariste dans le milieu indépendant argentin dès les années 1990. Il est co-fondateur de la maison d’éditions La Productora (2003) et membre du collectif Historietas Reales (2005), plate-forme de publication en ligne de bandes dessinées en feuilleton.

Il réalise plusieurs récits de science-fiction et d’anticipation, notamment avec le dessinateur Gabriel Ippóliti — La bulle de Bertold (Albin Michel), Prix Utopiales 2005, puis Planeta Extra, Prix Planeta De Agostini de bande dessinée en 2009 — ainsi qu’avec Leonardo Pietro — Fergus, Détective Publicitaire (L’Atalante, 2009), Cieloalto (Agua Negra, 2012).

Auteur prolifique, il travaille avec différents dessinateurs et s’essaye à de nombreux genres comme le récit intimiste (Le dégoût, dessins de Dante Ginevra), le comic strip (Los Canillitas, dessins de Fernando Baldó) ou encore l'uchronie, avec Eden Hôtel (Casterman, 2012), son dernier album en collaboration avec Ippóliti.

En 2011, il réalise une résidence de quatre mois à la Maison des Auteurs d’Angoulême avec Lucas Varela. De leur collaboration naît Diagnostics, un ensemble d'histoires courtes mêlant réappropriation des codes du récit de genre et expérimentation narrative.

Diego Agrimbau enseigne également le scénario de bande dessinée. Il a participé à plusieurs ateliers et master-class, notamment en France et en Argentine. Il dispense des cours de scénario dans son atelier ainsi qu’à l’Université de Palermo à Buenos Aires.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • La Bulle de Bertold, dessin de Gabriel Ippóliti (Albin Michel, France, 2005)
  • Egipcios del espacio, sur des scénarios de plusieurs auteurs (Domus Editora, Argentine, 2007)
  • La Grande toile, dessin de Gabriel Ippóliti (Albin Michel, France, 2006)
  • El Asco, dessin de Dante Ginevra (Domus Editora, Argentine, 2007), publié en France sous le titre Le dégoût (Insula, France, 2013)
  • El Muertero Zabaletta, dessin de Dante Ginevra (Norma Editorial, Espagne, 2008)
  • El Campito, dessin d’Hernán Gutiérrez (Belerofonte/Loco Rabia, Uruguay et Argentine, 2009)
  • Planeta Extra, dessin de Gabriel Ippóliti (Planeta DeAgostini Comics, Espagne et Italie, 2009)
  • Fergus, Détective publicitaire, dessin de Leonardo Pietro (L’Atalante, France, 2009)
  • Eden hôtel, dessin de Gabriel Ippóliti (Casterman, France, 2012)
  • Los Canillitas, tome 1, dessin de Fernando Baldó (Belerofonte/Loco Rabia, Uruguay et Argentine, 2012)
  • Cieloalto, dessin de Leonardo Pietro (Agua Negra, Argentine, 2012)
  • Diagnostics, dessin de Lucas Varela (Tanibis, France, 2013)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Comix Kiss Comics, El Mosquito, Tiempo Argentino, Fierro, Arkanov, Carne Argentina, Néstor Cómics, Camouflage Comics, Suda Mery K!, Ábreme, Tábula Rasa, Cent pour Cent, La Patria Dibujada

WEB

Blog personnel : http://diegoagrimbau.blogspot.fr/

jesse-jacobs, autoportrait
  • Biographie
  • Bibliographie

Jesse Jacobs

Né sur la côte est du Canada, Jesse Jacobs vit et travaille actuellement à London, dans l'Ontario.

Il étudie à l'école des beaux-arts de Nouvelle Écosse, se spécialisant dans le dessin et l'estampe. Il auto-édite plusieurs livres, expérimentant les techniques d'impression. Ses travaux figurent dans diverses anthologies, notamment dans les éditions 2012 et 2013 de The Best American Comics. Sa première œuvre publiée professionnellement, Even the Giants, sort en 2011 chez AdHouse Books.

Ses deux romans graphiques suivants, publiés au Canada par Koyama Press, sont traduits en France par Tanibis. … Et tu connaîtras l'univers et les Dieux est publié en 2014, tandis que son successeur Safari Honeymoon paraîtra en 2015.

Quand il ne fait pas de bande dessinée, Jesse Jacobs dessine des skate-boards ou travaille pour la série d'animation Adventure Time.

BIBLIOGRAPHIE

BANDE DESSINÉE

  • Even the Giants (Adhouse Books, États-Unis, 2011)
  • By this shall you know him (Koyama Press, Canada, 2012), publié en France sous le titre … Et tu connaîtras l'univers et les Dieux (Tanibis, 2014)
  • Safari Honeymoon (Koyama Press, Canada, 2014), à paraître en France sous le titre Safari lune de miel (Tanibis, 2015)

FANZINES & LIVRES AUTO-ÉDITÉS

  • One Million Mouths (Auto-édition, Canada, 2007)
  • Small Victories (Auto-édition, Canada, 2007)
  • Blue Winter, Shapes in the Snow (Auto-édition, Canada, 2008)
  • Young Safari Guide (Koyama Press, Canada, 2013)

COLLECTIFS & PÉRIODIQUES

Qwerty, The Coast, Black Warrior Review, Barsowia 14, Root Rot (Koyama Press), Le Monde Diplomatique, Kult, Sycamore Review, NoBrow, š!, The Best American Comics, Carousel Magazine, Suspect Device , Têtes de mickey, Descant

WEB

Jesse Jacobs présente son travail sur www.jessejacobs.ca et www.onemillionmouths.tumblr.com

mehdi-melkhi, autoportrait
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Mehdi Melkhi


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boutique

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Librairies

Vous trouverez ci-dessous une sélection de librairies présentant régulièrement nos livres. S'ils ne disposent pas du titre que vous recherchez, il se feront certainement un plaisir de vous le commander.
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Si vous êtes libraire et souhaitez vous procurer nos ouvrages, veuillez consulter les coordonnées de nos différents diffuseurs/distributeurs.

    FRANCE

    06 – Alpes-Maritimes

  • PLANÈTE LIVRES — 6, rue Defly 06000 Nice
  • COMIC STRIPS CAFÉ — 3, avenue du 24 Août 06600 Antibes
  • 11 – Aude

  • BD & CIE — 4, rue Francis Marceno 11000 Narbonne
  • 12 – Aveyron

  • CULTURE BD — 13, place du Bourg 12000 Rodez
  • 13 – Bouches du Rhône

  • LIBRAIRIE MAUPETIT — 142, La Canebière 13001 Marseille
  • HMO - LA SALLE DES MACHINES — 41, rue Jobin 13003 Marseille
  • LA RÉSERVE À BULLES — 76, rue des frères Barthélémy 13006 Marseille
  • LA BÉDÉRIE — 9, rue des Cordeliers 13100 Aix-en-Provence
  • LA LICORNE — 67, cours Mirabeau 13100 Aix-en-Provence
  • ACTES SUD — Place Nina Berbérova 13200 Arles
  • L'ARGONAUTE — 45, rue de la république 13500 Martigues
  • 14 – Calvados

  • BD R'ART — 13, rue Froide 14000 Caen
  • LA COUR DES MIRACLES — 51, rue Froide 14000 Caen
  • 16 – Charente

  • LIBRAIRIE DE LA BANDE DESSINÉE ET DE L'IMAGE — 121, rue de Bordeaux 16000 Angoulême
  • 17 – Charente-Maritime

  • MILLE SABORDS — 20-22, rue Palais 17000 La Rochelle
  • 25 – Doubs

  • LES SANDALES D'EMPÉDOCLE — 95, Grande rue 25000 Besançon
  • 26 – Drôme

  • LA LICORNE — 12, place des Clercs 26000 Valence
  • LA BALANÇOIRE — 6, rue Général Berlier 26400 Crest
  • 29 – Finistère

  • EXCALIBULLE — 9, place de la Liberté 29200 Brest
  • 31 – Haute-Garonne

  • ATMOSPHÈRE — 16, rue des Filatiers 31000 Toulouse
  • LIBRAIRIE OMBRES BLANCHES — 50, rue Gambetta 31000 Toulouse
  • TERRES DE LÉGENDES — 44, rue Gambetta 31000 Toulouse
  • LA PRÉFACE — 35-37, allée du Rouergue 31770 Colomiers
  • 33 – Gironde

  • ALBUM — 162, rue Sainte Catherine 33000 Bordeaux
  • BD FUGUE CAFÉ — 10, rue de la Merci 33000 Bordeaux
  • FNAC — 50, rue Sainte Catherine 33000 Bordeaux
  • LA MAUVAISE RÉPUTATION — 19, rue des Argentiers 33000 Bordeaux
  • LIBRAIRIE MOLLAT — 15, rue Vital Carles 33000 Bordeaux
  • 34 – Hérault

  • ALBUM — 5, rue de l'aiguillerie 34000 Montpellier
  • AZIMUTS — 13, rue Saint-Guilhem 34000 Montpellier
  • LIBRAIRIE SAURAMPS — Centre commercial Le Triangle, 34000 Montpellier
  • 35 – Ille-et-Vilaine

  • ALPHAGRAPH — 5, rue d'Échange 35000 Rennes
  • LA COURS DES MIRACLES — 18, rue de Penhoet 35000 Rennes
  • M'ENFIN — 13, rue Victor Hugo 35000 Rennes
  • TY BULL TOME 2 — 13, rue Saint-Hélier 35000 Rennes
  • 37 – Indre-et-Loire

  • BÉDÉLIRE — 81, rue du Commerce 37000 Tours
  • 38 – Isère

  • MOMIE FOLIE — 11, rue des Clercs 38000 Grenoble
  • GLÉNAT — 19, avenue Alsace Lorraine 38000 Grenoble
  • LES BULLES DE VIENNE — 11, rue du Collège 38200 Vienne
  • 41 – Loir-et-Cher

  • AU REPAIRE DES HÉROS — 41, rue Beaurepaire 41900 Angers
  • 42 – Loire

  • L'ÉTRANGE RENDEZ-VOUS — 1, rue Faure Belon 42000 Saint-Étienne
  • DES BULLES ET DES HOMMES — 11bis, rue du 11 Novembre 42100 Saint-Étienne
  • 44 – Loire-Atlantique

  • ALADIN — 8, rue Mercœur 44000 Nantes
  • LIBRAIRIE COIFFARD — 7, rue de la Fosse 44000 Nantes
  • STORY BD — 6, rue Guepin 44000 Nantes
  • VENT D'OUEST AU LIEU UNIQUE — 2, rue de la Biscuiterie 44000 Nantes
  • 45 – Loiret

  • LEGEND BD — 39, place du Chatelet 45000 Orléans
  • 49 – Maine-et-Loire

  • BIBLIO.GRAPHIK — 55, rue Baudrière 49100 Angers
  • 51 – Marne

  • BÉDÉRAMA — 26, galerie de l'Étape 51100 Reims
  • 53 – Mayenne

  • M'LIRE — 3, rue de la Paix 53000 Laval
  • 54 – Meurthe-et-Moselle

  • LA PARENTHÈSE — 19, cour des Arts 54000 Nancy
  • 57 – Moselle

  • AU CARRÉ DES BULLES — 19, rue de la Fontaine 57000 Metz
  • HISLER BD — 1, rue Ambroise Thomas 57000 Metz
  • 59 – Nord

  • LE FURET DU NORD LILLE — 15, place du Général de Gaulle 59000 Lille
  • AVENTURE BD — 36, rue Poincaré 59140 Dunkerque
  • BD FUGUE CAFÉ — 5, rue Royale 59800 Lille
  • 63 – Puy-de-Dôme

  • ESPRIT BD — 4, rue Saint Esprit 63000 Clermont-Ferrand
  • 64 – Pyrénées-Atlantiques

  • BACHI-BOUZOUK! — 11, rue Latapie 64000 Pau
  • 67 – Bas-Rhin

  • LIBRAIRIE INTERNATIONALE KLÉBER — 1, rue des Francs Bourgeois 67000 Strasbourg
  • LIBRAIRIE QUAI DES BRUMES — 120, Grand'Rue 67000 Strasbourg
  • 68 –Haut-Rhin

  • TRIBULLES — 12-14, passage du Théâtre 68100 Mulhouse
  • 69 – Rhône

  • LE BAL DES ARDENTS — 17, rue Neuve 69001 Lyon
  • OUVRIR L'ŒIL — 6, rue des Capucins 69001 Lyon
  • EXPÉRIENCE — 5, place Antonin Poncet 69002 Lyon
  • FNAC PRESQU'ÎLE — 85, rue de la République 69002 Lyon
  • LIBRAIRIE PASSAGES — 11, rue de Brest 69002 Lyon
  • LA BANDE DESSINÉE — 57, grande rue de la Croix Rousse 69004 Lyon
  • VIVEMENT DIMANCHE — 4, rue du Chariot d'Or 69004 Lyon
  • BOUTIQUE D'ART CONTEMPORAIN — Cité internationale 69006 Lyon
  • EXPÉRIENCE BIS — 42, rue Michel Servet 69100 Villeurbanne
  • 72 – Sarthe

  • BULLE — 6, rue Saint-Honoré 72100 Le Mans
  • 74 – Haute-Savoie

  • NEUVIÈME QUAI — 9, rue Royale 74000 Annecy
  • BD FUGUE CAFÉ — Centre Bonlieu 74000 Annecy
  • 75 – Paris

  • FNAC FORUM — 1, rue Pierre Lescot 75001 Paris
  • LIBRAIRIE FLAMMARION POMPIDOU — Centre Georges Pompidou 75004 Paris
  • SUPER HÉROS — 175, rue Saint-Martin 75003 Paris
  • ALBUM – L'ABD — 84, boulevard Saint-Germain 75005 Paris
  • L'ARBRE À LETTRES 5° — 2, rue Edouard Quenu 75005 Paris
  • UN REGARD MODERNE — 10, rue Gît-le-Cœur 75006 Paris
  • BOULINIER — 20, boulevard Saint-Michel 75006 Paris
  • FNAC MONTPARNASSE — 136, rue de Rennes 75006 Paris
  • FNAC SAINT-LAZARE — 109, rue Saint-Lazare 75009 Paris
  • PHILIPPE LE LIBRAIRE — 32, rue des Vinaigriers 75010 Paris
  • BD NET — 26, rue de Charonne 75011 Paris
  • L'IMAGIGRAPHE — 84, rue Oberkampf 75011 Paris
  • LA RUBRIQUE À BULLES — 110, boulevard Richard Lenoir 75011 Paris
  • LE PIED DE BICHE — 8, avenue Dorian 75012 Paris
  • THÉ TROC — 52, rue Jean-Pierre Timbaud 75011 Paris
  • ZIC ET BUL' — 76, avenue de la République 75011 Paris
  • L'ARBRE À LETTRES — 62, rue du faubourg Saint-Antoine 75012 Paris
  • FNAC ITALIE 2 — 30, avenue d'Italie 75013 Paris
  • MK2 BIBLIOTHÈQUE — 128-162, avenue de France 75013 Paris
  • AU DOMAINE DES DIEUX — 33, rue Brézin 75014 Paris
  • LE CANIVEAU — 24, rue de Condamine 75017 Paris
  • FNAC TERNES — 26—30, avenue Ternes 75017 Paris
  • L'HUMEUR VAGABONDE — 44, rue Poteau 75018 Paris
  • LE MERLE MOQUEUR — LIBRAIRIE DU 104 — 104, rue d'Aubervilliers 75019 Paris
  • MK2 QUAI DE LOIRE — 7, quai de Loire 75019 Paris
  • L'ATELIER D'EN FACE — 3, rue Constant Berthaud 75020 Paris
  • LE COMPTOIR DES MOTS — 239, rue des Pyrénées 75020 Paris
  • LE MERLE MOQUEUR — 51, rue de Bagnolet 75020 Paris
  • LE MONTE-EN-L'AIR — 71, rue de Ménilmontant 75020 Paris
  • LIBRAIRIE NATION — 36, boulevard de Charonne 75020 Paris
  • 78 – Yvelines

  • PLANÈTE 33 — 15, rue des Cordeliers 78000 Versailles
  • 79 – Deux-Sèvres

  • L'HYDRAGON — 33, avenue de Saint-Cloud 79000 Niort
  • 80 – Somme

  • BULLE EN STOCK — 4, rue du Marché Lanselles 80000 Amiens
  • 83 – Var

  • LIBRAIRIE CONTREBANDES — 37, rue Paul Lendrin 83000 Toulon
  • 86 – Vienne

  • BULLES D'ENCRE — 63, rue de la Cathédrale 86000 Poitiers
  • 87 – Haute-Vienne

  • PAGE ET PLUME — 4, place de la Motte 87000 Limoges
  • 92 – Hauts-de-Seine

  • FNAC LA DÉFENSE — CNIT, 2 place de la Défense 92053 La Défense
  • LE COMPTOIR DE LA BD — 103, boulevard Jean Jaurès 92100 Boulogne-Billancourt
  • LE COIN DE LA BULLE — 25, rue de l'Église 92160 Antony
  • BULLES DE SALON — 45, rue Carnot 92300 Levallois-Perret
  • 93 – Seine-Saint-Denis

  • FOLIES D'ENCRE — 9, avenue de la Résistance 93100 Montreuil
  • 94 – Val-de-Marne

  • MILLEPAGES — 174, rue de Fontenay 94300 Vincennes
  • 95 – Val-d'Oise

  • IMPRESSIONS — 35, rue du général de Gaulle 95880 Enghien-les-Bains
  • 974 – La Réunion

  • DES BULLES DANS L'OCÉAN — 63, rue Jean Chatel 97410 Saint-Denis de la Réunion
  • BELGIQUE

  • BRÜSEL — 100, boulevard Anspach 1000 Bruxelles
  • FILIGRANES — 39, avenue des Arts 1040 Bruxelles
  • BD WORLD — 137B, boulevard de l'Europe 1301 Wavre
  • SUISSE

  • CROBAR — 43, rue du Bourg 1003 Lausanne
  • CUMULUS — 9, rue des Étuves 1201 Genève
  • PAPIERS GRAS — 1, place de l'île 1201 Genève
  • COMIX SHOP — Theaterpass, 7 4051 Bale


N'hésitez pas à nous contacter en cas d'erreur ou d'oubli. Dernière mise à jour le 20/06/2013.

Diffusion/distribution

FRANCE & BELGIQUE

LES BELLES LETTRES (diffusion / distribution)

25, rue du Général Leclerc, 94270 Le Kremlin-Bicêtre
bldd@lesbelleslettres.com
www.bldd.fr
tél : 01 45 15 19 70 / fax : 01 45 15 19 80

SUISSE

AVEC PLAISIR (diffusion)

Phil Berger, case postale 2045, 1211, Genève 2
pberger@servidis.ch
tél : 022 301 17 74 / fax : 022 794 24 00

SERVIDIS (distribution)

5, rue des chaudronniers, CP 3663, 1211, Genève 3
commande@servidis.ch
www.servidis.ch
tél : 022 960 95 25 / fax : 022 96 09 577

QUÉBEC

DIMEDIA (diffusion/distribution)

539, boulevard Lebeau
Saint-Laurent QC H4N 1S2, Québec
www.dimedia.qc.ca
tél : 514 336 3941

AILLEURS (EUROPE, AMÉRIQUE LATINE…)

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Fondées en juin 2000 autour de la revue Rhinocéros contre éléphant, les éditions Tanibis (initialement baptisées Thot l'ibis) sont une maison d’édition à but non lucratif basée à Lyon. Spécialisé dans l’image et la bande dessinée, Tanibis publie actuellement 2 à 4 livres par an.

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Éditions Tanibis
19, rue Francis Chirat, 69100 Villeurbanne
editions@tanibis.net
tél : (33) 09 51 23 31 88

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