22 x 28 cm
128 pages en quadrichromie
Couverture cartonnée
ISBN : 9782848410593
Paru en mars 2021, disponible
21 €
Dope Rider : Pour une poignée de délires
par Paul Kirchner
Traduit de l'anglais par Patrick Marcel
Dope Rider remonte en selle ! Plus de trente ans après une première salve de récits parus entre 1975 et le milieu des années 1980 (voir l’anthologie En attendant l'Apocalypse), Paul Kirchner retrouve son cow-boy fétiche pour une série de récits en une planche. Tout comme les précédentes, ces nouvelles aventures sont prépubliées dans la revue de contre-culture psychédélique High Times et pour l’essentiel, Dope Rider est resté le même, passant ses journées à rouler des joints, fumer des bangs, et courir après ses hallucinations dans des rêveries métaphysiques…
Au cours d’une virée dans le désert, il rencontre une déchirure dans la trame de la réalité et l’évite comme si c’était une simple flaque d’eau, non sans nous avoir recommandé de ne pas regarder de trop près les secrets honteux de l’univers mis à nu par une telle trouée ; dans une autre histoire, Dope Rider, à la recherche de son sachet de beuh, se rend sur la lune avec Apollo 11 puis au centre de la Terre, avant de retrouver chez lui Tatty, son fidèle tatou doué de raison ; dans une autre enfin, un coucher de soleil évoque à Dope Rider et à deux de ses compagnons de défonce des mythes des cosmogonies amérindiennes mais aussi les cartoons Looney Tunes.
Dope Rider se joue de la perspective comme de la langue et des barrières culturelles. Ses histoires servent en effet de prétexte à Paul Kirchner pour oser innovations graphiques et références artistiques – mais également calembours douteux. Chaque planche est l’occasion d’inventer des paysages oniriques originaux inspirés de la peinture et du cinéma (les westerns de Sergio Leone ne sont jamais très loin) mais aussi de convoquer une multiplicité de références, issues aussi bien de la culture pop récente que de la contre-culture hippie, de la mythologie amérindienne que de l’âge d’or des années 1950. Comme si le projet-même de Dope Rider était de revisiter le patrimoine mythologique américain dans toute sa diversité.
Au final, Dope Rider ne s’amuse jamais autant que lorsqu’il renvoie dos-à-dos les élucubrations new age et la réalité. Dope Rider se moque de tout et reste finalement très humain dans son attachement pragmatique à la satisfaction de son besoin de base : se défoncer.

« Convoquant Salvador Dalí, Mœbius, John Wayne ou Stanley Kubrick, l'auteur américain enchaîne les saynètes hallucinées en une page, avec un humour potache aussi chargé que ses planches aux mille détails. »
Benjamin Roure, Livres Hebdo
« (…) Ces nouveaux épisodes du squelette le plus sympa du « Hashiverse » se différencient de leurs ainés par leur taille : une seule page verticale, tel un strip qui aurait trop fumé de la Marie-Jeanne. On deale donc ici avec du gag concis, efficace, jouant, on le sait, sur le non sens, ou la « surréalité », pour ne pas dire le surréalisme, mais aussi sur la permanence de situations, décors ou personnages, qui permettent de bien s'immerger dans l'univers du Rider dopé. (…) »
Franck Guigue, Planète BD
« Dope Rider : son nom résume sa vie. Le cavalier squelettique n’a d’autre occupation que de chercher la meilleure herbe possible, la fumer, et délirer. Cette toxicomanie joyeuse, sans conséquence grave, est plus qu’un fil conducteur : elle est sa raison d’être. Et le prétexte à mille aventures graphiquement débridées. (…) »
Frédéric Hojlo, Actua BD
« (…) Véritable machine à faire remonter le temps, Dope Rider propose une plongée au sein d’une époque révolue où les frontières de la réalité étaient plus fluctuantes qu’aujourd’hui. Frénésie visuelle multicolore sous influence, ces histoires en une page permettent à Paul Kirchner de mettre de l’avant sa passion pour le surréalisme et l’exploration graphique du subconscient. (…) »
Antoine Perroud, BD Gest'
« (…) Dope Rider revisite la mythologie américaine, se lance dans des réflexions philosophiques de haute volée, jusqu'à effleurer les plus grands secrets de l'univers. C'est le kif ! »
Philippe Peter, DBD
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