Ninon vit avec ses parents dans un pavillon en région parisienne. Avec Eva, son amie de toujours, elles sont à l’âge où l'on fait le mur pour aller en soirée et où la réputation des filles se joue à action ou vérité. Sa grande sœur, Judith, a déjà quitté le nid familial. Le jour, elle supporte tant bien que mal son travail de vendeuse dans un magasin bio. Le soir, elle tente d’échapper à sa voisine dépressive et à ses angoisses en se défonçant avec son petit ami Charlie, rappeur de pacotille. Cora, la mère des deux sœurs, essaie, quant à elle, de rallumer la flamme avec Arthur, leur père, tandis qu'il s’accroche aux souvenirs de sa jeunesse rock’n’roll.
Dans ce récit choral, l’autrice de Roxane vend ses culottes saisit à un tournant de leur vie une galerie de personnages en quête d’amour et de reconnaissance. Au bord du précipice, qu’ils soient possédés par un ver solitaire ou hantés par un nude, trahis par des huîtres douteuses ou par un barbecue vengeur, leurs péripéties s’entremêlent et s’enchaînent avec frénésie.
Avec son noir et blanc tranché et son humour trash, Maybelline Skvortzoff nous tient en haleine et nous fait passer de l’hilarité au malaise, de la compassion à la sidération. D’actions grotesques en rebondissements tragiques, elle porte un regard à la fois cru et tendre sur ces personnages, aux prises avec leurs addictions et leurs désirs inavouables.
Un jeu de cinq fausses photos des personnages offert avec chaque exemplaire commandé sur notre site .
« (…) Si elle se (nous) régale avec le récit drôle et sans fard de ces petits tracas, bobos et autres mésaventures qui prennent tant de place dans notre quotidien, le drame, le vrai, n’est pas si loin, qui s’invite l’espace d’une case ou deux et rapporte soudain nos petites palpitations à leur juste échelle. »
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Stéphane Jarno, Télérama
« Tachycardie signe le retour de Maybelline Skvortzoff, qui livre une chronique familiale grinçante et crue où affleure néanmoins la tendresse. »
Anne-Claire Norot, Livres Hebdo
« (…) La Française arrive à manier crudité et délicatesse, trash et tendresse dans une fiction qui, si elle est empreinte de réalisme, ne vire pas non plus au misérabilisme ou au désespoir – et baigne, au final, dans une humanité bienvenue. »
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Vincent Brunner, Les Inrocks
« (…) Dans les travaux de l’autrice, les crises filtrent généralement par le regard ou par les portions de corps qui frémissent, se figent ou bien se cherchent. Lorsque le corps est silencieux, les images et les allusions plus ou moins directs ou cocasses prennent le relais, allégeant alors parfois la tonalité très crue du quotidien. »
Cathia Engelbach, DBD
« (…) Tous ces individus partagent le même espace social, mais gardent une zone sauvage à l'intérieur d'eux-mêmes, les amenant parfois à réaliser des actions borderline dans un monde où la compétition est la norme. Une tachycardie dont le rythme pourra se rasséréner, lorsque l'on prendra le temps de se poser, volontairement ou non. (…) »
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Franck Guigue, Planète BD
« (…) Le cœur s'emballe, le ventre se serre, chacun pour soi et pourtant l'autre est là, foireux comme de la pâte humaine mais souvent aimant quand même, et pardonnant, parce qu'il faut bien se tenir les coudes pour ne pas se faire bouffer le bide par la petite vie qui va comme elle va. (…) »
Guillaume Dumora, Librairie le Monte-en-l'air